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C'est se tirer une balle dans les pieds, cela ne servira
à
rien, Bref, ce n'est pas sérieux, passons à autre chose ! Bien au contraire,
cela peut présenter des avantages et c'est un préalable sans doute nécessaire à une coopération internationale ! Combien
cela
coûtera-t-il à mes électeurs ?
Merci de nous faire part de vos commentaires, de nous signaler des erreurs éventuelles
Il y a ceux qui sont tellement conscients du problème qu'ils disent qu'il faut modifier profondément nos comportements, diviser par huit les émissions américaines, utiliser le vent et le soleil, mettre un impôt mondial, fixer des quotas d'émission pour tous les pays du monde en commençant par les plus riches et mettre en place un marché de permis d'émettre du gaz carbonique etc. L'ennuyeux, c'est qu'en général on ne dit pas combien cela coûte ni qui doit payer ni surtout qui doit décider. Il y a aussi ceux qui, voyant que c'est un problème mondial et qu'à part le marché, ici inefficace, il n'existe pas de moyen de décision mondial pensent... qu'il est plus utile de se préparer aux effets du changement climatique que d'oeuvrer à les prévenir. En conséquence, on entend beaucoup de paroles et l'on
voit peu
d'actes. Comment sortir de cette impasse ou comment réduire ce grand écart ? Voici notre raisonnement : Si l'on attend avant d'agir que tous les pays agissent ensemble, on ne fera rien ; donc voyons ce que cela donnerait si la France décidait d'agir seule. On se voit alors gratifié de cinq bonnes surprises - en étudiant le sujet, nous avons effectivement reçu ceci comme autant de bonnes surprises : première bonne surprise:
c'est
possible sans "se tirer une balle dans les pieds" deuxième bonne surprise
: c'est techniquement possible sans perturber nos genres de vie
troisième bonne
surprise
: l'Etat et les collectivités locales ont la capacité
de prendre les décisions utiles et suffisantes quatrième bonne surprise : cela ne coûte vraiment pas cher Deux façons de calculer le coût : pour un ménage et pour l'économie française en général. Pour l'économie française en général, c'est moins de 1 % ou 1,5 % du PIB : voir ici. sans tenir compte des effets d'entraînement d'un tel programme ni de tous ses effets externes. Pour un ménage : Un ménage dépensera un peu plus pour
l'énergie
: par rapport à la situation de mi 2005, les
dépenses
annuelles d'un ménage qui consomme chaque année deux ou
trois
tep (tonnes d'équivalent pétrole), par exemple 1000
litres
de carburant et 1500 litres de fuel, augmenteraient chaque année
de 20 à 30 € alors que le SMIC augmente de 200 € (en euros
constants, en gros : 2 % de 10000 €). Au bout de 30 ou 40 ans, la
hausse serait, pour un ménage et par rapport à
aujourd'hui,
de 1000 euros, alors que le SMIC aura augmenté dix fois plus. Par
rapport à un pétrole à 50 €/bl, l'augmentation
des dépense annuelles d'énergie d'un ménage
qui consomme 2,5 tep par an serait dans 30 ou 40 ans de 500 à
600
euros. Cette dépense sera partiellement compensée de deux
façons. cinquième bonne
surprise :
sans même parler de l'effet de serre, cela pourrait
présenter des
avantages pour notre pays - voir néanmoins ici une argumentation "à charge et à décharge" car il faut se méfier de ce qui paraît intuitivement évident. l'autonomie énergétique : seulement un quart de notre énergie dépendra des importations : les stocks actuels suffiront à une autonomie de neuf mois au lieu de trois ; et, même si nous étions durablement privés d'énergie fossile, nous pourrions nous chauffer, à l'électricité et au bois, et nous déplacer, à l'électricité et au biocarburant. Nous serons préservés de tensions prévisibles sur le pétrole, qui seront très fortes des emplois
attachés au sol donc non délocalisables : les "trente
glorieuses" (1950-1980) ont été des années de
reconstruction
et d'équipement de notre pays ; aujourd'hui notre pays est
équipé
de routes, de ponts, de maisons, de voitures, de lave-linges,
d'hôpitaux,
d'écoles, de musées etc. Les seuls emplois dont on est
sûr
qu'ils ne seront pas délocalisés sont ceux du commerce
(et
encore, avec internet ... ) et du service à la personne. Or pour
réduire nos émissions de gaz carbonique, il faut à
notre pays un autre type d'équipement qui demande des
qualifications
de toute nature : agriculture et sylviculture, constructions
industrielles
(production de biocarburant, centrales nucléaires...),
bâtiments
et travaux publics (isolation des bâtiments, réseaux de
chaleur,
infrastructures ferroviaires...) etc. Ces emplois seront largement
financés
par une diminution de notre "facture pétrolière", c'est
à
dire l'argent que nous versons aux pays producteurs. Nous
avons chiffré cela ici sans oublier que la création
d'emplois
dans un secteur ne veut pas dire que une création d'emplois dans
l'ensemble de l'économie. une bonne position
sur la scène
internationale Voyez le raisonnement
: il y a trop d'énergie fossile pour ce que l'atmosphère
peut recevoir de gaz carbonique sans trop chauffer ; si nous ne savons
pas ne plus en avoir besoin, un jour, nous en serons privés par
les pays détenteurs. C'est ainsi que la question de la
sécurité d'approvisionnement réapparaît, non
pas du fait de l'épuisement des ressources, mais à cause
de l'effet de serre. Faisons le point : Une action internationale est nécessaire ; si chaque pays attend les autres, rien ne se passera ; si la France agit seule, cela n'a pas d'effet sur le changement climatique ; elle peut agir (elle en a la possibilité technique et elle a la capacité de décision nécessaire) ; ce n'est pas cher et cela présente des avantages, hors effets de serre, qui devraient suffire à justifier la dépense supplémentaire - cela relève de l'appréciation des responsables politiques et de l'ensemble des citoyens ; ici nous nous bornons à leur donner des informations. Et complétons : Si la France s'engage, elle montre que c'est possible ; cela peut donc susciter une coopération, d'abord limitée à quelques uns puis s'élargissant à d'autres. En Europe, c'est comme cela que s'est fait Airbus, après la Caravelle et Concorde, de même dans le domaine spatial ; ce fut le même processus pour le contrôle aux frontières (Schengen, commencée par un accord à deux), le corps d'armée européen, la fabrication d'armement. Aujourd'hui, ce mode de progression de la coopération en Europe est reconnu comme un moyen d'approfondissement de l'Union européenne sous le nom de "coopération renforcée". Une telle coopération sera rendue plus facile si la
France s'engage,
même seule. D'ailleurs, elle ne sera pas seule puisque d'autres
pays
se sont déjà engagés, en augmentant la
fiscalité
de l'énergie par exemple. Voici ce que
pourraient
être les pemières décisions à prendre
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| Le monde attend la France
On doit constater que depuis Rio ou Kyoto, il ne s'est rien fait de concret : beaucoup de réflexions d'économistes, beaucoup d'études scientifiques, beaucoup de discours, beaucoup de projections, mais pas de décisions concrètes, ni en France ni dans les autres pays. "La maison brûle et nous regardons ailleurs". Sur ce site, nous avons pris comme règle générale de ne pas "faire de morale". Cela dit, n'avons-nous pas le devoir d'agir pour éviter des situations dramatiques ?Donc, ne parlons pas de morale et, soyons pragmatiques. Certains pays, non des moindres, n'ont pas un intérêt direct à réduire leurs émissions de gaz carbonique. D'autres n'en ont pas la possibilité - bien au contraire, leur développement économique s'accompagnera de fortes augmentations d'émissions. On ne peut donc pas attendre qu'un accord émerge de la convergence des intérêts de chacun. La morale suffirait-elle ? Ce fut le rêve de Kyoto ; ce rêve est terminé - ou différé, à tout le moins. Pour parvenir à une action d'ensemble, il faudra donc une pression. La morale ne suffisant pas, cette pression peut-elle venir de la force ? C'est impensable. Elle ne peut être que politique ; pour cela, elle a besoin de pouvoir s'appuyer sur l'exemple. Ce n'est qu'après avoir montré concrètement, effectivement, que nous diminuons nos émissions de gaz carbonique que nous pourrons convaincre d'abord d'autres pays de l'Union européenne puis, enemble, d'autres pays de la planète. Pour toutes ces raisons, le monde - en particulier ceux qui ont peu de possibilités économiques - attend un exemple fort des pays développés, notamment de la France, qui aime à se porter en avant dans les grands combats. Or notre pays peut le faire et a intérêt à le faire, même si cela ne devait avoir aucun effet sur les émissions globales. Une action de la France peut à la fois répondre à un souci moral et à son propre intérêt. Saisissons donc cette chance !
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sans risques de se tromper voir argumentaire
Rappel : pourquoi agir : Pour ce qui est du changement climatique, la situation mondiale est grave ; seule une action mondiale peut avoir un effet sensible sur le climat mais les décisions sont nationales. Il faut donc une coopération. Mais cette cooopération ne peut commencer que si quelques pays ont montré leur détermination. La France peut agir
seule. Cette
action ne lui coûte pas cher et présente des avantages,
hors
effets de serre, qui suffisent à la justifier. Si les
responsables
politiques sont convaincus que la population acceptera d'être
obligée
de payer un peu plus cher son énergie, tout va bien. Sinon,
il faut aller ici L'orientation est tracée : nous
proposons ici une cible, un tableau
croisé
des ressources et des emplois de l'énergie réalisable
dans
les trente ans ; certes la réalité sera
différente,
puisque la trajectoire évoluea en fonction des circonstances,
mais
ce tableau donne l'orientation. Les mesures proposées sont
progressives
; elles seront prolongées et amplifiées ou au contraire
modérées
en fonction de l'expérience : évolution de la
consommation,
prix mondial de l'énergie, apparition de nouvelles techniques
etc. Alors, que décider de suite ? Voici quelques décisions qui vont
assurément
dans le bon sens :
Autres
décisions pour diminuer nos émissions de gaz à
effet de serre - pour développer les réseaux de chaleur : une méthode simple : obliger les distributeurs de carburants à incorporer dans le carburant non pas du biocarburant mais de la "bioénergie" ; pour cela il pourront incorporer du biocarburant ou faire une dotation financière à un fonds qui financera des réseaux de chaleur alimentés à la biomasse (ce qui libèrera du fioul qui est une très bonne base pour faire du gazole). Ce sera trois ou quatre fois plus efficace que de produire du fioul à partir de biomasse ! - pour développer la production de la biomasse, l'augmentation du prix ne suffira pas : sans apporter d'aides supplémentaires, il faudra les adapter - consacrer des fonds importants à la recherche et la mise au point de véhicules bi-énergie (électricité et carburants liquides) et à la production de biocarburants - décider le lancement de capacités nucléaires suffisantes ; cette capacité se calcule par différence, une fois épuisées les capacités de production d'énergie "sans carbone" ; le scénario "diviser par trois" conduit à penser qu'il faudrait lancer deux groupes nucléaires par an : la PPI, programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité, décidée l'an dernier ne prend pas comme objectif une forte diminution des émissions françaises de gaz à effet de serre. - veiller à la compétence des professionnels qui conseillent les particuliers sur leur consommation d' énergie - évaluer les investissements publics en retenant que le coût de l'énergie est supérieur de 400 €/tep à son prix lorsque le pétrole est à 50 $/bl et avec un taux d'actualisation respecteux du long terme, environ 3 % (en monnaie constante) : cela montre beaucoup mieux l'intérêt des infrastructures : transport ferroviaire, canaux, réseaux de chaleur. Il est très satisfaisant que la Commissariat général au Plan recommande ans un rapport daté de janvie 2005 de retenir 4 % pendant 30 ans, la valeur devant ensuite diminuer et se rapprocher de 2 %. - proposer aux
autres
Etats européens des "coopérations renforcées" ou,
mieux, le même genre de coopération que les accords de
Schengen ou que la coopération dans le domaine de l'armement sur
ces sujets, en particulier sur la fiscalité du carburant des
transports
routiers et la recherche sur les véhicules bi-énergie.
Thèmes de ces coopérations : la recherche (biocarburants,
captage et stockage du CO2), la fiscalité des transports
routiers, les véhicules bi-énergie, la construction de
centrales nucléaires. Ces décisions progressives
permettront
à chacun de s'adapter ; Pour fortement
diminuer nos émissions, La question critique
est donc
aujourd'hui :
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