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Les Conférences à venir
Conférences à Venir :
Conférence
21OO N°83
Cités Marines : La
renaissance
Par Jacques ROUGERIE
Architecte, www.rougerie.com
Mercredi 2 Juillet 2008 à 17h45
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème,
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
Depuis le dernier Cités Marines (Monaco, 1995),
l'évolution de
l'urbanisation en mer a connu des avancées probantes à
travers des
grands projets marquants. Si les plus médiatiques ont
été développés à
Dubaï, avec la création des Palm Islands et de The World,
d'autres
projets significatifs ont vu le jour ces dernières années
mais
essentiellement sur le principe du remblais (The Pearl au Qatar, nouvel
aéroport de Séoul en Corée, projet Yulin à
Taïwan, divers projets au
Japon… et plus près de chez nous l'extension de
l'aéroport de Nice).
C'est surtout dans les pays émergeants (Emirats Arabes Unis,
Chine,
etc.) que l'on voit se développer ces projets pharaoniques et
avant-gardistes.
Plus récemment c'est à la Principauté de Monaco
que revient la palme de
l'innovation en mer, avec son fameux concours d'urbanisation en baie de
Monaco qui a vu s'affronter, les plus grands noms de l'architecture
mondiale. Parmi ces derniers, Jacques Rougerie,
sélectionné pour ce
concours international hautement symbolique du fait du mandat
environnemental très fort imposé par SAS Albert II..
Toujours à la pointe de ce type d'architecture
spécifique, l'architecte
français poursuit sa réflexion et son travail
d'innovation avec des
projets comme City in the Ocean, à Abu Dhabi ou l'hôtel
Papillon,
dessiné pour les rivages de la mer… Caspienne.
Il fera, au cours de cette nouvelle conférence Cité
Marines, un tour
d'horizon des nouveaux projets en la matière, que ce soit du
point de
vue des avancées technologiques comme de l'émergence de
nouveaux
concepts novateurs.
Conférence
21OO N°84
La
Bataille pour l’esprit
Par
Psychanalyste,
Ecrivain, Professeur à l'Institut d'Études Juives
Élie Wiesel,
Président du Club "Santé Solidarité" (Prospective 21OO).
Mercredi 1er octobre 2008 à 17h45
S'il est bien une question
prospectiviste, c'est celle de l'esprit. Qu¹est-ce qui nous prouve
que, dans
vingt ou trente ans, nous ne serons pas pareils aux âmes mortes
de Gogol dont,
cette fois, la technique aura tiré bénéfice pour
s¹épanouir, pour qui, pour
quoi ? Cette question doit être posée de manière
réaliste, à un moment où la
technique rejoint l'acte. Freud concluait "Totem et Tabou" sur le
vers de Goethe : "Au commencement était l'acte" (Faust I, v.
1238),
ce qui signifiait que nous vivons toujours dans son après-coup.
Or, lorsque la
technique oblige à l'acte, elle pousse à la croyance en
une dissolution de
l'après-coup et en une remontée d'avant l'acte.
Perspective du Surhomme
nietzschéen s'il en est. À cette nouvelle étape du
Tragique qui, contrairement
à toutes les autres QUI se nient comme telles, correspond un
risque majeur : la
croyance en l'obsolescence de l'esprit. Mon propos est donc de poser la
question de la préservation de l’esprit.
Je n'ignore
pas qu'on
peut opposer à cette problématique le foisonnement des
activités dites
"spirituelles" (retour à la religion, nouvelles croyances etc.)
ou
bien la conviction qu'une telle question est insoluble, parce qu'elle
n'existe
pas. Mais, toutes les croyances qui visent une psyché de masse
sont
"acritiques". Par ailleurs, contrairement à ce qu’affirmait
Marx, ce
n’est pas seulement quand l’humanité peut
résoudre des problèmes qu'ils existent, ni quand
elle peut les résoudre
qu¹elle se les pose. Pareils fantasmes d’omnipotence ont conduit
l’économiste à
promouvoir la dictature politique du prolétariat, et l’on sait
où cela a mené.
Non, les problèmes que l¹humanité se pose n’ont pas
d’âge. Ce qui veut dire
qu’elle ne se pose que des problèmes qu’elle ne peut pas
résoudre
immédiatement. Le développement du cerveau de l’homme a
rompu l’équilibre
environnemental dans lequel son animalité était
installée. Ce serait un
désastre de réduire les capacités
cérébrales et psychiques à leur plus simple
expression ; il faut au contraire les développer et les
consolider. L’erreur
est ici de croire que ce renforcement n’est qu’un acte religieux ou
technique.
En fait, pour le cerveau-psychisme, cela consiste à modifier
l¹identité qu’il
s’est donné auparavant, en prenant en compte tous les
composantes qui font
qu’il fonctionne et sans lesquelles il ne fonctionne pas, ni comme
cerveau, ni
comme psychisme. Il s’agit des perceptions, émotions, fantasmes,
délires et des
jugements de réalité. Bien sûr, il est plus
compliqué d’appréhender les
problèmes en ayant essentiellement à l’esprit le sens de
la souffrance,
celle-là même qui accompagne toute survie, mais, sauf
à croire en l’illusion
que l’être humain vivra un jour sans souffrance, c’est la seule
possibilité
pour qui veut ne pas vivre comme une âme morte.