| Henri
Prévot Ingénieur général des mines |
Voir avertissement et remerciements |
Création
: le
25/04/04 mise à jour 09/10/08
Quoi
de
neuf ? |
Une présentation de Trop de pétrole ! dans la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008
|
Les lignes qui suivent ont
été ajoutées fin septembre 2008 à la veille
de débats importants au Parlement
Ce site a été créé il y a
plus de quatre
ans; il s'est, depuis, enrichi de plusieurs strates d'informations ou
de commentaires - et un peu alourdi . J'ai réuni
et
organisé les analyses et propositions dans un livre "Trop de
pétrole !", qui a reçu un des grands prix de
l'Académie des sciences morales et politiques -voir
ci-contre.j'ai introduit un texte bref et dense: analyse et propositions. Les idées qui fondent ce site sont toujours d'actualité : avoir une vision d'ensemble des ressources et utilisations d'énergie, évaluer les coûts, rechercher ce qui coûte le moins cher sans pénaliser notre industrie (pour avoir une vue d'ensemble du site, cliquez ici). Aujourd'hui, l'enjeu est de passer du Grenelle de l'environnement à la loi, de passer des propositions aux décisions concrètes ; ces lois sont "Grenelle 1", "Grenelle 2" et la loi de finances . Le Grenelle de l'environnement a eu le grand mérite de confronter tous les points de vue au cours de réunions où toutes les parties prenantes étaient représentées : entreprises, syndicats, associations d'écologistes, élus, administrations. Toutes se sont effectivement écoutées. Des propositions en sont sorties en grand nombre. Après ce coup de chapeau à une opération réussie, il est permis d'ajouter que deux sujets ont été évités : le coût des propositions et le nucléaire. En réalité, le nucléaire permettra d'aboutir au résultat recherché sans que cela ne coûte trop cher : le nucléaire sauvera le Grenelle ! Ce n'est pas une plaisanterie. En écrivant "Trop de pétrole !" en 2006, je sentais que le vent qui s'opposait au nucléaire allait changer de sens ; le risque pourrait être, bientôt, qu'on oublie que le nucléaire présente un risque. Ceux qui ne l'aiment pas feraient mieux, désormais, de prendre acte du fait que la lutte contre l'effet de serre rend le nucléaire inévitable et fort utile, et employer toute leur capacité de contestation pour faire en sorte qu'il soit le plus sûr possible. Alors, même en situation financière tendue, il ne coûtera pas trop cher de beaucoup diminuer nos émissions et, en même temps, d'acquérir une autonomie énergétique presque complète. Pour passer aux décisions voici quelques recommandations de méthode : - Ne pas perdre de vue l'objectif, qui est d'éviter, non pas la consommation d'énergie, mais la consommation d'énergie fossile ; raisonner en ayant une vision globale de l'énergie. - Ne pas considérer l'électricité comme une matière homogène alors que son utilité va de 1 à 50 selon les moments où elle est consommée et selon la façon dont elle est produite. - Que l'Etat fixe des critères de "bonne action climat", des critères faciles à comprendre et indépendants du prix du pétrole. - Que les aides publiques soient ajustées pour être suffisantes sans être excessives . - Décloisonner l'action publique : le cloisonnement, par type de produit, par technique, etc. est source d'inefficacité et incitation au jeu des lobbies. En se fondant sur ces règles de base il est possible de faire des propositions très structurées, applicables de suite. Sous une forme très ramassée voici une analyse et des propositions. Ci-dessous, une présentation de l'ensemble du site |
Les trois piliers de la lutte contre
l'effet de serre :
Pour éviter 100 Mtep fossile par an : économies d'énergie : 35 % biomasse : 30 % autres renouvelables : < 10 % nucléaire : 25 % le surcoût du biocarburant en 2008 pour les contribuables et les consommateurs :3 milliards d'euros pour éviter l'émission de moins de 2 millions de tonnes de carbone. Va-t-on recommencer avec le photovoltaïque ? Les réglementations seront-elles ruineuses, donc inappliquées ? Cloisonner l'action publique, c'est protéger le terrain de jeu des différents groupes de pression. Il est regrettable que l'Etat n'ait pas de critère pour distinguer ce qui est utile et ce qui est trop coûteux ! Le but : éviter d'ici 30 ans la consommation de 100 Mtep/an d'énergie fossile - 85% du résultat seront atteints grâce à des produits et des services : isolation, véhicules hybrides, etc. - moins de 15 % par un changement de comportement |
||||
Ne pas essayer de tirer le bois de la forêt : la demande bloque l'offre ! Pour avoir plus de bois il faut le pousser hors de la forêt.
J'ai consacré tout
un livre à le montrer et à l'expliquer !
Vrai ou faux ?
- Le monde va manquer de carbone fossile - vrai, faux ?
- Pour son énergie, un ménage dépensera en plus chaque année 20 €, 50 €, 100 € ?
- Il faudra
circuler moins
- vrai, faux ?
Diviser
par trois
en 30 ou 40 ans nos émissions
de gaz carbonique
| En librairie, le Seuil TROP
de PETROLE !
Energie fossile et réchauffement climatique Couverture Table des matières commentaires présentation par J.P. Dupuy |
et devenir autonome -
à
80 % - en
énergie
- même si la France agit seule - avec des
technologies
connues
et sûres |
| Trop de pétrole ! est primé par l'Académie des sciences morales et politiques |
|
- sans pénaliser notre industrie - avec une stabilisation de la consommation finale globale d'énergie |
- en utilisant pleinement les possibilités de la biomasse, du chauffage solaire et de la géothermie
- avec plus d'électricité "sans carbone" (nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique)
Il suffirait que le prix du gazole se stabilise à 1,5 ou 1,6 €/litre.
comme si le pétrole devait rester au-dessus de
120 ou 130$/bl - si l'euro est à 1,5 $ - 100 $/bl si l'euro
est à 1,25 $
Si le prix du pétrole baisse, le
prix à la consommation finale du fioul, du gaz et du carburant
baisserait également
pour remonter ensuite de
façon programmée et progressive.
|
L'essentiel
Trop de
pétrole ! (Seuil, 2007))Une présentation Des commentaires Dans la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008 - Faites vous-même votre scénario ! à
ne pas manquer !
- Sujets
sensibles et controversésce n'est pas
ce qui manque !
- Des erreurs courantes - Des coûts et des prix ce dont peu
de monde ose parler !
- Un premier aperçu du site - Le plan du site Dans la revue Esprit (février 07) - diviser par deux ou trois nos émissions de Heni Prévot - "prévenir la catastrophe", un entretien avec J.P. Dupuy Commentaires sur Pour un pacte écologique de N. Hulot, "Ma planète" de C. Allègre - Des liens vers d'autres |
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|
Il ne dit pas non
plus ce qui
va se faire ; il montre une possibilité : la
réalité
sera donc meilleure ! Sauf indication contraire, les chiffres
sont donnés avec l'hypothèse que 1 € vaut 1,25 $ |
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1- Le scénario
une présentation générale dans le journal Le Monde le 26 octobre 2004 Présentation : pourquoi, quels effets, quel contenu ? Des constatations qui pourront paraître assez nouvelles ou surprendre 2- Le débat, les questions ouvertes
L'essentiel
des débats , à mon avis
D'autres
études : deux études de
forte
réduction de gaz carbonique, avec des commentaires 3- Les
décisions
pouvant être prises de suite On peut aussi passer par le quizzou le méli-mélo de thèmes intéressants Retour en haut de la page ; le plan du site |
|
Les pièces de base : sont un
article paru dans la Revue de l'énergie de
février 2004 et un tableau
synoptique |
| Le contexte mondial
et européen - La tendance d'ici trente ans : une étude de la Direction générale de l'énergie - le contexte européen et mondial : Eléments pour le débat - D'autres études de forte
réduction
des émissions : association Négawatt
; une étude préparée pour la
MIES
- D'autres
études : Sauvons le Climat, Négawatt, la
MIES, Sauvons le climat Commentaires sur "Pour un pacte
écologique" de N. Hulot et sur "Ma planète" de C. Allègre Quelques liens intéressants : GIEC, DGEMP, MIES, Manicore, Sauvons le climat Quelques commentaires sur l'actualité Des dossiers : - trois articles
présentant le scénario : dans Esprit,
Réalités
industrielles et la Revue de l'énergie
|
Le scénario de division
par trois des
émissions françaises
- Une présentation synthétique - Une présentation plus complète
:
Dans
Le Monde : une
présentation générale le 26 octobre 2004
Dans Sud-Ouest : pour une bonne utiliation dela biomasse
Dans les Echos : pour
un impôt carbone juste Dans Responsabilité et
Envrionnement : "intégrer tous les paramètres"
ou les méfaits de micropolitiques éclatées et peu
cohérentes, avril
2005 "Privatisation partielle d'EDF et
lutte contre l'effet de serre" : la privatisation
partielle d'EDF rendra-t-elle la lutte contrel 'effet de serre plus
coûteuse ? Les propositions qui pourront paraître assez
nouvelles ou surprendre Comment convaincre de s'engager,
même seuls
Les décisions recommandées par ce scénario |
|
Sur chaque sujet, une note brève et, le plus souvent, un renvoi vers un texte plus développé |
| Le monde dispose de
deux ou trois fois trop de fossile
Les sources d'énergie |
Au
sujet de l'économie
de l'énergie Les trois piliers de ce scénario A quel niveau porter le prix de l'énergie ? Quel effet sur le revenu des ménages et sur l'emploi ? Prix du carbone ou prix de l'énergie finale L'autonomie énergétique Le marché de l'électricité : privatisation partielle d'EDF et coût de la lutte contre l'effet de serre Sur les
décisions politiques |
Retour en haut de la page
; le plan du site
|
|
| Une forte réduction des émissions
de gaz carbonique
ne se fera qu'avec une augmentation
du prix à la
consommation
finale du prix de l'énergie fossile, carburant, gaz et fioul
- un rythme de 1 à 1,2 c€/l devrait suffire, en monnaie
constante, bien sûr. Un "impôt climat" serait
calculé pour que la hausse du préis à la
consommation fianle soit connue à l'avance et progressive.
Pour l'essentiel et en simplifiant, le scénario prévoit dans les trente ans qui viennent deux évolutions progressives et trois bascules technico-économiques. D'autres évolutions interviendront évidemment à plus long terme. Les évolutions
progressives au
fur et à mesure de l'augmentation du prix de l'énergie et
de la construction de logements neufs : - Les économies d'énergie de chauffage (meilleure isolation, et économie de chauffage dans les locaux qui ne sont pas occupés par exemple) - La pénétration croissante de la biomasse
dans le chauffage |
Les
trois bascules
technico-économiques - les techniques sont
connues ; les coûts correspondent à un pétrole
à environ 100 $/bl (si l'euro vaut 1,25 $) ; si le
pétrole est à 50 $/bl,
il faudra un impôt de 400 € par tonne de carbone. Ces "bascules" pourront être amorties et étalées dans le temps si ces formes d'énergie sont provoirement aidées ou font provisoirement l'objet d'obligations réglementaires avant que le prix à la consommation finale de l'énergie finale n'atteigne un niveau suffisant. - Le passage massif au biocarburant (avec utilisation complète de la biomasse) dans la limite des possibiltiés de production de biomasse - Le remplacement du carburant par de l'électricité pour la circulation en ville, avec des véhicules électriques ou bi-énergie alimentés en électricité et en carburant liquide - Le chauffage de base à l'électricité en mettant tout simplement une résistance électrique dans l'eau du chauffage central, le chauffage en période de pointe se faisant au gaz, au fioul ou au biofioul. On verra aussi se développer l'usage de la géothermie, notamment la géothermie de surface avec des pompes à chaleur. |
|
Pour la France, quels effets économiques, sociaux, stratégiques ? Une présentation synthétique |
| Pour stabiliser les
températures le monde devra laisser sous terre -ou y remettre- plus de la moitié du carbone fossile accessible : nous ne manquons pas d'énergie fossile : nous en avons trop il faudra diviser par deux les émissions mondiales ce qui, compte tenu de l'augmentation des émissions des pays en développement, suppose une division par trois ou quatre au moins des pays développés - la France a la possibilité, avec des techniques connues, de diviser ses propres émissions par trois en trente ou quarante ans, même si elle devait être le seul pays à le faire - un tableau croisé de ressources et des emplois
permet
de calculer le prix de
l'énergie
: 700 €/m3 de gazole hors impôts. Par
rapport aux
prix de mi 2006, une
augmentation
de 35 cme € par litre de carburant ou de fioul ; en 30 ou 40
ans, cela fait 1 cme €/l/an, 10 cme €/m3 - pour un ménage
qui consomme
1000 litres de carburant par an et l'équivalent de 1
mètre
cube de fioul en chauffage, par rapport aux prix de début 2006
c'est chaque
année une dépense supplémentaire de 20 euros
en monnaie constante ; cela pourrait être compensé par
une augmentation des revenus
grâce
à une augmentation de l'activité - il y aura des chocs de prix sur le marché mondial
mais, sur 30 ou 40 ans,
l'augmentation
prévisible du prix mondial de l'énergie ne suffira
pas - sauf si les pays détenteurs de ressources refusent de
vendre |
- il faudra donc combiner réglementation,
subventions et impôt.
Le
produit de l'impôt sur l'énergie fossile servira
à financer les subventions et une partie pourrait être reversée
aux communes qui feront des pistes cyclables, des
réseaux
de chaleur ou des schémas d'urbanisme économes en
énergie.
- si la France était seule à agir dans cette
direction,
cette réduction des émissions françaises n'aurait
évidemment aucun effet sur la température ; mais la
France
pourrait en tirer des avantages de nature
différente
: Pour une discussion sur ces "effets externes" d'un programme de lutte contre l'effet de serre, voir ici - il y a donc ici la matière pour un grand programme national, touchant toutes les catégories de la population. - l'action de la France seule est un
préalable qui suscitera une coopération
avec quelques autres pays ;
c'est ainsi que l'on a fait Airbus, Ariane, Schengen, le corps
d'armée
européen etc. Agir seule ? On peut lire
encore ceci
|
|
La méthode adoptée pour établir ce scénario en 2003 ; le contenu du scénario |
| Sur la
méthode :
prendre appui sur les aspects techniques sûrs, pour faciliter le débat - se donner un but puis voir comment l'atteindre - prendre appui sur les possibilités et les limites physiques - vérifier et démontrer la cohérence des hypothèses, notamment à l'aide d'un tableau croisé des ressources et des emplois - à ce jour (c'est encore vrai à la fin de 2007) peu de publications se sont pliées à cette contrainte, pourtant nécessaire au débat - associer aux quantités physiques des coûts - rester sur le plan technique : éviter de laisser penser que l'on prend parti au nom de la morale ou de sentiments - proposer ainsi une
base pour le débat : à
partir
de ce scénario il est extrêment facile d'en
produire d'autres, avec plus ou moins
de consommation, plus ou moins de biocarburant, plus ou moins
d'électricité
"sans carbone" etc. Les possibilités et les limites techniques - les ressources en biomasse sont largement supérieures à ce qu'on lit en général : voir ici - l'innovation s'introduira moins vite dans les bâtiments, qui durent en moyenne plus de 150 ans, que dans les voitures, qui durent 15 ans - pour les voitures, on sait faire des batteries tenant 50 km - on est sûr de pouvoir beaucoup augmenter la production par hectare de biocarburant - les coûts de l'hydrogène et du photovoltaïque sont encore prohibitifs ; les progrès éventuels ne sont pas connus. Pour un exposé complet, lire l'article de la Revue de l'énergie |
Les propositions
et les résultats du scénario
- ce scénario adopte l'idée de la voiture bi-énergie, reprise désormais assez souvent - autre proposition, plus nouvelle celle-ci : l'idée d'un chauffage bi-énergie, électricité en base, gaz ou (bio)fioul en pointe : cette idée est sans doute féconde ; elle ne pouvait apparaître qu'après avoir dit quel pourrait être le prix pour l'énergie à la consommation finale - on développe une argumentation pour montrer pourquoi le biocarburant de nouvelle génération est nécessaire à l'atteinte de l'objectif - alors que, pour une faible réduction des émissions par rapport à la tendance, le biocarburant est inutile et coûteux - ce n'est pas le biocarburant tel qu'il est produit aujourd'hui : on suppose l'utilisation de techniques de production de biocarburant très efficaces, au besoin avec apport de chaleur externe "sans carbone" pour utiliser comme matière le maximum de carbone organique - on développe une argumentation qui conduit à proposer une évaluation du prix de l'énergie à la consommation finale cohérente avec l'objectif - on évoque une forme originale de cogénération, en utilisant les eaux de refroidissement des centrales nucléaires comme sources froides de pompes à chaleur géantes alimentant un chauffage urbain - on a montré pourquoi la position à l'égard du risque nucléaire ne peut pas être mitigée : ou bien on le refuse absolument, ou bien on en tire parti au maximum - le scénario présenté conduit à un doublement de la capacité de production d'électricité "sans carbone", nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique ; "Trop de pétrole !" montre une division des émissions par deux avec une augmentation de la capacité nucléaire de 50 % - le scénario montre les actions essentielles et en chiffre les enjeux : ces actions sont assez indépendantes les unes des autres mais supposent toutes une hausse du prix de l'énergie à la consommation finale - le prix de l'énergie finale devrait en effet être porté à un niveau qui suffise à nous convaincre de mieux isoler nos logements et de reporter la consommation d'énergie vers le biocarburant, la biomasse, le solaire et l'électricité. C'est beaucoup moins cher qu'on le pense souvent. Cele ne se fera pas en un jour. Entretemps le produit de l'impôt servira à financer des incitations financières. - il est possible, au moins en ordre de grandeur, de calculer l'effet sur la création d'emplois et sur le revenu des ménages, déduction faite des dépenses liées à l'énergie. Les créations d'emplois ansi calculées ne sont pas des créations nettes car elles se substitueront à d'autres emplois. - ce scénario et, surtout, le
tableau croisé
des ressources et des emplois permettent de calculer facilement
d'autres scénarios
possibles ; par exemple moins
d'électricité
et plus de gaz de chauffage ou/et moins de consommation. |
| Toute observation est bienvenue |
D'autres études : Négawatt, facteur 4 (de la MIES), Sauvons le climat, "Trop de pétrole !"
Deux études visent une "division par quatre"
en
cinquante ans. En réalité, il s'agit en gros d'une
division
par quatre par rapport à une tendance alors que notre
"division
par trois" se calcule par rapport aux émissions actuelles et par
habitant. En fait la cible est à peu près la même
pour
les trois études (38 MTC pour la "division par trois" et pour
Négawatt,
32 pour la MIES). Une différence plus importante est que notre
scénario
est à échéance moins lointaine : 30 (ou de
façon
plus probable 40) ans contre 50 pour les deux autres, ce qui limite les
possibilités de séquestration du gaz carbonique et nous
interdit
d'envisager la séquestration et le photovoltaïque
notamment..
| L'association Négawatt
Cette association milite pour que la France fasse suffisamment d'économies d'énergie pour pouvoir diviser par trois ses émissions et en même temps s'affranchir du nucléaire ; parmi ses membres, on trouve des ingénieurs qui connaissent bien les sujets dont ils traitent. Elle adopte vis à vis du nucléaire une position radicale, tout à fait légitime ; j'ai eu plaisir à échanger sur ces bases avec ses responsables. Dans son scénario , qui est donc sans nucléaire, les émissions sont divisées par trois en cinquante ans. Ces réflexions sont extrêmement utiles mais le lecteur appréciera si les prévisions de consommation sont réalistes. En tous cas, au stade actuel, on constate que Négawatt n'a pas encore chiffré le coût de ses hypothèses, ce qui empêche le débat de progresser. Lire des commentaires sur ce scénario. Un tableau synoptique ressources-emplois permet de comparer aisément les hypothèses de Négawatt et celles du scénario de division par trois que nous présentons ici. |
Une étude "facteur
4" préparée pour la MIES et récemment
publiée
- début 2004.
Cette étude a fait l'objet d'une présentation dans le numéro de Responsabilité et Environnement daté de janvier 2004 . Elle fait état d'un grand nombre de scénarios faisant appel à plus ou moins de nucléaire ou de séquestration de gaz carbonique ou d'énergies renouvelables etc. L'objectif est de ramener les émissions de gaz carbonique de 106 à 32 MTC (38 MTC dans notre scénario) d'ici 2050 (2030 dans notre proposition). Elle a fait l'objet d'un exposé au cours d'un séminaire le juin 2004 (on peut voir quelques planches) On trouve des convergences avec notre proposition mais, au stade actuel, on regrette de ne pas voir de tableaux croisés des ressources et des emplois de façon à bien visualiser la cohérence d'ensemble. Ces tableaux croisés sont nécessaires pour comparer d'un coup d'oeil le scénario avec la situation présente ou d'autres scénarios et pour avoir une idée du prix de l'énergie cohérent avec ces scénarios. Par exemple le recours au photovoltaïque n'est envisageable que si les prix de l'énergie augmentent beaucoup. On peut lire une note de commentaires |
| Un scénario
de l'association Sauvons le Climat Ce scénario présente beaucoup de traits communs avec le scénario de "division par trois" présenté sur ce site : stabilisation de la consommation d'énergie d'ici trente ans, recours à la biomasse et à l'énergie solaire et, dans la mesure où c'est nécessaire pour diminuer les émissions conformément à l'objectif, production d'électricité nucléaire ou à partir de charbon avec séquestration. Deux différences notables : - le scénario n'envisage pas l'utilisation de l'électricité comme source de chaleur directement dans l'eau du chauffage central (qui sera la méthode la moins onéreuse pour se chauffer si l'électricité est produite au meilleur coût et vendue à son prix de revient) - ce scénario n'aborde pas la question des coûts de production et d'utilisation ; mais, à part ce qui est dit à l'alinéa précédent, les solutions qu'il retient sont celles qui coûtent le moins cher. |
Les scénarios
présentés dans "Trop de pétrole !" - le Seuil En rédigeant "Trop de pétrole !", je me suis rendu compte que l'objectif de division par trois en trente ans est très ambitieux. C'est pourquoi j'ai préféré parler d'une division par deux ou trois en trente ou quarante ans. Car l'important n'est pas de se donner un objectif rigide mais de bien indiquer la direction dans laquelle il faut s'orienter. Par ailleurs, il faut tenir compte de l'incertitude sur la disponibilité de biomasse et sur la façon dont la consommation réagira à l'augmentation du prix de l'énergie fossile à la consommation finale. Il y a également une incertitude sur la capacité nucléaire que la France acceptera. "Trop de pétrole !" présente donc - deux jeux d'hypothèses sur la consommation : ou bien cette consommation est à peu près constante, ou bien elle diminue de 10 % - deux jeux d'hypothèses sur la disponibilité de biomasse : 50 Mtep thermiques (l'hypothèse retenue ici est 57 Mtep) ou 35 Mtep thermiques. et dresse trois tableaux de ressources et d'emplois : l'un, comme ici, conduit à une augmentation de la capacité nucléaire de 80 % et à une division des émissions par trois( par habitant) ; les deux autres supposent que la capacité nucléaire augmente de 50 % et conduisent à une diminution des émissions de 50 % environ. |
retour à
"premier
aperçu"
retour à plan du site
|
Trois - au moins- de nos conclusions ne
font pas consensus :
- l'augmentation de la capacité nucléaire. Mais ceux qui voudraient "sortir du nucléaire" (une
position
cohérente) et ceux qui acceptent le nucléaire sans
vouloir
l'augmenter (position non
cohérente)
ne nous disent pas quel devrait être le prix de
l'énergie. - Et l'électricité éolienne, absente du scénario ? On peut lire pourquoi ici . Sauf démonstration contraire, si l'électricité nucléaire est acceptée, programmer au delà de 8 ans des éoliennes, c'est programmer davantage d'émissions de gaz à effet de serre que sans éoliennes. - Est-il vraiment de l'intérêt de la France d'agir si elle est seule ? Ou encore : après un procès à charge et à décharge, les effets de cette politique, hors l'effet de serre, sont-ils favorables ou défavorables ? Ce scénario ne
dit pas
ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les coûts
et
les avantages. |
|
Les
conclusions qui font en général consensus
| - la stabilisation
de la consommation au niveau actuel - le recours à la biomasse, bois, déchets organiques - le rôle indispensable du biocarburant de seconde génération - les véhicules bi-énergie (électricité et carburant liquide) - le développement des réseaux de chaleur - une modification de l'urbanisme - le développement du transport par fer et par canaux |
- la séquestration
du gaz
carbonique
- en sachant qu'il faudra se donner le temps de vérifier
l'étanchéité des sites de stockage - dans les trente ans à venir, l'hydrogène, extrêmement coûteux, n'a pas sa place - un impôt sur l'énergie - notre scénario permet de donner une évaluation, non de l'impôt, mais du prix de l'énergie finale. |
|
retour à
"premier
aperçu"
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L'essentiel des
débats, à mon avis
Voir aussi une liste des questions en
débat en 2007
Pour fortement diminuer nos émissions, toutes les mesures suggérées par le scénario, sauf celle qui porte sur la production nucléaire, font l'objet d'un large accord de ceux qui réfléchissent à la façon de beaucoup diminuer nos émissions - notamment : économies d'énergie, biomasse, utilisation de la chaleur solaire avec des pompes à chaleur, urbanisme économe, réseaux de chaleur, voiture bi-énergie, impôt sur l'énergie fossile.
Un point en débat : la place du nucléaire. Il est facile de s'accorder néanmoins pour calculer que, à consommation égale et sans séquestration de gaz carbonique, moins de nucléaire, c'est plus d'émissions de gaz carbonique.
La différence entre les émissions de notre scénario et celles de l'évolution tendancielle de la DGEMP (la différence est d'environ 100 Mt de carbone), c'est à dire l'efficacité de notre scénario, repose pour 40 % sur des économies d'énergie, pour un quart sur la biomasse et pour un quart sur le nucléaire. Ce sont les trois piliers de notre scénario - et 10 % pour le reste.
La
question critique est donc aujourd'hui :
pense-t-on que les électeurs sont ou seront d'accord pour
accepter
un impôt calculé pour augmenter progressivement le prix du
gaz, du fioul et du carburant, sachant que le produit de cette hausse
sera restitué
aux ménages soit sous forme de subventions soit par
un allègement d'autres impôts ? Il ne faudrait pas se cacher
pourtant que cet impôt diminuera le pouvoir d'achat des
ménages disponible pour autre chose que l'énergie. Voir ici
retour à
"première
prise de contact"
retour à plan du site
De telles perspectives de changement suscitent évidemment de
nombreuses questions.
Une bonne partie des réponses viendra d'elle-même si
l'Etat
engage une politique progressive
qui pourra être ajustée en fonction du progrès des
connaissances et de l'évolution de la situation.
Voir aussi une liste des
questions en débat en 2007
| - l'effet macroéconomique
d'une
telle variation du prix de l'énergie : il faudrait adapter les
modèles
d'équilibre économique général. - comme l'augmentation du prix de l'énergie finale indiquée dans le scénario ne peut pas être brutale, dans une longue période transotoire, il faudra une réglementation. Laquelle ? Quels seront les coûts sous-jacents ? Nous faisons des propositions. - les capacités industrielles de la France seraient-elles suffisantes pour mener de front tous les changements ? A quel rythme ces changements pourront-ils se faire ? - la place des cultures énergétiques telle qu'indiquée dans le scénario n'est-elle pas excessive ; faut-il tenir compte des besoins de l'humanité en produits alimentaires ? Comment ? - la fourniture d'énergie sera révolutionnée : il ne s'agira plus de fournir du gaz ou de l'électricité, ou du fioul ou du bois, mais de l'énergie, notamment de l'énergie de chauffage selon les modalités les plus efficaces selon la période, selon les possibilités de chaque utilisateur |
- la
place de la séquestration du gaz carbonique, son
coût et les possibilités techniques. - le coût de production industrielle de biocarburant (par gazéification et synthèse et par voie biologique) n'est pas connu, faute d'expérience. Des études sont en cours - comme le résultat économique des entreprises productrices d'énergie, notamment d'électricité, dépendront énormément de décisions publiques, et comme les investissements sont de très long terme, comment susciter les investissements nécessaires ? Nous faisons des propositions. - la production de biocarburant (ou de biofioul) se fera dans de grosses unités industrielles ; la biomasse sera sans doute concentrée près du lieu de production (sous forme de "jus") - des études sont en cours. - comment faire accepter non seulement l'augmentation de la capaicté nucléaire, mais l'augmentation du prix de l'énergie ? Comment convaincre ? - comment mener une réflexion au niveau européen, avec d'autres pays et la Commission européenne ? - ... |
Toutes ces
questions et bien d'autres sont abordée dans "Trop de pétrole !" (le
Seuil, janvier 2007)
| Toute observation est bienvenue |
|
|
|
comment convaincre ? |
Des sites administratifs
- Un site très riche en données sur l'énergie, au ministère de l'industrie
- Le site de la Mission interministérielle d'étude du climat, la MIES
- Le site du GIEC, groupe intergouvernemental d'étude du climat (ou, en anglais, ICCP) : on y trouve les documents en français.
- Le site de la Direction générale de l'énergie du ministère de l'économie ; voir en particulier le scénario tendanciel en 2030 que nous avons recopié sur ce site.
Quelques sites d'associations ou personnels
- Le site de "Sauvons le climat" :
des
documents, un scénario, un manifeste pour diminuer les
émissions, des conseils
pratiques : calculez vos émissions et voyez quelles sont
les possibiltiés de les diminuer
- Un site très bien documenté :
manicore
- Le site de l'association
Negawatt
: un scénario de sortie du nucléaire.
retour à
"premier
aperçu"
retour à plan du site
retour en
tête de page
- Les trois articles suivants se ressemblent
un article paru dans le numéro de La
revue de l'Energie daté de février 2004, paru
début
avril 2004
Il
est publié ici avec l'aimable autorisation de la revue.
un article paru dans la revue Réalités
industrielles datée d'août 2003, et paru en octobre
2003
cet
article présente une première version du scénario
de division par trois des émissions avec un tableau
croisé
des ressources et des utilisations. Il introduit notamment
l'idée
de véhicules sur route bi-énergie,
électricité
et biocarburant, et confirme la place de la biomasse ; il propose une
méthode
pour prévoir le prix de l'énergie. Il a fait l'objet de
remarques
pertinentes (de l'association Négawatt notamment) concernant la
chaleur, trop exclusivement assurée par
l'électricité,
remarques dont les versions suivantes du scénario ont tenu
compte.
Le tableau modifié des ressources et de emplois est
présenté
dans la note synthétique. Il est
publié
ici avec l'aimable autorisation des Annales des mines.
un article paru dans le numéro de la
revue Esprit
daté d'août-septembre 2003
cet
article
a été rédigé en mai 2003. Il montre que la
lutte contre l'effet de serre n'a rien à voir avec la
perspective
d'épuisement du carbone fossile (**)
;
il met l'accent sur
les aspects stratégiques (l'effort
de la France est inutile et nécessaire) ; il montre
pourquoi
la position à l'égard du nucléaire peut
légitimement
être un refus total mais certainement pas une position
mitigée
du genre "moins de nucléaire" ; il distingue les
différentes
formes d'énergie selon leur contribution réelle à
la lutte contre l'effet de serre et montre les possibilités de
production
de biomasse. Il est publié ici avec l'aimable autorisation de la
revue Esprit.
voyez aussi la revue Esprit de février 2007 : un article
écrit par Henri Prévot à la suite d'un cycle
de
réunions d'un groupe de réflexion et un
entretien avec Jean-Pierre Dupuy,
philosophe, qui se consacre à la philosophie morale et en
particulier aux relations entre l'économie et l'éthique,
à la relation que les sociétés humaines
entretiennent avec la perspective de catastrophe. Sur ces questions
d'effet de serre, peser la catastrophe climatique au regard des risques
du nucléaire est, au fond, une question de philosophie morale.
Ce site n'a pas pour objectif de donner la bonne réponse ; il
veut apporter des éléments techniques et
économiques et une analyse rationnelle pour aider à
la décision car donner à un problème de
société une réponse fondée sur des
éléments techniques non valides... ne vaut pas.
- Sur
le chauffage
: une étude
du Conseil général des Ponts et chaussées
- Sur
les réseaux de chaleur :
un rapport
remis au ministre de l'industrie
- Sur
le prix de l'électricité : un rapport remis au ministre de l'industrie.
- Sur les biocarburants : un rapport remis au ministre de l'industrie
- Sur
les transports : un rapport
du conseil général des ponts
| Toute observation est bienvenue |
La France,
l'Europe, le monde
| Résumé de la feuille :
"la
France, l'Europe, le monde"
- Pour une politique européenne
et mondiale,
au-delà des raisonnements macroéconomiques, raisonner
sur des scénarios pratiques qui présentent des
situations
concrètes - Dans l'Union européenne, les
effets
pervers du marché de permis d’émission de gaz carbonique
- Le monde a deux ou trois fois trop
de carbone
fossile accessible - Que veut dire "le coût du
carbone",
une notion sans consistance substantielle ? - Questions sur les mécanismes de
Kyoto
: "Kyoto 2" ou "après-Kyoto" ? - Des coopérations renforcées au
sein de
l'Union européenne pour lutter contre le changement
climatique. Mieux : des coopérations
structurées, telles que celles que le projet de
traité constitutionnel avait prévues pour les
investissements liés à la sécurité du pays. - Pour des coopérations
stratégiques de
grande portée, entre l’Union européenne et l’Inde, la
Chine
ou le Brésil - Au motif de donner l'exemple,
faut-il renoncer
à certains moyens dont la mise en oeuvre ne peut être
que limitée à quelques pays ? Voyez donc tous ces points présentés
et commentés ici.
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| Toute observation est bienvenue |
|
1- Les
réflexions
menées sur cette page portent sur le long terme : 30 ou 40 ans.
Le scénario qu'elles proposent, les investissements et les
changements
dans le mode de consommation d'énergie qu'il implique ne
dépendent
donc pas de la conjoncture. 2- Ce site ne prétend pas dire ce qu'il faut faire. Il s'efforce de réunir les conditions propices à un débat de bonne qualité. Il indique ce qui nous paraît certain et ce qui est incertain. Il présente des options très contrastées pour que le lecteur puisse faire lui-même son propre scénario. 3- Il peut y avoir des erreurs sur ce site ; merci au lecteur de me les signaler. |
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Chacun se doute que les informations réunies sur ce site viennent des meilleures sources et que les analyses, qui restent de la responsabilité de l'auteur de ce site, sont issues de longues et fréquentes discussions. Je voudrais remercier en particulier les personnes qui ont bien voulu participer à un groupe de travail qui a permis d'élaborer le scénario présenté ici, dans le deuxième semestre 2003 et toutes celles qui, depuis, m'ont fait part de leurs remarques, voire de leurs critiques - je pense notamment aux observations d'associations comme Négawatt et aux appels à la prudence d'économistes, dont on trouvera la trace sur le site. Pour faire progresser les idées, il faut aussi pouvoir les diffuser. La Revue Esprit fut la première à accueillir des réflexions encore peu souvent formulées (le monde a trop de carbone fossile etc.) ; M.L. Lévy, rédacteur en chef des Annales des mines, m'a fortement encouragé à rédiger une première version de ce scénario de division par trois (numéro d'août 2003 de Réalités industrielles) ; une version affinée de ce scénario a été diffusée dans le numéro de février 2004 de la Revue de l'Energie et Thierry Gaudin m'a offert l'hospitalité de son site prospective 2100, que je vous invite à consulter. Qu'ils soient tous remerciés. Retour en
haut de la page d'accueil. Ce groupe de travail
était
formé de personnes venant des ministères de
l'économie,
de l'industrie, de l'agriculture, de l'équipement, de
l'environnement,
du Commissariat général du Plan et
d'établissements
publics d'études ou de recherche. |
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haut de la page d'accueil.
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