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Conférences passées :
n°85
« L’ARCHIBIOTIC »
Par Vincent CALLEBAUT *
Architecte, www.vincent.callebaut.org
Mercredi 18 juin 2008 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs, Parking FNAC: 153 bis Rue de
Rennes
Par l’association en Architecture du
Vivant (Bio) et des TIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de
la Communication), Vincent CALLEBAUT rejoint, par
interdisciplinarité, l’antique pensée chinoise qui refuse
de séparer l’humanité de la nature dont elle se nourrit
elle-même, le corps de l’esprit qui ne peut exister sans lui.
Par ses recherches de nouveaux prototypes architecturaux à
énergie et à biodiversité positives,
c’est-à-dire produisant plus d’énergie et de
biodiversité qu’ils n’en consomment, il propose, de New York
à Hong Kong en passant par Bruxelles et Paris, de puissantes
visions durables faisant face à un monde « glocal »,
équilibre instable entre globalisation et affirmation des
identités locales.
Dans le cadre de l’accélération de l’évolution
démographique et du développement cognitif,
économique et industriel de ces dernières
décennies, l’activité anthropique est
définitivement jugée responsable de la crise
écologique globale. C’est sur cette thèse que les
Ecopolis de demain se construiront durablement par la fusion des
sciences de la nature et des technologies de l’information. Les
Archibiotics de Vincent Callebaut se présentent donc comme de
nouveaux remèdes biotechnologiques, de nouveaux prototypes
d’architectures vertes, soutenables, intelligentes et interactives
tendant vers un juste milieu entre les actions de l’homme et son
environnement !
* Diplômé à 23 ans à Bruxelles avec le Grand
Prix d’Architecture, Vincent Callebaut remporte en 2001 le Prix
Napoléon Godecharle récompensant le meilleur espoir de
l’architecture belge. En 2005, il est également lauréat
des RE-Nouveaux Plaisirs d'Architecture primant les 12 figures
émergentes de l'Architecture en Communauté
Française de Belgique.
En 2005 et 2008, il publie successivement ses deux premières
monographies en Asie (Corée du Sud et Chine) dans lesquelles il
illustre l’historique de ses projets primés et exposés
lors de propositions spontanées et de concours internationaux
à travers le monde. Via des stratégies alternatives,
Vincent Callebaut conçoit des projets pionniers
d’urbanité nouvelle à grande échelle et milite
avec conviction pour le développement durable des nouvelles
Ecopolis mondiales.

n°86:
La Science politique peut-elle inspirer une voie humaine et moderne
au développement durable ?
Jean Paul KARSENTY, Membre du centre Alexandre Koyré,
Ancien Secrétaire général du Conseil
Supérieur de la Recherche et de la Technologie (CSRT).
Mercredi 11 Juin 2008 à l'ISEP, 28 rue N-D des Champs, M° N-D des Champs
La science politique paraît quelquefois en panne d’imaginaire face à la problématique du « développement durable ». Et pourtant, à condition d’élargir un peu la gamme de ses outils, de les affûter et de les mettre en situation, elle pourrait efficacement les mobiliser… Redessiner les enjeux géopolitiques traditionnels ; inventer l’idée de solidarité écologique internationale ; faire valoir les qualités d’une éthique de « la responsabilité pour autrui » ; éclairer l’excessive « calculabilité » des rapports sociaux dans les pays occidentaux ; inspirer une définition large des « biens communs » qui marie des « ordres hétérogènes » ; imposer la distinction majeure du former et du performer dans les schémas d’investissement d’intérêt général; convaincre que la mondialisation requiert un minimum de concordance des comptes et des temps entre les grandes aires culturelles ; caractériser les économies politiques de subsistance, d’existence et de consistance communes à toute société pour en comprendre les exigences respectives et conjuguées; louer les services du principe de subsidiarité, « principe raisonnable » de décision politique ; ré explorer le temps, notre « infrastructure immatérielle commune de base », pour le protéger et faire que nos sociétés soient durables ; promouvoir une nouvelle figure, celle du « sujet politique singulier »…Bref, la science politique doit aller au contact… de ces mandats invisibles ! Faute de quoi, aucun développement, fût-il durable, ne saurait être ni humain ni moderne…
Pour le texte complet de cette conférence cliquez ICI
Rencontres de l'Utopie N° 28
LE REVE AMERICAIN ET SES DERIVES
par Susan GEORGE
écrivaine, auteur de "La pensée enchaînée",
Fayard, 2007.
Mercredi 28 Mai 17h45 à 20h à l'ISEP, 28 rue N D des Champs, 75006 Paris.
Américaine vivant en France, Susan
GEORGE, dont quelques uns des
ancêtres ont débarqué sur les côtes du
Massachusetts dès 1632, fait une
enquête remarquable et souvent terrifiante sur l’histoire
récente de
son pays natal.
Selon Susan George, la prise de pouvoir
par la droite aux États-Unis ne se réduit pas à la
présence de George
W. Bush à la Maison-Blanche et ne se terminera pas
forcément quand il
n’y sera plus. Elle est la conséquence d’une « longue
marche à travers
les institutions » qui dure depuis des décennies. Tandis
que la gauche
restait dans la désorganisation et l’angélisme, la droite
s’emparait
avec méthode et détermination de positions
stratégiques dans tous les
domaines de la vie sociale.
Ce début de XXIe siècle made in USA voit le règne
d’un libéralisme
économique exacerbé mettant au ban les valeurs de
progrès issus des
Lumières et marginalisant les questions sociales et
environnementales.
Il est aussi marqué par un ordre moral mesquin, le refus de
l’évolutionnisme et le fondamentalisme religieux.
On rencontre ici des personnages souvent méconnus dont le
rôle dans la
diffusion de cette pensée est déterminant. On
pénètre également les
rouages parfaitement huilés d’un système incarné
dans des lobbies, des
fondations, des associations, des partis politiques, des mouvements
religieux, et qui ne touche pas que l’Amérique...
Conférence 21OO n°82
L’énergie solaire
photovoltaïque à l’horizon 2050 : mythe ou
réalité ?
Par Jean-François GUILLEMOLES
Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Paris
>
De l'énergie électrique abondante et bon marché
à partir du soleil ? L'idée était
déjà présente au tout début du XXème
siècle.
Qu'en est-il 100 ans plus tard ? Des points de vue scientifique et
technique, les progrès ont été immenses :
performance et fiabilité sont maintenant partie des acquis, et
les marges de progrès restent importantes dans ce domaine. Du
point de vue sociétal, une mutation du modèle
d'approvisionnement énergétique est en cours. A quelles
conditions le solaire photovotaique pourra t-il être un acteur
majeur ? Quelques scénarios d'évolution de
référence seront présentés.
L'exposé fera le point sur l'évolution technique du
secteur et sur ses perspectives à l'horizon 2050, tant sur le
plan technique qu'industriel.>
Mercredi 13 février 2008 à 17h45 à l'ISEP
Président du Club
« Utopies » de Prospective 21OO
Mercredi 6 février, 17h45 à 20h
à l'ISEP
CONFERENCE
21OO N° 80
en partenariat avec le CLUB DE BUDAPEST,
et le CLUB INSEAD MANAGEMENT & SOCIETE
La place de l'homme dans les organisations du 21ème siècle
avec Edgard Added, Carine Dartiguepeyrou, Wilfrid Raffard, Michel
Saloff Coste
Les organisations de demain seront très différentes de
celles que l’on a connues dans la société industrielle.
La création sous toutes ses formes va devenir un vecteur
essentiel de la valorisation des entreprises. Les technologies de
l’information et de la communication permettent une reconfiguration
complète de nos entreprises mais aussi de la
société en général. Quelle est la place de
l’humain dans ce nouveau contexte?
Les conférenciers poursuivent leur analyse prospective des
organisations de demain. Après “Le management du
troisième millénaire" (Guy Trédaniel, 2005 pour la
3ème édition), "Le dirigeant du troisième
millénaire" (Edition d’Organisation, 2006) (conférence
21OO N° 63 du 7 juin 2006), ils viennent de publier “Le DRH du
3ème millénaire” (Village Mondial, 2007).
Les intervenants :
Edgard Added : est président du groupe RH&M et
directeur de la revue RH&M. Il est également le fondateur du
Mouvement Génération RH et le créateur des
Trophées des binômes PDG-DRH. Il a été
plusieurs années vice-président du mouvement ETHIC.
Carine Dartiguepeyrou : est directeur chez Kea&Partners, et
conseille les équipes de direction en matière de
stratégie. Elle est Docteur en sciences politiques et
diplômée de la London School of Economics.
Wilfrid Raffard : est ingénieur et diplômé
du MBA d'HEC. Après avoir été à la
direction de grandes entreprises de communication, il a
créé COM Value, société de conseil en
stratégie et en développement d'entreprise, dont il est
le président.
Michel Saloff Coste : est chercheur, enseignant et conseil en
stratégie créative, management et communication. Il s'est
spécialisé dans la recherche prospective et
l'accompagnement des équipes de direction des grands groupes
internationaux.
Mercredi 23 Janvier 2008 à 17h45 (la conférence se
clôturera à 20h00)
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
CONFERENCE
21OO N° 81
Clonage, Lois nationales, Conventions internationales : Les
nouvelles questions qui dérangent
par Gérard HUBER,
Psychanalyste, Ecrivain, Professeur à l'Institut d'Études
Juives Élie Wiesel,
Président du Club "Santé Solidarité" (Prospective
2100).
La revue "Nature" vient de confirmer que, pour la première fois,
des chercheurs ont réussi à obtenir des cellules souches
embryonnaires chez le singe adulte, grâce à la technique
de transfert du noyau d'une cellule ordinaire. Le clonage reproductif
du singe est donc pour demain. Or il ne s'agit pas seulement d'une
avancée technique. C'est aussi une formidable interrogation des
fondements de notre droit.
En effet, c'est au nom d'une coupure radicale entre l'Animal et l'Homme
que rien ne s'oppose, en droit, au clonage du singe. C'est aussi cette
coupure qui permet de se satisfaire de l'alibi selon lequel on doit
distinguer le destin de l'Animal et celui de l'Homme, même si
l'on ne peut expérimenter "sur" l'Homme qu'à la condition
d'être passé, de manière satisfaisante, par tous
les stades de l'expérimentation "sur" l'animal.
En théorie, cet alibi devrait suffire. Notre loi
bioéthique, comme celle des autres pays européens qui
interdit le clonage humain, devrait nous mettre à l'abri de
toute dérive. Or ce n'est pas si simple, comme le prouve
l'inquiétude du Président du comité scientifique
de l'INSERM qui constate que rien ne s'oppose plus désormais au
clonage de l'homme.
Car l'alibi vient d'exploser en plein vol. Ce qui signifie que la seule
possibilité d'éviter le clonage humain est de faire
entrer le singe et les animaux dans l'ordre des droits (dont l'Homme
fait partie) et d'interdire immédiatement le clonage du singe.
Mais, à propos, pourquoi faut-il interdire le clonage
reproductif de l'homme? Qu'est-ce qui prouve que c'est un "crime contre
l'humanité"?
Mercredi 16 janvier 2008 à 17h45 à l'ISEP -
Conférence
21OO N° 79
Macroingénierie spatiale et évolution climatique :
Rôles et impact possibles
par Alain DUPAS Président du Club « Espace »
de Prospective 21OO
Les "macro-projets" spatiaux imaginés par des visionnaires comme
Peter Glaser (Centrales Solaires Spatiales, 1968) ou Gerry O'Neill
(Colonies spatiales, 1975) avaient au départ comme objectifs
affichés la résolution de certains grands
problèmes de l'humanité : crise de l'énergie dans
la seconde moitié du XXe siècle pour Peter Glaser,
surpopulation à venir pour O'Neill (qui a plus tard donné
une finalité industrielle à son concept). De par leur
ampleur, ces projets devaient avoir un impact global sur
l'évolution de la société et de l'économie
terrestres. Au début du XXIe siècle, un autre
problème majeur domine les réflexions sur l'avenir de la
société humaine : le réchauffement climatique. Des
macro-systèmes spatiaux pourraient-ils jouer un rôle dans
la résolution, au moins partielle, de ce problème ? En
fait la question du réchauffement climatique, associé au
rejet de gaz à effet de serre, redonne une grande
actualité au Centrales Solaires Spatiales de Peter Glaser, et
à d'autres concepts de centrales solaires basées sur la
Lune ou dans le cosmos : ces centrales, en effet, fourniraient de
l'électricité sans aucun rejet de gaz à effet de
serre, et même avec des rejets thermiques très
limités. Mais d'autres macroprojets spatiaux sont
considérés par de nouveaux "visionnaires", comme
l'astronome américain Roger Angel, qui propose de
détourner une petite partie du flux solaire avec un essaim de
satellites réfracteurs. Ce concept a-t-il un sens ? Un tel
système, ou d'autres macroprojets spatiaux, pourraient-il jouer
un rôle dans le futur pour contrôler, dans une certaine
mesure, le climat terrestre ?
Mercredi 19 Décembre 2007 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
CONFERENCE 21OO
N° 80
Le DRH du 3ème millénaire
Par Edgard Added, Carine Dartiguepeyrou, Wilfrid Raffard, Michel Saloff
Coste
Les conférenciers poursuivent leur analyse prospective de
l’entreprise de demain. A la suite de "Le management du
troisième millénaire" et de "Le dirigeant du
troisième millénaire" (conférence 21OO N° 63
du 7 juin 2006), il nous proposent aujourd’hui d’étudier «
Le DRH du 3ème millénaire ». Le poste de DRH est en
prise directe avec les contradictions de l'entreprise et de la
société. Il a un impact considérable sur le bon
fonctionnement et les résultats d'une entreprise. C'est une
fonction majeure en constante évolution. Qui est le DRH ? Quel
est son rôle ? Comment évolue-t-il ? Une synthèse
qui ouvre sur le futur, explorant les grandes questions auxquelles la
fonction sera confrontée.
Les intervenants :
> Edgard Added : est président du groupe RH&M et
directeur de la revue RH&M. Il est également le fondateur du
Mouvement Génération RH et le créateur des
Trophées des binômes PDG-DRH. Il a été
plusieurs années vice-président du mouvement ETHIC.
> Carine Dartiguepeyrou : est conseil en stratégie de
développement auprès des équipes de direction dans
les domaines de la croissance internationale, de l'innovation
créative et du développement durable. Elle est Docteur en
sciences politiques et diplômée de la London School of
Economics.
> Wilfrid Raffard : est ingénieur et
diplômé du MBA d'HEC. Après avoir été
à la direction de grandes entreprises de communication, il a
créé COM Value, société de conseil en
stratégie et en développement d'entreprise, dont il est
le président.
> Michel Saloff Coste : est chercheur, enseignant et conseil
en stratégie créative, management et communication. Il
s'est spécialisé dans la recherche prospective et
l'accompagnement des équipes de direction des grands groupes
internationaux.
>
Mercredi 12 décembre 2007 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Prospective Urbaine
Lawrence J Fabian ; Trans 21, Boston, USA
L’augmentation prévisible de la population planétaire de 6 à 9 ou 9,5 milliards d&Mac246;habitants d&Mac246;ici à 2050 devrait conduire à une large extension du territoire occupé. Plus la densité sera forte, moins d&Mac246;espaces nouveaux auront à être utilisés. La recherche d&Mac246;économies d&Mac246;énergie et d&Mac246;un développement durable demande une limitation de la circulation routière, et donc de l&Mac246;espace utilisé. La limitation de la nouvelle urbanisation sera facilitée par la mise en service de moyens de circulation dits "verts" : circulation à pied, à bicyclette, technologies nouvelles de transport...
Des progrès
considérables sont intervenus dans l'automatisation des
transports dès les années 70. Une quarantaine
d'aéroports dans le monde exploitent des navettes automatiques
et une douzaine de métros automatiques en Europe et en Asie
offrent des services efficaces, confortables et sûrs. Des
systèmes de transport plus intelligents et plus performants sont
également en développement : PRT, Aramis, ·
L'exposé présentera les perspectives de ces nouvelles
technologies et leur impact sur l'aménagement futur des
territoires.
jeudi 4 octobre 2007 à 17h45
à la SFA
Société Française des Architectes
247, Rue Saint Jacques
75 005 PARIS
Conférence 21OO N° 77
Société de la connaissance et vie numérique
par Francis JUTAND, Directeur Scientifique du GET
Président du Club « Communication mondiale»
Le mouvement des technologies et la dynamique de création de
services construisent étape par étape une « vie
numérique » dans laquelle les contenus se
dématérialisent et les relations se virtualisent.
L'économie, le lien social, les territoires s'en trouvent
profondément modifiés. Ils se structurent et se cimentent
de plus en plus autour d'une élaboration coopérative des
connaissances et leur circulation fluide, construisant pour
l'être humain un environnement cognitif nouveau.
Mercredi 6 Juillet, 17h45 à 20h
Conférence « 21OO » exceptionnelle
Construire le monde
par Dr Frank P. DAVIDSON
Ancien Directeur du « Macro Engineering Research Group » au
MIT, Cambridge, USA
Membre Fondateur de Prospective 21OO
Les hommes sont des bâtisseurs. Ils construisent des ouvrages
pour enjamber les rivières, creusent des canaux,
établissent des villes. A travers l'histoire, les civilisations
ont créé des ouvrages de telles dimensions,
requérrant de si formidables ressources que l'on aurait pu
penser qu'ils étaient impossibles. Du Mémorial Taj Mahal
en Inde au Canal de Suez en Egypte, du Temple de Salomon en Israël
au Tunnel France Angleterre, ces prouesses de macro ingénierie
sont un témoignage de la créativité et de la
vision d'architectes, d'ingénieurs, de dirigeants
gouvernementaux, de juristes, de banquiers et diplomates. Cette
conférence présentera une sélection de grands
projets dans le monde et mentionnera pour chacun d'eux les
décrets, contrats, lois et autres documents qui ont
accompagné leur réalisation. Dr Frank DAVIDSON en
déduira des enseignements pour la construction du futur. Cette
conférence constitue à la fois une présentation et
une synthèse du récent ouvrage « Building the World
An Encyclopedia of the Great Engineering Projects in History »
(Greenwood Press) publié par les conférenciers.
Jeudi 14 juin 2007
Conférence 2100 n° 76
Métrologie et
société, de l'histoire à la prospective
par Marie Ange COTTERET
Docteur en Sciences de l'éducation, Métrodiff
Les concepts de base de la métrologie
mésopotamienne sont encore ceux qui régissent
l'infrastructure métrologique de nos sociétés
actuelles.
L'organisation métrologique est un nœud complexe dans toute
organisation sociale. Plusieurs configurations se
répètent à travers le temps. La pression entre les
groupes sociaux est constante. Régulièrement, les
marchands et les dominants cherchent, sous des formes diverses et
renouvelées, à modifier les étalons pour servir
leurs intérêts.
Par exemple, pour les marchands, les turpitudes des meuniers et des
boulangers font l'objet de nombreuses anecdotes. Quant aux dominants,
ils manipulaient les mesures pour augmenter les recettes fiscales.
Avant la Révolution français, qui institua le
système métrique, les populations rurales
résistaient de leur mieux à la manipulation des mesures.
La demande pour qu'il n'y ai plus qu'une loi, un poids et une mesure
sur tout le territoire est récurrente dans les cahiers de
doléances.
Aujourd'hui, la culture métrologique est insuffisante. Les gens
sont à la merci des annonceurs qui organisent la
désinformation par la sur-information. Les chiffres et les
mesures sont utilisés comme outils de persuasion et de
manipulation de l'opinion.
En contre partie, à travers le temps, un phénomène
tout aussi régulier apparaît, celui d'une tentative
d'unification qui s'accompagne naturellement d'actions
éducatives. Le premier système cohérent de
métrologie, le système métrique décimal fut
considéré comme un vecteur d'une égalité
entre les citoyens, de fraternité entre les peuples et outil de
libération des hommes.
Considérer avec mesure les problèmes de notre
siècle dont l'ampleur et la nouveauté posent des
défis humains, technologiques, sociaux, philosophiques et
spirituels jamais vus, c'est déjà donner à la
culture métrologique actuelle sa place au centre du débat
social.
Mercredi 6 Juin 2007, 17h45
retrouvez le powerpoint de cette conférence à http://www.metrodiff.org/yacs/articles/view.php?id=31#title_8
Conférence 2100 N° 75
L’énergie nucléaire : Quelles filières pour le
futur ?
par Sylvain DAVID
Institut de Physique Nucléaire d’Orsay, CNRS / IN2P3
Les prévisions de la consommation d'énergie d'ici 2050,
ainsi que le devoir de réduire les émissions de gaz
à effet de serre, nous obligent à envisager ce que
pourrait être une énergie nucléaire contribuant de
façon significative à la demande mondiale dans les
décennies qui viennent. Elle pourrait représenter
jusqu’à 25% de la consommation mondiale d'énergie
primaire d’ici à la fin du siècle.
Différentes visions s’affrontent aujourd’hui sur le thème
du nucléaire du futur. Certains pensent que la filière
actuelle est capable à elle seule d’assurer un nucléaire
significatif pendant plus de 100 ans, alors que d’autres recommandent
un passage aux réacteurs régénérateurs de
génération 4 vers 2035.
La question des réserves en uranium est un point clé,
encore mal documenté. Cela conduit à des discours
très différents sur les différentes
stratégies à suivre aujourd’hui ; en France, le plutonium
est considéré comme une matière valorisable alors
que dans d’autres pays, comme les Etats-Unis, il est
considéré comme un déchet à
incinérer pour limiter le nombre de site de stockage.
Nous discuterons de ces différentes approches contradictoires et
nous tenterons de montrer que le cycle du thorium permet de construire
une stratégie cohérente, qui allie à la fois
l’incinération du plutonium et le déploiement futur d’une
filière de surgénérateurs.
Mercredi 23 mai 2007 à 17h45
Conférence 2100 N° 74
Essai de Prospective Européenne FFRAF : Foresight Food Rural and
Agri Futures
par Thierry GAUDIN
Ingénieur Général des Mines, Président de
Prospective 21OO
En Juillet 2006, le SCAR (Standing Committee on Agriculture Research),
rattaché à la DG recherche de la Commission
européenne, a demandé à un groupe de 8 experts de
faire une synthèse des travaux de prospective existants
concernant la recherche agronomique et de lui proposer au moins trois
scénarios à échéance d'une vingtaine
d'années. Les 8 rapports plus un rapport de synthèse ont
été remis début 2007, et constituent actuellement
une base de discussion pour un grand colloque européen
prévu en Juin 2007.
Thierry GAUDIN, qui présidait le groupe d'experts, fera une
présentation du mode d'élaboration et du contenu de ce
travail.
Mercredi 16 mai 2007 à 17h45
N° 72 - L'avenir de l'homme dans l'espace
Jean-Claude RIBES, X, Docteur ès Sciences, Directeur de
Recherches au CNRS.
Le Système Solaire s'avère impropre
actuellement à la vie, mais les sondes
spatiales ont montré que la planète Mars avait dû
offrir il y a quelque
trois milliards et demi d'années des conditions beaucoup plus
favorables
qu'actuellement, avec notamment l'existence d'eau liquide ; il n'est
donc
pas exclu qu'à cette époque une vie
élémentaire ait pu y exister, comme
c'était alors le cas sur Terre. La recherche de fossiles est
l'une des
motivations des futures expéditions martiennes, automatiques
d'abord, puis
humaines.
En-dehors du Système Solaire, les astronomes pensaient depuis
longtemps
que les étoiles devaient être très
généralement entourées de systèmes
planétaires, mais c'est dans les toutes dernières
années que l'expérience
est venue confirmer cette thèse : on connaît maintenant
plus de deux cents
étoiles accompagnées d'au moins une planète
chacune.
Au cours de la deuxième moitié du vingtième
siècle, l'homme, après avoir
pris entièrement possession de sa planète, a
commencé à explorer le Système
Solaire. On a marché, et même roulé, sur la Lune,
envoyé des sondes sur Mars
et Vénus, et au voisinage de toutes les planètes, sauf
Pluton, et de
quelques comètes et astéroïdes.
Le siècle qui commence devrait être celui de la
colonisation et de
l'exploitation du Système Solaire. Après la construction
en cours de la
Station Spatiale Internationale, il est prévu d'installer une
base lunaire
permanente, puis d'envoyer d'autres missions robotisées, suivies
d'expéditions humaines, vers Mars. Plus tard, l'exploitation des
ressources
lunaires permettra des aventures plus ambitieuses : bases martiennes
permanentes, exploitation des astéroïdes, et enfin
construction de planètes
artificielles où une bonne partie de l'humanité pourrait
vivre dans quelques
siècles, avant de se lancer dans les voyages interstellaires,
à la
découverte d'autres systèmes planétaires.
Mercredi 25 avril 2007 à 17h45
Rencontre sur l'Utopie N° 26
UN POINT DE VUE HÉTÉRODOXE SUR LES PERSPECTIVES DE
L'AGRICULTURE FRANÇAISE
Jean-Eudes Hasdenteufel, Ingénieur Agronome
L'agriculture française, organisée en vue de retrouver la
production
nationale détruite pendant la guerre, a perdu sa capacité
historique à
exploiter les richesses naturelles au profit de l'homme qui la
travaille.
Tant décriée outre-mer, l'agriculture «
minière » s'est installée en France
dans la complicité insidieuse du pouvoir financier et de la
Commission
Européenne. L'écran de fumée, savamment
installé autour d'une opinion à
laquelle on ne demandait pas d'argent, a dissimulé les
véritables
bénéficiaires de l'opération, les fournisseurs des
intrants permettant des
rendements dont on n'a aucune raison d'être fier. Depuis
cinquante ans, le
sujet est tabou, voire sacrilège, comme Pascal Lamy, le
directeur général de
l'OMC, a pu le constater lorsqu'il a voulu en faire le procès.
Alors que l'opinion se mobilise pour défendre la pureté
de l'air de la
planète, on aimerait voir se soulever les techniciens qui
peuvent calculer
les rejets des usines d'engrais qui nourrissent des productions devenues
inutiles, et se discuter les orientations nouvelles nécessaires.
Mercredi 4 avril 2007, 17h45 à 20 h
N° 71 - Le futur ne sera plus jamais ce qu'il était : quel
sera le type de
culture matérielle compatible avec un développement
soutenable ?
Jocelyn de NOBLET, Docteur ès Lettres
Mercredi 28 mars 2007
« Un bateau qui transporte une charge trop lourde finira par
couler, même si
la charge est répartie de manière optimale » Herman
Daly, 1991.
Dans un monde aux ressources naturelles limitées, le
modèle économique
occidental fondé sur : une croissance illimitée, une
prise de conscience
trop faible des nuisances et plus particulièrement de l'effet de
serre et
une sous estimation des inégalités entre le Nord et le
Sud conduira à un
effondrement (probablement catastrophique) de la société
de consommation
telle que nous la connaissons aujourd'hui et cela avant 2030.
Nous savons que faute de politiques alternatives conséquentes,
la demande
mondiale d'énergie augmentera de près de 60% d'ici 2030.
Selon l'Agence
Internationale de l'Energie, 85% des nouveaux besoins seront couverts
par
des produits fossiles (pétrole, gaz, charbon) et pour des
raisons politiques
le nucléaire ne progressera que lentement.
N° 70 - Quand le débat public fait
débat : Le cas des « nanos » (sciences
et technologies)
Jean-Paul KARSENTY, ancien Secrétaire Général du
CSRT
Mercredi 14 mars 2007
N° 69 - Perspectives de la biomasse pour la production d'énergie au Brésil
Vera DUBEUX TORRES, Professeur, UFAL, CECA, RIDESA, Brésil
Présidente de « Prospective 21OO Brésil »
Le Brésil présente une superficie de 8
511 965 km2 dont près de 4 000 000
km2 exploitables pour l'agriculture. Cette superficie constitue une
richesse
potentielle importante du Brésil pour le développement
d'énergies issues de la biomasse.
Après une présentation générale de la
matrice énergétique brésilienne,
l'exposé détaillera la place de la biomasse dans le
panier énergétique
brésilien. Il rappellera brièvement l'historique du
développement de ces
énergies, dont le programme Proalcool, puis présentera
les développements
actuels ainsi que les perspectives futures des filières
sucre-alcool et biodiésel.
La filière sucre-alcool est très avancée au
Brésil en termes de technologie
et de production. La production actuelle d'alcool est de 18 millions de
m3, elle devrait atteindre 27 millions de m3 en 2010.
Le biodiésel constitue par ailleurs une des priorités du
gouvernement
brésilien qui s©&Mac246;est fixé de porter de 2%
en 2005 à 5% en 2013 la part du bio-diésel dans le
carburant diésel.
Mercredi 7 mars 2007
Conférence 21OO N° 68
Perspectives de grand développement des
énergies de la mer
par Alain CLEMENT,
Laboratoire de Mécanique des Fluides UMR 6598 du CNRS, Chef du
projet SEAREV « Energie des vagues ».
La mer est un immense réservoir d'énergie, sous des
formes renouvelables variées, et dont l'exploitation par l'Homme
n'a pas commencé, à quelques exceptions près.
Néanmoins depuis quelques années, poussées par la
prise de conscience de l'urgence à trouver des formes nouvelles
et durables de sources d'énergie, les technologies des «
Thalasso-énergie » se développent et les premiers
prototypes sont aujourd'hui testés à la mer. Par ailleurs
la population mondiale a tendance à se masser sur le littoral et
à y concentrer la demande énergétique. Tout porte
à croire que la Mer pourrait apporter une partie de la solution
au problème énergétique de demain. Alain
Clément, spécialiste de l'énergie des vagues, nous
apportera un éclairage sur l'état de l'art aujourd'hui et
des pistes de réflexion sur ce qui pourrait être demain la
contribution de ces ressources marines au bouquet
énergétique de la fin de ce siècle.
Mercredi 31 janvier 2007 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Géothermie du futur
Exploiter la chaleur des roches profondes
par Daniel FRITSCH, EDF, GEIE « Exploitation Minière de la
chaleur », Chef de Projet,
André GERARD, BRGM, GEIE « Exploitation Minière de
la chaleur »,
Coordinateur Scientifique, Géothermie profonde de
Soultz-sous-Forêts
La température de notre planète
dépasse 4000°C en son centre pour être encore de
l'ordre de 1000°C à moins de 40 km de sa surface. Des roches
dépassent 200°C à des profondeurs comprises entre
1500m et 7000m. Aujourd'hui, au delà des développements
que permet l'emploi de pompes à chaleur (géothermie de
surface), la géothermie profonde consiste à exploiter les
gisements naturels de vapeur ou d'eau chaude. Une dizaine de GW environ
d'électricité d'origine géothermique sont
aujourd'hui en service dans le monde et bien davantage pour production
de chaleur directement exploitée. Les progrès techniques
rendent maintenant possible d'exploiter la chaleur des profondeurs de
la Terre jusqu'à 5000m, là où les roches sont
portées par des circulations d'eaux thermales profondes à
des températures qui atteignent ou dépassent 200°C
dans de vastes régions d'Europe. C'est une ressource gigantesque
qui devient accessible si l'on considère que, connaissant la
capacité calorifique des roches, on pourrait extraire de chaque
km3, en ne le refroidissant que d'une vingtaine de degrés,
l'équivalent en chaleur de la combustion de 1 250 000 tonnes de
pétrole. L'exposé présentera :
- Le potentiel géothermique des roches profondes en France, en
Europe,
- Le programme du pilote de recherche européen en cours de
développement à Soultz,
- Les résultats présents et les difficultés qui
restent à surmonter,
- La préservation de l'environnement,
- Les perspectives économiques à moyen terme,
- Le rôle que pourrait jouer, parmi les énergies
renouvelables, l'énergie géothermique des roches
profondes en Europe et d'une manière générale dans
le monde au milieu du 21ème siècle et après.
Mercredi 24 janvier 2007 à 17h45
Conférence 2100 N° 66
Une Prospective de la métrologie scientifique en France et en
2020
Mohamed El GOURDOU
Président du Club « Métrologie du
quotidien », Ingénieur de Recherche INM / CNAM
Mercredi 29 Novembre 2006 à 17h45 à
l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
La métrologie est la science de la mesure. C'
est la capacité de faire des mesures en tout lieu, en tout temps
et avec le consensus de tous. Elle touche tous les domaines de la vie.
Elle est devenue un enjeu, invisible,mais vital pour tous les pays.
L'instabilité que nous vivons aujourd’hui, la crise
économique à l'échelle mondiale, les menaces de
guerre, la mondialisation et la nature des défis auxquels nous
avons à faire face, exigent une réflexion nouvelle pour
s'intéresser au futur. Il n'y pas de réponses claires
à toutes ces questions du futur mais il existe des
méthodes de prospective pour nous aider à
réfléchir dans cet univers incertain. La
métrologie est présente à divers niveaux de la
société, dans les entreprises, le commerce,
l'environnement, la santé... Elle est une organisation,
légale, scientifique et technique, tant au niveau national
qu'international. Des études récentes dans divers pays
ont montré son impact économique et social. La
méthode des scénarios, utilisée en prospective,
analyse les paramètres, les variables et les hypothèses
pour construire quelques scénarios contrastés. Un des
futurs possibles pourrait être une métrologie
européenne, coordonnée et partagée.
Conférence 21OO N° 64
La résistance à la déshumanisation
.
Par Gérard HUBER
Président du Club Santé Solidarité,
écrivain, psychanalyste Auteur de « Guérir de
l'antisémitisme » (Le Serpent à plumes, 2005) et de
« Mala » (Les Editions du Rocher, 2006)
Après avoir présenté les principaux aspects
biographiques de Mala Zimetbaum, une héroïne juive
(oubliée) de la déportation, le conférencier
dégagera les principes d'une réflexion contemporaine sur
l'éducation active à la résistance à la
déshumanisation.
Mercredi 15 novembre 2006 à 17h45 à l'ISEP - 28, rue
Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Conférence 21OO N° 65
Le tourisme spatial
.
Par Alain DUPAS
Président du Club Espace,
Mercredi 22 novembre 2006 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Le « tourisme spatial »,
c'est-à-dire le voyage au-delà de la frontière de
l'air et de l'espace, fixée arbitrairement à 100 km
d'altitude, de passagers privés payants, a aujourd'hui deux
visages. Le premier est celui des vols orbitaux, à environ 400
km d'altitude, à bord de la station spatiale internationale
(ISS), en utilisant pour l'instant comme moyen de transport des
vaisseaux spatiaux russes Soyouz. Ces touristes « de haut-vol
» bénéficient simplement de la commercialisation de
missions semblables à celles accomplies par les astronautes et
les cosmonautes professionnels. Ils payent un prix « marginal
», malgré tout très élevé : plus de
20 millions de dollars. Seuls les « super-riches »
passionnés du cosmos sont donc concernés…
Le second visage du tourisme spatial est celui des vols «
sub-orbitaux », courtes excursions de quelques minutes à
la frontière du cosmos, avec des véhicules qui tiennent
davantage de l'avion que du vaisseau spatial. Ces vols suborbitaux ont
été mis à la mode par le X-Prize, prix de dix
millions de dollars créé en 1996 par le visionnaire
américain Peter Diamandis, avec des conditions strictes :
financements privés, possibilité démontrée
de transporter trois personnes à 100 km d'altitude et de
renouveler cet exploit trois fois en quelques semaines. C'est le
véhicule « Spaceship One » de l'entrepreneur
américain Burt Rutan qui a remporté ce prix en 2004, et a
ouvert la voie à une commercialisation possible de ce type de
« tourisme » : la société Virgin Galactic de
l'industriel anglais Richard Bronson s'est associée à
« Scaled Composites » de Burt Rutan pour proposer dans
quelques années des vols à 200 000 dollars à bord
de véhicules « Spaceship Two », à partir d'un
« spaceport » privé installé au Nouveau
Mexique (Etats-Unis). Le prix envisagé reste
élevé, mais se rapproche davantage des prix existants
dans le « tourisme d'aventure ». D'autres projets
comparables cherchent à se développer dans le monde, et
en particulier en Europe, notamment dans le cadre de l'ACE (Astronautes
Club Européen) créé fin 2005 dans le but de
rapprocher le grand public de l'espace, avec différents types
d'activités, dont à terme des vols suborbitaux.
Quel est le sens de ces évolutions vers le « vol spatial
personnel » ? Les vols orbitaux commerciaux pourraient-ils
évoluer vers la mise en place de véritables «
hôtels » orbitaux, voire un jour lunaires ? Les vols
suborbitaux peuvent-ils devenir un véritable marché, et
converger à terme avec le tourisme orbital ? Cette
conférence a pour but d'apporter des éléments de
réponse à ces questions, et surtout de mettre en
évidence la présence, derrière ces
évolutions, de personnalités et de sociétés
venant du monde des industries de l'information et des media.
Après le prestige, la sécurité et les
télécommunications globales, une quatrième
motivation majeure est-elle en train d'apparaître comme moteur du
développement spatial : l' « entertainment » ?
Conférence 21OO N° 62
Bioéthique et XXIème siècle :
Utopie ? Religion ? Internationale ?
.
Par Gérard Huber
Président du Club "Santé Solidarité",
écrivain, psychanalyste
(auteur de Guérir de l'antisémitisme, Le Serpent à
plumes, et Mala, une
femme juive héroïque dans le camp d'Auschwitz-Birkenau,
2006)
Discutant : Gérard Teboul
Professeur des Universités (Paris XII - Val de Marne),
Responsable du DESS "Droit de la bioéthique"
Quel rôle la bioéthique joue-t-elle dans la construction
du 21ème siècle ?
La question mérite d'être posée, car la
bioéthique connaît un essor objectif
et subjectif considérable. Elle semble s'être
installée comme facteur de
décision au point d'inspirer des textes législatifs et
des Déclarations
universelles de plus en plus nombreux, et d'orienter toujours plus les
comportements opérationnels dans les laboratoires et les
hôpitaux.
Pour autant, en même temps, son contenu paraît peu
saisissable. En effet,
elle ne connaît aucune limite. Elle se déplace à
travers la métaphysique, le
religieux, le politique, les États, mais aussi le
pratico-pratique. Elle
n'hésite pas à manier le paradoxe, voire à se
contredire. Enfin, elle
emprunte des modèles à la pensée du 19 ème
et du 20 ème siècles, mais doit
aussi inventer des catégories.
Que veut la bioéthique ? S'affirmer comme une nouvelle utopie ?
Comme une
nouvelle religion ? Ou se soucie-t-elle seulement d'être une
nouvelle
Internationale, à l'heure de la mondialisation ?
Mercredi 21 juin 2006 à 17h45
Rencontre sur l'Utopie N° 25
Témoignage : Un mois de vie à Auroville
Michel Saloff Coste
Chercheur, Enseignant et Consultant
Deux ans après mon premier témoignage sur un
séjour d'une semaine à
Auroville je présente une synthèse de mon deuxième
séjour qui a duré un
mois. Entre ces deux séjours, j'ai pu approfondir la
démarche qui a présidé
à la fondation de cette ville hors du commun. Un mois de travail
avec les
Aurovilliens m'a permis de mieux comprendre Auroville et sa vision du
futur
(économie, travail, éducation, architecture, science,
art, spiritualité)
mais aussi d'engager un certain nombre de projets importants que je
présenterai également. L'exposé abordera plus
particulièrement :
- La vie collective :
Auroville veut être une Cité où des gens du monde
entier vivent en harmonie.
Elle s'évertue à réaliser l'unité humaine
et à être au service de la vérité
au delà de toutes convictions sociales, politiques ou
religieuses. Les
relations dans Auroville sont basées sur la collaboration
sincère et la
fraternité. Une relation amicale avec la population locale aussi
bien que le
respect de sa culture et de ses traditions est indispensable. Apprendre
à
parler le tamoul facilite grandement ce lien. Le respect de la nature
et de
l'environnement est par ailleurs attendu de tous.
- Le travail :
Chacun doit être conscient que l'objectif d'Auroville est de
fonder une cité
de 50 000 habitants comme moyen de donner " Un corps vivant à
une unité
humaine concrète ". La participation par un travail significatif
est un
aspect essentiel de la vie à Auroville. Chacun est censé
adopter une
activité qui correspond aux besoins de la communauté.
Mardi 6 juin 2006, 17h45 à 20 h
A l'ISEP (Institut Supérieur d'Electronique de Paris)
28, rue Notre-Dame des Champs, Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Conférence 2100 N° 63
Le dirigeant du 3e millénaire
Michel Saloff Coste,
Carine Dartiguepeyrou
Wilfrid Raffard
À travers les témoignages de 15 dirigeants reconnus,
l'exposé illustre les
enjeux stratégiques auxquels seront confrontés les
leaders de demain :
insuffler une vision créative et communiquer la
singularité de son
entreprise.
Le passage d'une économie du besoin dominée par la
demande à une économie du
désir dominée par l'offre oblige les dirigeants à
développer la créativité
et la communication pour répondre aux nouvelles exigences des
clients en
termes de sens, d'esthétisme, de produit ou de service.
Notre hypothèse de départ est que la création de
la richesse vient de la
capacité à mobiliser sa créativité et
à la communiquer. La question de la
gouvernance ne nous semble pas se limiter à la seule dimension du
portefeuille de l'actionnaire. La création de valeur porte sur
toutes les
dimensions : économiques mais aussi sociales, environnementales,
politiques
et culturelles. Il s'agit de replacer le dirigeant dans sa dimension
humaine, dans l'expression de sa singularité.
« Le dirigeant du 3ème millénaire », Editions
d'Organisation, février 2006
Michel Saloff Coste est président directeur
général de MSC et associés, une
société de conseil spécialisée dans
l'anticipation des évolutions en termes
de management, stratégie et communication. Il est l'auteur de
best-seller Le
management du troisième millénaire.
Carine Dartiguepeyrou est docteur en Sciences Politiques et
diplômée de
Sciences Po Paris et de la London School of Economics. Elle intervient
comme
conseil en stratégie de développement et de corporate
governance auprès de
multinationales et d'institutions internationales.
Wilfrid Raffard, expert en communication, a mené une
carrière opérationnelle
à la direction générale et à la
présidence de filiales de France Rail
Publicité et Giraudy-Viacom. Il dirige COMValue, une
société de conseil en
stratégie et en développement d'entreprise.
Mercredi 7 juin 2006 à 17h45
Rencontre sur l'Utopie N° 24
Peut-on améliorer l'espèce humaine ?
André LANGANEY
Professeur au Muséum d'Histoire Naturelle
Condorcet est célèbre pour un acte de foi : "la
perfectibilité de
l'Homme est infinie". Il théorisait ainsi la croyance de nos
sociétés en un
soi-disant progrès, en un meilleur avenir.
Encore convient-il de s'entendre sur ce progrès ou
perfectionnement !
S'agit-il d'améliorer l'espèce, au sens agronomique, en
éliminant ses
problèmes de santé ou en développant
artificiellement telle ou telle
performance physique ou démographique ? De passer à des
capacités
intellectuelles et techniques supérieures par des
entraînements ou
traitements nouveaux ? D'améliorer des "performances"
économiques en
compromettant encore plus son avenir ? De chercher un improbable
consensus
sur un utopique bonheur mondial brut ??
Lundi 29 mai 2006,
Conférence « 2100 » N° 61
L'agronome face aux défis du 21ème siècle : le
rêve du jardin planétaire !
par Henry Hervé Bichat Président du Club « Jardin
Planétaire »
Les paramètres fondamentaux qui expliquent l'évolution de
l©&Mac246;agriculture,
depuis son origine il y a dix mille ans, sont la démographie, la
disponibilité des terres et le prix de
l©&Mac246;énergie. Or ceux-ci connaissent
depuis le milieu du 19ème siècle des évolutions
considérables, notamment
dans les régions tropicales : augmentation rapide de la
population mondiale,
disparition progressive des zones « pionnières »,
élévation brutale et
durable du prix de l'énergie.
Le 21ème siècle est donc celui d'une prise de conscience
de la finitude de
notre planète : finitude des sols, des eaux, de la
biodiversité, du
climat·Il appelle à une nouvelle révolution
agronomique car non seulement
ces contraintes doivent être pleinement prises en compte mais
encore il
convient de satisfaire à partir de l'agriculture les besoins
alimentaires,
mais aussi de plus en plus ceux énergétiques, en produits
chimiques et en
matériaux d'une population mondiale de près de 9
milliards d'habitants à la
fin du 21ème siècle
Pour relever ces défis qui supposent de tirer 3 fois plus de
produits de
l'énergie solaire, deux attitudes ne sont plus
appropriées : le retour
nostalgique vers le passé ou le défaitisme. Il faut au
contraire promouvoir
de nouveaux rêves, tel celui du jardin planétaire. Ce sont
eux qui
permettront l'avènement d'une révolution doublement verte
et de
bioraffineries pour optimiser l'utilisation de la biomasse entre ces
nouveaux usages, l'une et les autres étant les filles des
avancées
spectaculaires des biotechnologies d'ici à la fin du
siècle.
Mercredi 17 mai 2006 à 17h45
Conférence 21OO N° 60
Les Energies du Futur : Enjeux, Recherches, Projets
par
Iskender Gökalp
Directeur du Laboratoire de Combustion et Systèmes
Réactifs, CNRS, Orléans
L'intervention présentera brièvement les deux facettes de
la question de
l'énergie: l'épuisement inéluctable des
combustibles fossiles et les
problèmes environnementaux générés
notamment par l'effet de serre dû aux
émissions de gaz carbonique. Les enjeux économiques,
sociaux et
géopolitiques liés à la question de
l'énergie seront discutés, dans une
optique européenne, en utilisant les données du
récent "livre vert" sur
l'énergie de la Commission Européenne.
Les recherches en cours pour une utilisation économe et propre
des énergies
fossiles et pour l'optimisation des énergies renouvelables
seront résumées.
Des exemples de projets et réalisations à grande
échelle pour une sortie
globale des énergies fossiles seront présentés et
discutés. Ils concerneront
essentiellement l'utilisation des combustibles alternatifs dans les
turbines
à gaz pour la cogénération, les
bioénergies, l'utilisation propre du
charbon, ainsi que ceux concernant l'hydrogène comme vecteur
d'énergie du
futur, les énergies solaires et éoliennes.
Mercredi 3 mai 2006 à 17h45 à l'ISEP - 28, rue Notre Dame
des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Conférence 21OO N° 59
IL FAUT SAUVER L'ECOLE
Par
Laurent LAFFORGUE
Mathématicien (médaille Fields 2002)
Professeur permanent à l'IHES
L'orateur commencera par brosser un rapide tableau de la situation
très
grave du système éducatif français, telle qu'il se
dessine dans les
centaines de témoignages qu'il a reçus et continue
à recevoir.
Il montrera la nécessité de remettre en cause les
politiques suivies
depuis trente ou quarante ans, et de s'appuyer pour cela sur les
professeurs
et les instituteurs, particulièrement sur ceux qui agissent dans
les
associations de défense de l'instruction.
Il proposera des éléments de politiques possibles pour
sauver et
redresser l'école, en insistant sur :
- l'impossibilité de renoncer à l'instruction publique
républicaine,
- la nécessité d'une grande prise de conscience et d'une
action commune pour
sauver l'école, dépassant tous les clivages politiques.
Il parlera aussi du rôle spécifique que pourrait jouer
l'enseignement
confessionnel.
Mercredi 26 Avril 2006 17h45 à l'ISEP
Conférence « 2100 » N° 58
ARCHITECTURE ET ESPACE : Quelles images de la conquête spatiale
à l'horizon 2100 ?
Olivier BOISARD
Ingénieur urbaniste, Président de l'U3P
Depuis plus de cinquante ans, la conquête spatiale fait
rêver, et se nourrit
d'images où se mêlent l'actualité scientifique, les
projets réalistes et les fictions fantaisistes.
Aujourd'hui, au sein des agences spatiales, de laboratoires
universitaires,
d'associations, voire d'entreprises privées, nombreux sont ceux
qui tentent
d'imaginer ce que sera demain l'exploration de l'espace. Certains
projets
répondent à d'importantes questions d'actualité,
telles que la production
d'énergie ou la protection de l'environnement. D'autres se
tournent vers les
planètes lointaines du système solaire, le retour de
l'homme sur la Lune, ou
l'envoi de missions habitées vers Mars...
Peut-on assembler les éléments de ce puzzle dans un
scénario de prospective
présentant jusqu'à l'horizon 2100 les étapes les
plus probables de
l'aventure ?
Quels en seraient les enjeux, les risques, les bénéfices
? Peut-on en
décrire les réalisations les plus originales, les
vaisseaux, les
architectures ?
Olivier Boisard, ingénieur urbaniste, enseignant à
l'Ecole Centrale de
Lille, est membre de la Commission Astronautique de l'Aéroclub
de France, et
Président de l'U3P Union pour la Promotion de la Propulsion
Photonique
qui depuis plus de vingt ans s'intéresse au concept de voilier
solaire. Il
présente, à l'adresse www.espace-archipel.info, un site
entièrement dédié à
l'architecture et l'espace.
olivier@olivier-boisard.net
Mercredi 5 avril 2006 à 18h00
CNES, Salle de l'Espace
Mercredi 15 Mars 2006,17h45 à l'ISEP,
Le pouvoir des
idées
par Philippe J. Bernard
président du club Utopies
L'histoire économique contemporaine démontre le
pouvoir des idées. Le New
Deal de Roosevelt et la doctrine keynésienne ont inspiré
le renouveau
d'après-guerre, la vulgate marxiste, l'économie
soviétique. La « révolution
conservatrice » des années 60 aux Etats-Unis a
inspiré la « nouvelle
économie » des années 80. La critique de ce «
capitalisme total » a des
chances d'inspirer le système corrigé de demain.
La crise du modèle français est une crise des
idées. Il repose sur une
ambition optimiste, mais les résultats tendent à ne pas
suivre. On dit qu'il
faut être « réaliste » et abandonner les
illusions. Mais la liberté,
l'objectif social d'aider chacun à atteindre un accomplissement
personnel
sont l'idée force d'aujourd'hui. Ils n'ont pas à
être abandonnés. Il s'agit
d'une fin, qui n'a pas à se traduire en moyens
impératifs. D'où le besoin
d'un nouvel équilibre.
Ces observations aident à mieux comprendre les notions de
système économique
ou politique, et celle de modèle s'appliquant à une aire
géographique
donnée. Il s'agit d'ensembles faits de règles
institutionnelles, de
structures (entreprises ou partis) et d'idées, sentiments et
attitudes des
acteurs. Il peut y avoir des décalages entre ces
éléments, et c'est sur eux
que doit porter l'attention.
Conférence « 2100 » N° 57
FAUT-IL PRENDRE AU SÉRIEUX LE RISQUE DES ASTEROïDES ?
Alain DUPAS
Président du Club « Espace »
Mercredi 25 janvier 2006 à 18h00 au CNES, Salle de l'Espace
Le petit astéroïde « proche de la Terre » (en
anglais : NEO pour « Near
Earth Object ») Apophis va-t-il frapper notre planète en
l©&Mac246;an 2036, en
provoquant des destructions que l©&Mac246;on imagine massives,
même si il ne
s©&Mac246;agirait pas d©&Mac246;une catastrophe de
l©&Mac246;ampleur de celles qui ont, dans le
passé, estime-t-on, entraîné la disparition des
dinosaures et d©&Mac246;autres
grandes extinctions d©&Mac246;espèces vivantes ? La
question se pose,
essentiellement grâce à
l©&Mac246;efficacité des programmes internationaux de
détection de ces corps célestes qui croisent
régulièrement l©&Mac246;orbite de la
Terre. Mais est-elle vraiment associée à un risque
réel ? Et dans quelle
mesure l©&Mac246;humanité doit-elle se préparer
à écarter ce type de danger venu du
cosmos ? Cette conférence vise à faire le point sur les
programmes de
surveillance et d©&Mac246;étude des
astéroïdes et à faire le tour des idées sur
les
moyens de détruire ou de détourner
d©&Mac246;éventuels objets célestes
menaçants.
Elle se propose aussi d©&Mac246;aborder une question
subsidiaire : et si loin de
constituer seulement un danger potentiel, les astéroïdes
pouvaient devenir
un objectif important pour des missions spatiales automatiques, voire
habitées, dans une perspective d©&Mac246;exploitation
des ressources extraterrestres
?
Mercredi 25 janvier 2006 à 18h00
22ème Rencontre sur l&Mac246;« Utopie »
Mercredi 18 janvier 2006, 17h45 à 20 h à l'ISEP
Société, Nation, République :
Les mutations de la « singularité française »
par
François DUBET
Sociologue
Professeur à l&Mac246;Université de Bordeaux II
Directeur d&Mac246;Etudes à l&Mac246;EHESS, Paris
Présence de l'extrême droite au second tour d'une
élection majeure, refus du
projet de constitution européenne, émeute des
banlieues... Tous ces
événements et quelques autres mettent en évidence
les difficultés avec
lesquelles la France se modernise, avec lesquelles la France entre dans
le
monde tel qu'il est. Leur trait commun est de mobiliser un imaginaire
national, une représentation de la singularité
française dont on peut faire
l'hypothèse qu'elle est, en fait, notre véritable
singularité. Pouvons-nous
surmonter cette distance entre cet imaginaire national et la
réalité de nos
pratiques économiques et sociales, ou sommes-nous
condamnés à nous enfermer
dans une représentation du déclin fort
éloignée des expériences et des
représentations de chacun de nous ?
Mercredi 7 Décembre,18h30
INA PG, Amphi Risler, 16 rue Claude Bernard, 75005
Guy Paillotin, Secrétaire perpétuel de l'Académie d'agriculture
Quelques réflexions personnelles sur la prospective en
recherche agronomique
MERCREDI 23 novembre
2005
CONFERENCE 21OO N°
56
LE « SPACE ART », UNE VISION PROSPECTIVE SUR L'ESPACE
par
Pierre COMTE, Président d'Arsat, Secrétaire
Général de la commission
astronautique à l'Aéro-Club de France
La démarche du plasticien Pierre Comte s'apparente à
l'innocence du regard
par rapport aux technosciences actuelles.
Cette démarche se concrétise dans une double action :
- Celle qui est plus lièe à l'art, comme la signature de
la planète Terre en
1989 ou les Zéro G. Art, oeuvres qui montrent aujourd'hui que la
microgravité possède également une valeur aux
plans esthétiques et ludiques.
- Celle qui est lièe directement à l'activité
spatiale avec le développement
des structures gonflables spatiales (groupe Arsat) aboutissant à
des
propositions aussi diverses que des sondes-voiles solaires, la mise en
orbite de capteurs d'énergie solaire (SPS) ou la naissance d'une
véritable
architecture spatiale à travers le programme Biospace.
En fait, avec le space art de Pierre Comte, c'est tout un secteur de la
prospective spatiale de notre temps qui est mis en évidence.
MERCREDI 30 novembre
2005
Rencontre sur l'Utopie N° 21
CONFERENCE 21OO N° 55
DESTINATION MARS : Les enjeux de la nouvelle politique d'exploration spatiale
Richard HEIDMANN
Richard Heidmann, ingénieur en propulsion spatiale, a participé à la genèse et au développement des lanceurs Ariane. Il a pris une part active dans la promotion de l'exploration de Mars en participant à la création de la Mars Society et à celle de sa branche française, l'Association Planète Mars*, dont il est le président. Il est l'auteur de « Planète Mars : une attraction irrésistible », chez ALVIK Éditions, 2005. Février 2003 : la catastrophe de Columbia scelle la fin d'une ère, celle des vols spatiaux sans autre enjeu que de tourner indéfiniment autour de la Terre. Octobre 2003 : la Chine lance son premier « taïkonaute », accédant au rang de troisième puissance spatiale. Janvier 2004 : les États-Unis réagissent, en engageant un vaste programme d'exploration du système solaire par l'Homme : la Lune, Mars et au-delà... Un défi endossé au niveau politique le plus haut ! La destination qui donne à ce projet sa raison d'être, c'est Mars, dont l'ère spatiale a révélé l'extraordinaire potentiel scientifique et astronautique. Explorer cette planète sur permettra de mieux comprendre le fonctionnement de notre propre Terre, mais aussi d'approcher l'énigme de l'origine de la vie et la question de son existence dans l'univers. Mars est un monde riche en ressources, où il sera possible de séjourner, et que nous pouvons atteindre sans « faire exploser » les budgets spatiaux. Les enjeux sont considérables : progrès scientifique, mais également développement économique, implications géostratégiques, portée sociétale` ` Nous nous trouvons confrontés à une véritable nouvelle donne dans l'espace, à un tournant pour le développement des activités humaines. Ces perspectives éveillent aussi des interrogations philosophiques : quelle est la place de la vie dans l'univers ? Notre espèce est-elle destinée à rester - et à disparaître - sur la Terre ? Devons-nous lui donner la chance d'un possible destin cosmique ? www.planete-mars.com>
MERCREDI 11 MAI 2005
20 ème RENCONTRE SUR L'UTOPIE
UTOPIES TECHNOLOGIQUES :
Alibi politique, infantilisation du citoyen ou lendemains qui chantent?
Benjamin DESSUS
Benjamin Dessus. Ingénieur et économiste , Ancien directeur du programme ECODEV au CNRS, Président de l'association Global Chance, vient de publier avec Hélène Gassin "So Watt : l'energie une affaire de citoyens", aux éditions de l'Aube.
Fusion thermonucléaire, hydrogène, captation et stockage souterrain du CO2, thérapies géniques, OGM. Autant de «solutions technologiques » présentées au citoyen comme ' la » réponse dans chacun des domaines concernés, énergie, santé, alimentation, au double défi d'un développement exponentiel, mais égalitaire de l'humanité, et de préservation de la planète. Les promoteurs de ces technologies potentielles du futur, leur attribuent des caractéristiques évidemment alléchantes :
- Leur capacité potentielle à résoudre entièrement ou presque et pour des siècles, les problèmes croissants auxquels l'humanité va se trouver confrontée dans chacun des domaines considérés,
- Leur totale innocuité environnementale, la très faible probabilité d'occurrence et la bénignité des accidents qui pourraient éventuellement survenir,
- Leur très faible coût, dès les étapes indispensables de la démonstration de faisabilité et du Tout le monde ou presque semble admettre sans discussion l'ampleur des enjeux qui s'attache à leur développement. Le débat se cantonne donc aux chances du succès, à son échéance et aux coûts de mise au point. Par contre pas de débat sérieux sur l'adéquation de la « solution » proposée au problème qu'elle est censée résoudre. On se propose d'essayer d'apporter un éclairage sur un ensemble de questions soulevées par l'engouement très largement partagé qui se révèle pour ces « utopies technologiques » :
- réalité des enjeux affichés, dynamique temporelle d'implantation possible des technologies, effets potentiellement pervers , etc.
- motivations des différents acteurs de la société (consommateurs et citoyens, lobbies industriels, communauté scientifique, média et classe politique) dans la promotion de ces utopies. On s'interroge enfin sur les moyens de contrôle à mettre en place pour éviter de faire fausse route et d'entraîner l'humanité sur des pistes irréversibles, sans pour autant récuser les avancées scientifiques et techniques.
15 juin 2005
à l'ISEP -
SUR L'IMPASSE ACTUELLE DE LA BIOETHIQUE ET DE LA BIOPOLITIQUE
Gérard HUBER Psychanalyste, Président du Club "Solidarité et Santé" Prospective 21OO
Les contradictions des mesures juridiques et/ou législatives qui encadrent la recherche biologique et ses applications biotechnologiques médicales, tant à l'échelle de la France et de l'Europe que du monde, révèlent la fin de l'illusion d'une croyance en une convergence entre le biopouvoir – au sens de pouvoir sur la vie - et l'universel – au sens d'horizon commun à tous les êtres humains - au nom duquel ces mesures sont pourtant prises. Le biopolitique qui était considéré, il y a encore peu, comme l'alibi des dictatures est devenu celui des démocraties, en ce que les lois bioéthiques, s'appuyant sur un nouveau déploiement du biopouvoir, portent désormais atteinte à l'Habeas corpus qui était censé les fonder. C'est la bioéthique qui a joué le rôle de vecteur de transfert du biopolitique des dictatures aux démocraties. La bioéthique est, en effet, devenue une manière démocratique de porter atteinte à l'Habeas corpus. C'est ainsi que les démocraties ont renoncé à toute forme volontaire de consentement à l'expérimentation biomédicale (préférant substituer l'expression « libre et éclairé » à celle de « volontaire ». Aujourd'hui, à l'occasion de la mise au point de clonage humain, elles acceptent le principe d'une division entre « humanité » et « espèce humaine », puis entre « crime contre l'humanité » et « crime contre l'espèce humaine » et l'introduisent dans la loi. S'agissant de la Singularité, Pierre Truche avait montré que le clonage reproductif pouvait être considéré comme un « crime contre l'humanité », mais à condition que ce crime soit défini par l'atteinte à la Singularité. Or, aujourd'hui, le clonage thérapeutique n'est plus seulement considéré comme un « crime contre l'humanité », mais comme un « crime contre l'espèce humaine ». Il porte atteinte à la Généralité. L'introduction d'une division de représentation et d'action de l'être humain est à mon sens une aporie, c'est-à-dire un raisonnement sans issue. Il n'est donc pas surprenant qu'une fois installé, le biopolitique en joue et devienne l'occasion d'une dissuasion pour les Etats.
Les enjeux des nanotechnologies
Jean-Claude Boudenot, directeur de département, Thalès, Professeur à l'ISEP,
Le développement des nanotechnologies est en très forte croissance depuis le début du nouveau siècle. Déjà le champ couvert par les nanotechnologies est immense. Après avoir indiqué les spécificités du nanomonde, nous nous proposons de faire découvrir un domaine particulier, mais essentiel, celui de la nanoélectronique. Nous en présenterons plusieurs aspects : les nanotubes de carbone et leurs application, l'électronique moléculaire, l'électronique de spin, ainsi que l'utilisation de molécules organiques pour faire de l'électronique. Nous plongerons dans l'univers de la nanofabrication et de l'autoassemblage.
Conférence
N° 53
6 Avril 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris
6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes.
Ignacy SACHS, Directeur d'études à l'EHESS.
Conférence N° 49
2 mars 2005.17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris
6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
- Missions vers la Lune et Mars : se préparer sous la mer,
Jacques ROUGERIE, Architecte.
Conférence
N° 50,
9 mars 2005 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris
6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Normes comptables
Des normes d'accumulation aux normes d'action
Yves DOUCET, Expert comptable.
Conférence
N° 51,
16 mars 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris
6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes.-
1/ .Les débats en cours sur la Juste Valeur et la
priorité donnée à l'information des marchés
financiers montrent que la normalisation comptable est encore
pensée sous le régime de la Richesse des Nations et de
l'accumulation capitalistique (dont elle organise la mesure ), avec les
dérives et limites que l'on dénonce partout, y compris
à Davos, sans pour autant y remédier.
Une normalisation rénovée peut-elle contribuer,
même modestement aux évolutions nécessaires et
unanimement souhaitées?
2/ Dans un but exploratoire je proposerai de partir des relations de la
mesure comptable avec les contraintes de l'action collective beaucoup
plus universelles que les seules contraintes de l'accumulation.
Une première source d'évolution, de nature
économique et politique, tient au fait qu'une part croissante
des ressources disponibles sont mis en œuvre par d'énormes
systèmes d'action collectifs dont l'efficacité au regard
des missions qui leur sont confiées n'est pas mesurable de
façon probante faute de normes socialement reconnues. Les
hôpitaux et plus largement les dépenses de santé,
l'appareil de formation avec ses multiples composantes, la recherche,
l'administration publique représentent autant de domaines
gérés coup par coup sans cadre conceptuel de
référence. Ajoutons que les organisations capitalistiques
seront aussi conduites à se placer sous des normes
sociétales d'évaluation de leurs actions.
Une seconde source d'évolution d'ordre éthique nous
conduira à faire en sorte que les systèmes de mesure
soient des instruments de la gouvernance, de la
délégation, de la responsabilité, de la
liberté d'agir et non plus , comme actuellement, ceux d'une
oppression latente et d'une déterminisme quasi mécanique.
C'est sans aucun doute mettre le doigt sur une conception moins
réaliste ou passive de la mesure, reconsidérer son usage
dominant pour qu'il devienne plus prospectif avec des budgets et des
plans non formels et aussi qu'il devienne discursif en tant que lieu de
négociation et de construction collective de l'action. La mesure
s'inscrirait alors dans les pratiques cognitives.
L'opposition dressée entre les valeurs de liberté et de
justice et la mesure est fausse et sans fondement; elle ne recouvre
qu'ignorance et ressentiment. Elle masque derrière un facile
humanisme une réalité riche en efforts humains pour
dépasser par le langage auquel elle appartient pleinement, tout
ce qui divise .( G Simondon- Du mode d'existence des objets techniques)
.- Quel cap pour la recherche et l'innovation?
Jean-Paul KARSENTY, Ancien Secrétaire Général du Conseil de la Recherche et de la Technologie (CSRT).
Conférence
N° 52
23 mars 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris
6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes.
Mercredi 2 Février 2005 : Xénophobie, racisme, antisémitisme : Quel avenir ?
Par Gérard Huber, Président du Club 10 "solidarité, santé"
Psychanalyste, écrivain, Sociétaire de la société des gens de lettres
La xénophobie n'échappe pas à la
mondialisation. Dans toutes les cultures, dans tous les pays,
démocratiques comme despotiques, la division de l'un et le rejet
de l'autre sont des forces qui vont de l'avant. Le phantasme de guerre
civile obsède les représentations politiques, celui de la
destruction créatrice les représentations
économiques.
À l'échelle de l'humanité, le principe
d'unikté de l'Homme est menacé. Pour des raisons
idéologiques, fondées sur des arguments techniques,
l'Homme s'achemine vers une division entre humanité et
espèce humaine, porteuse de rejet.
Le souhait de fonder une origine qui ne doive plus rien au
passé, culture biblique dominant la civilisation "abrahamique"
et qui appartienne totalement à un avenir sans contexte s'empare
de certains esprits, en réponse aux souhaits d'autres de
régresser vers une origine qui réabsorberait l'esprit.
Que dire, que faire, face à ce qui se précipite ?
Pour lire le texte complet de la conférence, cliquer ici
Soirée annuelle de Prospective 2100
Mercredi 8 Décembre 2004 à 18h30
UNE COMMUNAUTE INTERNATIONALE EN MARCHE?
Essai de décryptage d'un possible avenir
des rapports internationaux
par Mohammed BEDJAOUI
Ancien Président de la Cour Internationale de Justice de La Haye
Président du Conseil Constitutionnel d'Algérie
Membre du Conseil exécutif de l'UNESCO
Pour télécharger le texte de cette conférence, cliquer ici
19 Janvier
Club "éducation et culture" : Prospective du métier d'ingénieur et des formations d'ingénieurs
par Thierry Gaudin, Ingénieur général des Mines, Président de Prospective 2100.
Le métier d'ingénieur a beaucoup évolué depuis l'époque de l'industrialisation où ont été construites les principales "grandes écoles". Le passage de la civilisation industrielle à la société cognitive accélère cette évolution et questionne profondément l'identité même de la communauté des ingénieurs, au moment où la mondialisation fait apparaître l'hétérogénéité des définitions de leurs activités. Dans ces périodes de forte transformation, se référer aux signaux à court terme que donne le marché ne suffit plus. Il faut imaginer ce que sera la fonction de l'ingénieur dans une trentaine d'années.
Une note de prospective à ce sujet a été préparée pour le groupe "formation" constitué par la section commune "innovation et entreprises" du Conseil Général des Mines et du Conseil Général des technologies de l'information. Elle critique le rapport publié cette année par l'Académie américaine des technologies et propose une vision plus européenne de l'évolution de ces métiers. C'est ce texte qui sera présenté et discuté le 19 Janvier
Télécharger le texte et les commentaires de Claude Maury en cliquant ici
Mercredi 1er décembre 2004,
17h45 à 20h
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC : 153 bis Rue de Rennes
« RENCONTRES SUR
L'UTOPIE »
UNE UTOPIE REALISEE : « AUROVILLE, UNIVERSAL TOWNSHIP »
Par Michel SALOFF-COSTE
Président de MSC et ASSOCIES
Auteur des livres « les horizons du futur »
et « le management du troisième millénaire »
Dans le Sud de l'Inde, Auroville, communauté établie
depuis 37 ans en mémoire de Sri Aurobindo, comptant 1800
habitants de 34 pays dont 300 français, est une utopie qui se
réalise dans des domaines aussi variés que l'architecture
créative, l'agriculture biologique, l'éducation
alternative, l'économie sans monnaie et la maîtrise de
l'énergie solaire.
Auroville s'est donnée une charte :
1. Auroville n'appartient à personne en particulier. Auroville
appartient à l'humanité toute entière. Mais pour
vivre à Auroville, il faut accepter de servir la Divine
Conscience.
2. Auroville sera le lieu où l'éducation est continue, le
progrès constant, et où la jeunesse ne vieillit jamais.
3. Auroville veut être un pont reliant le passé au futur.
Profitant de toutes les découvertes d'origine interne ou
externe, Auroville s'engagera hardiment vers des réalisations
futures.
4. Auroville sera un site de recherches matérielles et
spirituelles pour une incarnation vivante de l'Unité Humaine
actuelle.
Le conférencier racontera sa rencontre avec cette cité
idéale et comment il en analyse les forces et les faiblesses. Il
évoquera aussi son projet d'une université
d'été sur le futur « The world future summit
» qui pourrait se tenir chaque été la
troisième semaine d'Août à Auroville
(http://www.auroville.org).
Mercredi 3
novembre 2004, 17h45 à
20h
« RENCONTRES SUR L'UTOPIE »
POUR UNE AUTRE APPROCHE
DE L&Mac246;ECONOMIE ET DE LA MONNAIE
Par Patrick VIVERET
Conseiller à la Cour des Comptes
Dans nos sociétés, l'économie a pris un aspect
quasi religieux autour d'un système de croyances et
d'affectation des ressources de type patrimonial. La monnaie y joue le
rôle d'une fin et non d'un moyen. Cette situation peut être
inversée en partant d'une évaluation de la richesse qui
ne soit plus faite seulement en termes monétaires.
Monsieur André ORLEAN, auteur de « Le pouvoir de la
finance » sera présent à cette séance et
pourra intervenir.
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Mercredi 29 septembre 2004 à 17h45 à l'ISEP -
Club 07 -
Energie : La division par 4 des émissions de gaz carbonique en
France
Par Pierre RADANNE, Ancien Président de l’ADEME
La question de l’effet de serre vient rebrasser les cartes de la donne
énergétique, ce qui provoque des attitudes
contrastées comme toujours dans l’histoire lorsqu’une question
nouvelle émerge. D’abord de minimisation, pour défendre
des stratégies et des intérêts menacés,
ensuite de promotion de filières peu ou pas émettrices de
CO2 afin de conquérir des parts de marché et enfin de
justification de lancement de technologies présumées
salvatrices. Comme le secteur de l’énergie est traversé
par des divergences quant à la vision de l’intérêt
collectif, aux choix économiques et aux conditions de la paix
mondiale nous devons éviter de faire de l’effet de serre un
enjeu supplémentaire de conflit. Ce qui importe, c’est
d’organiser le débat démocratique et de construire une
réelle capacité collective d’action. L’objet de cette
conférence n’est pas d’exprimer une quelconque
préférence mais de décrire sans exclusive les
stratégies possibles et, à partir d’un exercice de
quantification des émissions à l’horizon 2050,
d’identifier les voies possibles, celles sans issue puis de
hiérarchiser les propositions techniques.
La prospective
énergétique vue par Pierre Radanne, ancien
président de l'ADEME (powerpoint téléchargeable)
Mercredi 16 juin, de 17h45 à 20h00 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 07 - Energie : "Perspectives de la fusion nucléaire"
par Jean-Louis BOBIN, Professeur à l'Université de Paris VI "Pierre et Marie Curie", et Paul-Henri REBUT, ancien Directeur des programmes JET et ITER.
Depuis
les années 1950, des chercheurs s’efforcent de reproduire sur
Terre et de façon contrôlée, les mécanismes
à l’origine de l’énergie des étoiles :
réactions de fusion d’isotopes de l’hydrogène dans un gaz
chaud fortement ionisé (plasma).
Deux filières se sont développées le long de deux
voies prometteuses dégagées à la fin des
années 1960 : fusion inertielle (lasers) et confinement
magnétique dans des configurations toriques (TOKAMAKS). De
grandes installations (Laser Mégajoule, I.T.E.R.) sont en
chantier et devraient produire, d’ici 2025, des résultats
significatifs quant à la viabilité scientifique et
technique de la fusion. En particulier ITER devrait produire des
puissances thermiques au niveau déjà de celles d'un petit
réacteur (400 MW).
La viabilité économique dépendra de l’état
du marché de l’énergie à la fin du XXIe
siècle.
Jeudi 10 juin 2004 à 17h45 à l'ISEP -
Club 14
Utopie : L’UTOPIE DE L’INTEGRATION Par Jacqueline COSTA-LASCOUX
Directrice de Recherche au CNRS,
Membre du Haut Conseil à l’Intégration,
Membre de la Commission sur l’application du principe de
Laïcité
dans la République (Commission STASI)
- Mercredi 9 juin 2004, 17h30 à l'ESA (European Space Agency), 8-10 rue Mario Nikis, 75738 Paris Cedex 15
Club 06 - Espace, "Pourquoi retourner sur la lune?"
par Alain DUPAS, Président du Club 06 de Prospective 21OO.
Alors que
les robots martiens font « la une » de la presse, c’est
l’homme sur la Lune qui redevient la priorité de
l’Astronautique. Le 14 janvier 2004, le Président George W. Bush
a fait de la Lune la première étape d’un projet ambitieux
d’exploration du système solaire par les Etats-Unis, avec des
robots mais surtout des astronautes. Certes, Mars, l’objectif mythique
par excellence, est en filigrane du nouveau plan américain. Mais
c’est bien la Lune qui va concentrer l’essentiel des efforts spatiaux
civils dans le monde au cours des deux prochaines décennies.
Comment s’explique ce changement majeur de stratégie, trente et
un ans après que le dernier vaisseau Apollo ait quitté la
Lune ? S’agit-il simplement de sauver la NASA, plongée dans une
crise sans précédent après la destruction de la
navette Columbia le 1er février 2003 ? Ou bien la Lune
présente-t-elle un intérêt propre, qui justifie d’y
retourner plutôt que de viser directement Mars ? Cette
conférence vise à répondre à ces questions,
dans ses différents aspects : politique, technique,
scientifique. Elle traitera en particulier :
-De la crédibilité et de la pérennité du
plan du président George W. Bush
- Du
problème que la nouvelle stratégie américaine, si
elle voit effectivement le jour pose aux Européens
- De l’intérêt scientifique et technique de la Lune, dans
la perspective de l’exploration du système solaire
- Des perspectives à long terme de développement
stratégique et économique de l’espace Terre-Lune
Mercredi 2 juin 2004, 17h30 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 10 - Solidarité et santé, "Bioéthique: que reste-t-il du principe humanité"
par Gérard HUBER, Président du Club 10 de Prospective 21OO.
La bioéthique est l’étude des
catégories que le sujet de la loi mobilise pour penser les
nouvelles réalités anthropologiques qui résultent
de l’interaction des sciences du vivant et des règles et mœurs
de la société. Mais ce sujet n’est pas contemplatif ni
illimité. Il est nécessairement dominant et
limité, du fait qu’il est partie prenante des sujets qui vivent
ces réalités. Telle est la mutation
représentationnelle, la représentation mutée du
sujet à laquelle celui-ci se trouve immédiatement et
irréversiblement confronté. Une des illustrations les
plus évidentes en est la conceptualisation récente de la
notion de «crime contre l’espèce humaine» qui se
veut le pendant de celle, déjà plus ancienne, mais non
moins décisive, de celle de «crime contre
l’humanité» et qui, comme cette dernière notion,
est destinée à entrer dans la loi.
Le sujet moral et politique vient, en effet, de promouvoir une nouvelle
auto-représentation du sujet en établissant une
distinction entre «humanité» et «espèce
humaine», dont il est encore loin de penser l’intensité et
la profondeur, mais qui semble l’arranger, au moment où il tient
à perpétuer un concept d’homme non déformé
par les menaces que le clonage humain, et, de manière
générale, l’interventionnisme génétique sur
le génome humain, font peser sur lui.
Puis le sujet juridique et le législateur s’en sont
emparés pour tenir une position de justice organisatrice des
relations humaines, mais aussi de la recherche cellulaire et
génétique, respectueuse de l’ordre public, des bonnes
mœurs, des règles de parenté, bref de l’ordre symbolique,
en enrichissant son arsenal juridique de la notion de «crime
contre l’espèce humaine». Cette conférence a pour
but de faire l’archéologie bioéthique des notions de
“crime contre l’humanité” et de “crime contre l’espèce
humaine” et de faire surgir l’aporie du raisonnement qui les fonde,
aporie que je résumerai en ces termes : assurer la permanence du
concept d’Homme en le renouvelant de fond en comble par la distinction
destructrice entre «espèce humaine» et
«humanité».
- Mercredi 26 mai 2004, 17h30 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 07 - Energie, "Energie et développement durable"
par
Alexandre ROJEY, Directeur Développement Durable de l'IFP
(Institut Français du Pétrole)
La fourniture d'énergie est actuellement
assurée très majoritairement par des combustibles
fossiles, pétrole, gaz naturel et charbon. Ces combustibles
fossiles vont continuer à jouer un rôle important dans les
années à venir.
Dans ce contexte, il s'agit de mettre en place des solutions
compatibles avec les perspectives du développement durable en
assurant la fourniture à long terme d'énergie dans des
conditions économiquement acceptables, tout en préservant
l'environnement à l'échelle locale ainsi qu'à
l'échelle globale.
Au cours de la conférence, de nouvelles options telles que
hydrogène, biomasse, capture et séquestration du CO2,
seront examinées. L'évolution du système
énergétique et la mise en place d'une transition
compatible avec les impératifs de développement durable
seront également évoquées.
- Mercredi 12 mai 2004, 17h30 à l'ISEP, 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Club 07 - Energie, "Transport de l'énergie électrique: des techniques pour demain"
par Lucien
DESCHAMPS, Secrétaire Général de Prospective 21OO.
L’évolution prévisible des ressources
d’énergie et des besoins dans le monde au XXIe siècle
dans un contexte de développement durable devrait conduire
à la réalisation progressive d’un réseau
électrique mondial mettant en oeuvre des liaisons de grandes
puissances (jusqu’à quelques GVA) de toutes longueurs, voire
intercontinentales.
Quelles sont les techniques de transmission d’énergie
électrique susceptibles de satisfaire de tels besoins ?
Après un rappel des concepts de transport de l’énergie
électrique, l’exposé présentera une classification
de ceux-ci ainsi que les différentes technologies
associées. Des recherches sont effectuées dans ce domaine
depuis près d’une quarantaine d’années. Où en
sommes nous aujourd’hui ? Quelles sont les voies prometteuses pour le
futur tenant compte aussi des exigences d’environnement et de
développement durable ?
Lignes aériennes, câbles isolés à isolant
solide ou gazeux à refroidissement naturel ou forcé,
câbles supraconducteurs, guides d’ondes VHF, TESF, Lasers, seront
considérés ainsi que les perspectives du courant continu.
Les principales performances et limites techniques de ces
matériels seront évoquées et comparées.
- Mercredi 7 avril 2004, de 17h45 à 20h à l'ISEP
"Les enjeux géostratégiques de l'eau"
par Jean-Charles ABBE, Directeur de recherches au CNRS, Chargé du Développement en Pays de Loire, Bretagne, ECRIN.
L’eau
est une ressource naturelle, renouvelable, abondante sur notre terre
mais en quantité finie et dont seulement une faible partie est
propre à la consommation humaine. Du fait du
développement économique, l’eau devient une denrée
de plus en plus convoitée et le partage, l’appropriation des
ressources engendrent des problèmes cruciaux qui suscitent la
crainte de conflits majeurs. En un siècle, la population
mondiale a été multipliée par 3 et la consommation
d’eau par 6 ; certaines hypothèses avancent que cette
dernière pourrait croître de 600% en deux décennies
!
On considère de plus en plus l’eau, élément vital,
comme le problème fondamental de ce siècle, même si
dans nos pays développés, habitués au confort et
à l’abondance, la prise de conscience tarde à se faire
jour. 12% de la population mondiale, essentiellement dans les pays
industrialisés, utilisent 85% de l’eau consommée dans le
monde. Plus de 1,5 milliards d’habitants n’ont pas accès
à l’eau potable et chaque jour des milliers de personnes, dont
beaucoup d’enfants, en meurent.
L’eau est bien devenue un élément géopolitique
incontournable.
Mercredi 28 Avril à 17h30 à l'ISEP -
Club 05- Métrologie du quotidien, Incidences de l'accord de reconnaissance mutuelle en métrologie
par Georges BONNIER, Directeur Adjoint de l'Institut National de Métrologie (CNAM), Président du club 05
Pendant de très nombreuses années, les liens entre la métrologie du quotidien et la métrologie scientifique se sont limités aux domaines des mesures de grande exactitude. Le raccordement aux références nationales n’était formellement établi que pour les étalonnages de très haut niveau. Les laboratoires nationaux qui avaient la charge de la réalisation des étalons du SI formaient un petit groupe de scientifiques qui travaillaient entre eux de manière très étroite et très ouverte.
Il y a une dizaine d’année est apparu le besoin de formaliser le raccordement de toutes les mesures au étalons du SI, en mettant en place la traçabilité aux références nationales . En même temps était établi le degré d’équivalences entre les références nationales de tous les pays. C’est ainsi qu’est né, en 1994 le MRA : L’Arrangement de Reconnaissance Mutuelle.
Cet accord a pour but de faciliter les échanges commerciaux par l’utilisation de la reconnaissance internationale des certificats d’étalonnages.
Ainsi une certaine forme de pression « commerciale » s’est trouvée introduite dans un domaine où l’objectivité est la règle, les buts et les méthodes de travail de la métrologie de la métrologie scientifique en sont affectés. Nous en examinerons les conséquences pour le futur.
Mercredi 24 mars 2004, ,
Club 06 - Espace, "Potential of future space activities to meet global challenges".
par John
MANKINS, Responsable des programmes avancés de la NASA USA,
Avec le parrainage de IAA et IAF
Meeting
future global challenges will require significant advances in
technological and engineering capabilities.
Space activities have a real potential to make a significant
contribution to meeting those challenges but only if they are
stimulated appropriately by ambitious goals and objectives that may be
set b