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PROGRAM
Chambéry, 14-18 Mars 1999
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THEORIES DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Session A8 : Théories du Développement Durable (III)
Président : Daniel Deybe, CIRAD
Rapporteur : Minh Ha-Duong, CIRED
Speakers: Didier Picard, INRA, Henri Ollagnon, INA-PG, and Martin O'Connor, C3ED.
Le président ouvre la séance par une brève évocation des missions du Jardin Tropical, campus de recherche sur le développement durable et la mondialisation. Il est situé sur le campus du CIRAD àNogent sur Marne. Le CIRED, Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement, y est implanté.
La première présentation est de Monsieur Didier Picard, de l'Institut National de la Recherche Agronomique. Le travail, effectué au CIRAD, s'intitule "Development-oriented research in tropical agriculture: Some comments about the recent approaches that are implemented" (actes, pp. 182-186). Il s'agit d'une discussion sur l'approche "bottom-up" de la recherche en agronomie tropicale pour le développement. Cette méthodologie actuelle mais récente a pour caractéristique de travailler sur des systèmes réels et non des stations expérimentales. Partant du diagnostic des facteurs limitants réels, elle conduit àune phase de problématisation théorique, puis d'application et de généralisation. Plusieurs problèmes subsistent: la rapidité souhaitée par les acteurs par rapport au rythme de la science, la nécessité d'infrastructures importantes et la question de la pérennité des projets, ainsi que la multidisciplinarité liée àla nécessité du dialogue avec les agriculteurs. En conclusion, M. Picard relève, dans le cadre du Jardin Planétaire, la nécessité d'un rapprochement entre les propositions théoriques et les pratiques réelles.
La communication suivante du Professeur Henri Ollagnon, de l'Institut National Agronomique-Paris Grignon, porte sur "Patrimonial strategies for sustainable development" (actes, pp. 187-191). La notion de Patrimoine Commun, bien que généreuse, pose en fait un problème d'ambig¸ité d'un point de vue normatif (par exemple, confusion entre bien commun et bien collectif). C'est pourquoi une démarche opérationnelle est proposée. L'exemple de la gestion de l'eau permet de faire émerger le phénomène de transappropriativité de la ressource, lorsque le nombre d'acteurs impliqués dans sa gestion se multiplie. Il se généralise àla situation de tous les biens environnementaux portés par des fluides circulant. Ce travail souligne la nécessité de repenser les découpages sociaux afin de mieux gérer les problèmes qui se posent concrètement.
Le Professeur Martin O'Connor, du Centre d'Economie et d'Ethique pour l'Environnement et le Développement présente ensuite le texte de Monsieur O. Petit, "An Institutional Perspective for Sustainable Development" (actes, p. 195-203). Le travail se situe au croisement de deux problématiques nouvelles et importantes : le développement durable et la vision institutionaliste de l'économie. L'auteur se repenche sur les principes du développement durable, trop souvent présentés de façon trop simplificatrice. L'exemple du problème de l'équité intergénérationelle montre bien qu'il n'est pas possible de refuser de discuter les implications des différences philosophiques, sauf àvouloir s'enfermer dans une orthodoxie disciplinaire stérile. Le papier offre une vue historique et synthétique des principales idées-clés de l'institutionalisme. L'auteur repose àla base la question du changement économique, technique. Il évoque la question de la répartition du pouvoir, trop souvent écartée des analyses et des discussions malgré son l'importance incontournable en réalité. Les enjeux du Jardin Planétaire nécessitent un élargissement des débats.
Le Président ouvre la table ronde avec les intervenants sur la question de l'altruisme et la gratuité. Pr. Ollagnon évoque la crise de l'ours dans les Pyrénées. L'audit patrimonial mené àl'occasion a fait apparaître l'acceptation générale de la population d'ours, avec ses migrances et son aspect patrimoine local d'intérêt national. Les Béarnais ont ainsi accepté de prendre en charge de façon gratuite et transappropriative la qualité de la population des ours, c'est àdire de le faire entrer dans la sphère patrimoniale. L'Economie parle de l'Homme, mais àl'agro il y a vingt ans on parlait du Vivant.
Christine Bernard de Combat Nature, rappelle que l'écologie parle àla fois de l'Homme et du Vivant. En réponse, le Pr. Ollagnon évoque la nécessité de prendre en compte la décision dans le système. Le Pr. O'Connor souligne les débats sur la critique mécaniste de l'écologie, question qui s'applique aussi àl'économie : le problème de choix dans une tension humaine est fondamental.
Guy Trebuil demande si le semi-échec du développement en agriculture ne vient pas d'un semi-échec de l'institutionnalisation dans ce domaine. Ne peut on pas relier la présentation de M. Picard avec celle de M. O'Connor ? M. Picard rappelle la nécessité de formaliser pour pouvoir mieux critiquer, et est d'accord avec les critiques sur la méthode Benhor.
La salle revient sur la question de la réflexion sur les méthodes de la recherche: souvent, on transpose des méthodes élaborées pour la France sur des acteurs différents ! Suffit il de résoudre des pb. de transdisciplinarité, quelle place accordez-vous aux éléments socio-économique, souvent + importants que l'agronomie ? En réponse, M. Picard s'accorde aux différences pays tempérés - pays tropicaux, sans toutefois oublier que nombre de systèmes de production s'orientent aujourd'hui vers le marché. L'importance de l'interdisciplinarité est réelle car sur le terrain on constate encore trop que agronomes et socio-économistes travaillent sur des fermes différentes.
M. Bied-Charrenton, de l'IRD, souligne qu'aujourd'hui les décideurs travaillent prioritairement àl'échelle du village et du terroir. Il rappelle la coutume de propriété commune des sols et de propriété individuelle du droit d'usage des parcelles. Cette forme juridique de copropriété ne constitue pas une avancée vers la transapropriété ? Le Pr. Ollagnon rappelle l'exemple de la Suisse, qui n'a pas supprimé la notion de patrimoine commun de son droit, pratiquant encore la culture du bien commun. Trois règles pratiques de gestion: renforcer l'identité du partenaire, avoir des structures vulnérables au désengagement pour susciter l'engagement, susciter le désir qui qualifie l'engagement plutÙt que la contrainte qui le déqualifie. La question du Jardin Planétaire se rapport aux patrimoine locaux d'intérêt mondial.
Eric Penaud, CIRAD, revient sur le thème de la biodiversité. Il constate deux acteurs, l'Etat qui fait une ségrégation par les parcs nationaux, et le paysan qui doit faire sans qu'on lui en donne toujours les moyens. Le Pr. Ollagnon répond que la biodiversité n'est àson avis pas considérée réellement comme patrimoine mondial. Le Pr. O'Connor rappelle l'existence des tribus o˜ on ne dit pas que la terre appartient au villageois, mais que le villageois appartient à sa terre.
Le Président résume les débats sur les trois grands thèmes évoqués: la notion de système (terroir, village), la notion de qualité (dépassant celle de valeur) et la notion de jeu de pouvoir.
A Chambery, le 17/3/99, rapport de Dr. Minh Ha-Duong, CIRED-CNRS.
Chairman : Mr Bichat
Rapporteur : E Penot
A9.1 Viable regulation of a dynamic climate ecology model
L Doyen
Présentation d'un modèle basé sur le contrôle de systèmes dynamiques, sur l'analyse des contraintes sur ces contrôles et du l'utilisation du concept mathématique de viabilité sur le problème de l'émission de gaz a effet de serre.
L'objectif est de revisiter le problème des risques climatiques (effet de serre) . Le modèle révèle le rôle joué par la fonction de cout d'abattement des émissions.
A9.2 Natural capital : a controversial concept
S Faucheux and O' Connor (présenté par O Connor)
Le texte porte sur l'utilisation d'un modèle conceptuel dont les questions principales sont les suivantes :
- est ce possible d'avoir un développement durable sans mettre en péril certains domaines jugés critiques au regard de la durabilité ?
- peut on developper des activités économiques " respectueuses de l'environnement ?
- comment passer d'un PNB à un PIB vert comme indicateur propectif des niveaux futurs de bien être ?.
- - Quelles sont les lecons de le modélisation en termes pratiques ?
A 9 3 Sustainable development a contribution to economic theory
Présenté par Rainelli P.
Problème du développement durable qui traite de l'écologie, du développement économique et de l'éthique et sociétés avec des canons et des définitions différentes (économie de l'environnement) Exemple présentés : l'érosion et l'eau.
A 9 4
The boucherau woodland in rural France : from Market price to social value.
Présenté par Tsang King Sang
Présentation d'une enquête réalisée sur un bois ordinaire , représentatif , moyen ou la question est :
" quelle est la valeur sociale ajoutée à la valeur économique réelle ou marchande des parcelles de ce bois ?
Cette différence exprime la valeur d'existence, la valeur de paysage ... une valeur sociale et le caractére patrimonial.
A 9 5 From rationality to governance : decision process for sustainable development.
Présenté par C Brodhag
Il évoque le problème de la rationalité et d'une certaine vision du développement durable. Le probléme est d'essayer de trouver un compromis entre acteurs de ce développement. Le processus de négociation est plus important que le processus " rationnel ".
Le débat est un débat ethique sur le patrimoine.. Il évoque également le problème de la gouvernance dans les processus de décision.
4 outils de base sont présentés pour aborder le développement durable : 1) local agenda 21 (contrats de plan par exemple) 2) les forums locaux 3) les indicateurs du développement et 4) les pratiques. On a trop souvent trop separé la vision patrimoniale et le marché mondial.
Président : Gunter DRESRUSSE, Dir. Agriculture, Forestry and Aid, ALLEMAGNE
Rapporteur : Daniel ROYBIN , SUACI/INRA , FRANCE
B9.1
Stratégies patrimoniales pour le développement durable
OLLAGNON H., Institut National Agronomique Paris Grignon, France
B9.2
Régulation d'un modèle dynamique économie-climat
DOYEN L., GABAY D., CNRS, Université Paris-Dauphine, France
B9.3
Pour une stratégie mettant l'accent sur la durabilité des caractéristiques des bassins versants au moindre coût - L'eau comme premier besoin des hommes
MARTINS JR. P.P., CANTISANO M.A.M., VIERA M.B., VIANA R.F., Fundaçao CETEC, Belo Horizonte, Brésil
B9.4
Cartographie des ressources : utilisation des interactions dynamiques pour une analyse systématique prospective des zones arides et semi-arides
D'HERBES J.M., LOIREAU M., DELABRE E., La Maison de la Télédétection, Montpellier, France
B9.5
Mesurer le WTP pour des programmes favorisant la biodiversité : un index statistique invariant
NUNES P.A., Centre for Economic Studies, Catholic University, Louvain, Belgique
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