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PROGRAM
Chambéry, 14-18 Mars 1999
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BESOINS ET RESSOURCES
A4 Président : Martin O'CONNOR, C3ED, NOUVELLE ZELANDE/FRANCE
Rapporteur : Pierre LUQUET , INRA , FRANCE
A4.1
Systèmes d'indicateurs et méthodologies pour une gestion intégrée opérationnelle des ressources en eau
FABRE C., INRA, Thonon les Bains, France
A4.2
Eau et agriculture. Pourra-t-on éviter une crise?
RIOU C., INRA, Bordeaux, France
A4.3
Points de vue sur les expériences françaises et brésiliennes concernant la gestion institutionnelle durable de l'eau
Jean-Philippe CHAUVIN J.P., Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, CERGRENE, Marne-la-Vallée, France
A4.4
Gestion de l'eau et irrigation des concombres
EL MOUJABBER M., Holy Spirit University, Kaslik, ATALLAH T., Lebanese University, Beirut, DARWISH T., Lebanese National Council for Scientific Reasearch, Beirut, Liban
A4.5
Une meilleure gestion des ressources renouvelables pour une meilleure conservation des espaces naturels : les exemples de la forêt et de l'eau en France
CINOTTI B., DIREN Champagne-Ardenne, Châlons-en-Champagne, France
Session A5 : Besoins et ressources II
Président : R.URIEN, Cemagref, France, Rapporteur : C. RIOU, INRA, France
Food requirements and population change, DU GUERNY J., FAO, Rome, Italy
Prospects for sustainable food security in the 21st century, PINSTRUP-ANDERSEN P., ROSEGRANT M.W., PANDYA-LORCH R., International Food Policy Research Inst., Washington, USA
Controlling impacts of livestock production systems on environment: a challenge for the future, TOUTAIN B., CIRAD-EMVT, Montpellier, STEINFELD H., FAO, France
Environment and demography: a U-shaped curve hypothesis, BOISSAU S., LOCATELLI B., WEBER J., CIRAD, Montpellier, France
Benefits of Conservation Tillage and Sustainable Agriculture, AUXENFANS B., Monsanto Europe S.A./N.V., Brussels, Belgium
Jacques du Guerny, de la FAO, d'une part et trois chercheurs de l'IFPRI absents pendant la session, analysent la situation alimentaire dans les années à venir. Le premier orateur insiste sur le concept de durabilité qui recouvre des notions faisant l'objet d'un consensus global : les droits de l'homme. La reconnaissance de la dépendance entre développement et environnement, la solidarité internationale et le partenariat. La situation est inquiétante et doit retenir l'attention. L'augmentation de la population du globe peut être aisément prévue, notamment en Afrique et dans l'Asie du Sud et de l'Ouest. La demande alimentaire augmentera donc de façon importante, à l'égard des céréales (+ 40 % entre 1993 et 2020 (d'après l'IFPRI) à la fois pour la nourriture des hommes et celle des animaux d'élevage), mais aussi de la viande, des légumes, etc.
Les habitudes alimentaires des différents pays et leur évolution joueront aussi un rôle important dans l'avenir. Dans beaucoup de pays en développement, l'augmentation de production ne pourra pas accompagner celle de la population ; ces pays devront acheter de la nourriture aux pays développés, ce qui ne sera pas toujours financièrement possible. (L'IFPRI prévoit que les pays en développement augmenteront leurs importations de 2,9 % par an ! L'Asie notamment deviendra un grand importateur de viande.)
De nombreuses incertitudes pèsent donc sur l'avenir qui risquent d'aggraver la situation : changement de climat, disponibilité de l'eau, baisse de la fertilité des sols, etc. Il y a aussi quelques espoirs.
La nécessité de nourrir les hommes s'accompagne de celle de protéger les écosystèmes. Pourra-t-on y parvenir ? Si oui, ça sera en s'engageant dans une politique volontariste de développement et un effort de recherche.
Les trois articles qui suivent sont des exemples d'actions conciliant la nécessité de produire et la protection des ressources naturelles ; l'un deux montre qu'un accroissement de population peut avoir un effet positif sur l'environnement. B.Toutain du CIRAD présente une typologie des différents systèmes d'élevage et analyse les impacts de chacun de ces modes de production de viande sur l'environnement : selon le cas, érosion et dégradation du couvert végétal, réduction de la fertilité, pollution des nappes et des écosystèmes aquatiques, conséquences défavorables à la population microbienne des sols. Le rôle des facteurs économiques et sociaux est ici déterminant et rend nécessaire la mise à disposition des gestionnaires d'outils d'aide à la décision ; la circulation de l'information entre spécialiste de l'environnement et éleveurs y jouera un rôle clef.
Dans son exposé, S. Boissau, part d'une étude sur l'évolution d'un couvert boisé à Madagascar dans une zone où la population augmente. Les auteurs de l'article réconcilient Malthus et Boserup. Donnant raison au premier, l'augmentation de population se traduit d'abord par une diminution du taux de boisement, mais quand elle se poursuit elle peut avoir localement pour conséquence un effet inverse confirmant la thèse de Boserup sur l'effet positif d'un accroissement de la pression démographique. En effet, l'intensification rendue ici nécessaire, s'accompagne d'une sélection des meilleures terres, les autres étant parfois consacrées à de nouvelles plantations. Si la courbe en U est possible, il faut surtout abréger le palier.
B.Auxenfans, enfin, met beaucoup d'espoir (avec Monsanto) dans la diffusion d'une technique de travail simplifiée du sol aussi peu destructrice que possible. Le concept de "conservation tillage" mis en oeuvre doit díaprès l'auteur s'accompagner d'effets tout à fait positifs sur l'érosion, l'infiltration et la pollution des eaux de surface. Par ailleurs, l'économie de carburant et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont à considérer. Les techniques préconisées vont d'une réduction du travail du sol classique à son absence totale. Le Brésil et l'Argentine utilisent ces techniques largement, pour le soja. Dans le débat avec la salle, l'accent est mis sur le rôle dans ce cas des désherbants chimiques
Ces derniers auteurs apportent donc des lueurs d'espoir face à un constat alarmant. Ils confirment l'importance de l'innovation, de la réflexion et de l'information pour sortir d'un enchaînement qui n'est pas acceptable.
Président : Paolo DA ROCHA ARAUJO, BRÉSIL
Rapporteur : Pierre CASTELLA, CIRAD-ECOPOL, FRANCE
B7.1
Vision à long terme de l'équilibre offre demande de l'alimentation de base dans les deltas d'Asie : Conséquences stratégique pour la sécurité alimentaire
HOSSAIN M., SOMBILLA M., International Rice Research Institute, Manila, The Philippines
B7.2
Sols et activités agricoles : Evaluation et maîtrise des risques de dégradation
ROBERT M., STENGAL P., INRA, Avignon, France
B7.3
Jardin Planétaire ou jardin privé des propriétaires de bétail dans l'Amazonie Brésilienne
J.F. TOURRAND J.F., POCCARD-CHAPUIS R., DA VEIGA J.B., SIMAO-NETO M.,WOOD C.H., Embrapa/Ufpa/CIRAD, Research Program, Belém, Brésil
B7.4
La crise agrarienne en Haïti : Appauvrissement des paysans et de l'écosystème
DEVIENNE S., INA, Paris, France
B7.5
Conservation et échange des ressources génétiques pour la nourritures et l'agriculture (PGRFA) entre radicalisation et ambition
Andrée SONTOT A., MITTEAU M., LEFORT M., Bureau des Ressources Génétiques
Paris, France
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