Henri Prévot
Ingénieur général des mines
"Facteur 3"  en 30 ans
Voir avertissement  et remerciements
Création  : le 25/04/04  mise à jour 09/10/08
Quoi de neuf ?


En librairie,  le Seuil

TROP de PETROLE !
Energie fossile
et réchauffement  climatique

Couverture  Table des matières
commentaires
 présentation par J.P. Dupuy


Des propositions
concrètes,


applicables  dans le contexte budgétaire et financier tendu que nous connaissons


Une présentation de Trop de pétrole ! dans  la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008

 
Faites votre scénario  !

indispensable pour avoir un discours cohérent .
Cliquez ici  pour faire votre scénario



- Sujets sensibles et controversés

éolien, nucléaire, la fiscalité, etc., etc.

ce n'est pas ce qui manque

Les lignes qui suivent ont été ajoutées fin septembre 2008 à la veille de débats importants au Parlement
j'ai introduit un texte bref et dense: analyse et propositions.

Ce site a été créé il y a plus de quatre ans; il s'est, depuis, enrichi de plusieurs strates d'informations ou de commentaires - et un peu alourdi . J'ai réuni et  organisé les analyses et propositions dans un livre "Trop de pétrole !", qui a reçu un des grands prix de l'Académie des sciences morales et politiques  -voir ci-contre.

Les idées qui  fondent ce site sont toujours d'actualité : avoir une vision d'ensemble des ressources et utilisations d'énergie, évaluer les coûts, rechercher ce qui coûte le moins cher sans pénaliser notre industrie
(pour avoir une vue d'ensemble du site, cliquez ici).

Aujourd'hui, l'enjeu est de passer du Grenelle de l'environnement à la loi, de
passer des propositions aux décisions concrètes ; ces lois sont  "Grenelle 1", "Grenelle 2" et la loi de finances .

Le Grenelle de l'environnement a eu le grand mérite de confronter tous les points de vue au cours de réunions où toutes les parties prenantes étaient représentées : entreprises, syndicats, associations d'écologistes, élus, administrations. Toutes se sont effectivement écoutées. Des propositions en sont sorties en grand nombre.

Après ce coup de chapeau à une opération réussie, il est permis d'ajouter que  deux sujets ont été évités : le coût des propositions et le nucléaire. En réalité, le nucléaire permettra d'aboutir au résultat recherché sans que cela ne coûte trop cher : le nucléaire sauvera le Grenelle ! Ce n'est pas une plaisanterie. En écrivant "Trop de pétrole !" en 2006, je sentais que le vent qui s'opposait au nucléaire allait changer de sens ; le risque pourrait être, bientôt, qu'on oublie que le nucléaire présente un risque. Ceux qui  ne l'aiment pas feraient mieux, désormais, de prendre acte du fait que la lutte contre l'effet de serre rend le nucléaire inévitable et fort utile, et employer toute leur capacité de contestation pour faire en sorte qu'il soit le plus sûr possible. Alors, même en situation financière tendue, il ne coûtera pas trop cher de beaucoup diminuer nos émissions et, en même temps,  d'acquérir une autonomie énergétique presque complète.

Pour passer aux décisions voici quelques recommandations de méthode :

- Ne pas perdre de vue l'objectif, qui est d'éviter, non pas la consommation d'énergie, mais la consommation d'énergie fossile ; raisonner en ayant une vision globale de l'énergie.
- Ne pas considérer l'électricité comme une matière homogène alors que son utilité va de 1 à 50 selon les moments où elle est consommée et selon la façon dont elle est produite.
- Que l'Etat fixe des critères de "bonne action climat", des critères faciles à comprendre et indépendants du prix du pétrole.
- Que les aides publiques soient ajustées pour être suffisantes sans être excessives .
- Décloisonner l'action publique : le cloisonnement, par type de produit, par technique, etc. est source d'inefficacité et incitation au jeu des lobbies.

En se fondant sur ces règles de base il est possible de faire des propositions très structurées, applicables de suite. Sous une forme très ramassée voici une analyse et des propositions.

Ci-dessous, une présentation de l'ensemble du site
Les trois piliers de la lutte contre l'effet de serre :

Pour éviter 100 Mtep fossile par an :
économies d'énergie : 35 %
biomasse : 30 %
autres renouvelables : < 10 %
nucléaire : 25 %

le surcoût du biocarburant en 2008 pour les contribuables et les consommateurs :3 milli
ards d'euros pour éviter l'émission de moins de 2 millions de tonnes de carbone.

Va-t-on recommencer avec le photovoltaïque ?
Les réglementations seront-elles ruineuses, donc inappliquées ?


Cloisonner l'action publique, c'est protéger le terrain de jeu des différents groupes de pression.


Il est regrettable que l'Etat n'ait pas de critère pour distinguer ce qui est utile et ce qui est trop coûteux !


Le but : éviter d'ici 30 ans la consommation de 100 Mtep/an d'énergie fossile
 - 85% du résultat seront atteints grâce à des produits et des services : isolation, véhicules hybrides, etc.
- moins de 15 % par un changement de comportement









Nouveau ! Une note brève pour faire 11 propositions au gouvernement et aux députés -  fin septembre 2008

on y parle, sujets tabous mais essentiels, de coûts (comment faire pour pas trop cher ?) et de nucléaire
grands absents du Grenelle de l'environnement












Le bois ? OUI, mais attention !!

Ne pas essayer de tirer le bois de la forêt : la demande bloque l'offre ! Pour avoir plus de bois il faut le pousser hors de la forêt.

J'ai consacré tout un livre à le montrer et à l'expliquer !
 

Un quizz 

Vrai ou faux ? 

- Le monde va manquer de carbone fossile - vrai, faux ?

- Pour son énergie, un ménage dépensera en plus chaque année 20 €, 50 €, 100 € ?

- Il faudra  circuler moins - vrai, faux ?  

et bien d'autres questions

Dans la perspective donnée par le Premier ministre : division par quatre en cinquante ans

Diviser par trois en 30 ou 40 ans nos émissions de gaz carbonique

En librairie,  le Seuil

TROP de PETROLE !
Energie fossile
et réchauffement  climatique

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commentaires
 présentation par J.P. Dupuy
et devenir autonome - à 80 % - en énergie

- même si la France agit seule -

avec des technologies connues et sûres
et sans perturber notre mode de vie

Trop de pétrole !   est primé par  l'Académie des sciences morales et politiques

- sans pénaliser notre industrie 

- avec une stabilisation de la consommation finale globale d'énergie 

- en utilisant pleinement les possibilités de la biomasse, du chauffage solaire et de la géothermie 

- avec plus d'électricité "sans carbone" (nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique)

Il suffirait que le prix du gazole se stabilise à 1,5 ou 1,6 €/litre.

comme si le pétrole devait rester au-dessus de 120 ou 130$/bl - si l'euro est à 1,5 $ - 100 $/bl si l'euro est à 1,25 $

Si le prix du pétrole baisse, le prix à la consommation finale du fioul, du gaz et du carburant baisserait  également
pour remonter ensuite de façon programmée et progressive.

L'essentiel

Trop de pétrole ! (Seuil, 2007))
   Une présentation
   Des commentaires
   Dans la Gazette du conseil général des mines, janvier 2008 

- Faites vous-même votre scénario !
 à ne pas manquer !
- Sujets sensibles et controversés
ce n'est pas ce qui manque !

- Des erreurs courantes

- Des coûts et des prix
ce dont peu de monde ose parler !

- Un premier aperçu du site
- Le plan du site

Dans la revue Esprit (février 07)
diviser par deux ou trois nos émissions  de Heni Prévot
- "prévenir la catastrophe", un entretien avec J.P. Dupuy


Commentaires sur

  Pour un pacte écologique de N. Hulot,   "Ma planète" de C. Allègre
 

- Des liens vers d'autres

 


Merci de nous faire part de vos commentaires, de nous signaler des erreurs éventuelles
Le scénario ne dit pas ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les coûts et les avantages.

Il ne dit pas non plus ce qui va se faire ; il montre une possibilité : la réalité sera donc meilleure !

Sauf indication contraire, les chiffres sont donnés avec l'hypothèse que 1 €  vaut 1,25 $

 un méli-mélo de thèmes intéressants

 
 
 


Un premier aperçu

1- Le scénario

         En un coup d'oeil, c'est très simple
         une présentation générale dans le journal Le Monde le  26 octobre 2004       
         Présentation :  pourquoi, quels effets,   quel contenu ?
         Des constatations qui pourront paraître assez nouvelles ou surprendre

2- Le débat, les questions ouvertes

            L'essentiel des débats , à mon avis 
             Les questions ouvertes 
             Notes brèves sur des sujets sensibles ou controversés

         D'autres étudesdeux études de forte réduction de gaz carbonique, avec des commentaires
                                                   les points de désaccord et les très nombreux points d'accord

3-  Les décisions pouvant être prises de suite 
 

On peut aussi passer par le quizzou le méli-mélo de thèmes intéressants

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Plan du site

Les pièces de base : sont un article paru dans la Revue de l'énergie de février 2004 et un tableau synoptique
et "Trop de pétrole !" - le Seuil (janvier 2007)



Le contexte mondial et européen
- La tendance d'ici trente ans : une étude de la Direction générale de l'énergie 
- le contexte européen et mondial

Eléments pour le débat

  - D'autres études de forte réduction des émissions : association Négawatt ; une étude préparée pour la MIES
 


  - un TABLEAU synoptique comparant la situation d'aujourd'hui, un scénario "sans nucléaire" (de  l'association Négawatt), notre scénario de division par trois et la projection tendancielle 2030 faite par la DGEMP

 
Faites vous-même votre scénario :rien de tel pour discuter que de proposer des solutions alternatives, à condition qu'elles soient réalistes et cohérentes.

- D'autres études : Sauvons le Climat, Négawatt, la MIES, Sauvons le climat
- Deux de nos conclusions ne font pas consensus

  - Les conclusions qui font en général consensus
  - Une synthèse du débat

  - Questions ouvertes

Commentaires sur "Pour un pacte écologique" de N. Hulot et sur "Ma planète" de C. Allègre

Quelques liens intéressants : GIEC, DGEMP, MIES, Manicore, Sauvons le climat

Quelques commentaires sur l'actualité

Des dossiers  : - trois articles présentant le scénario : dans Esprit, Réalités industrielles et la Revue de l'énergie 
                       - un dossier sur le chauffage
                       - le rapport sur le prix de l'électricité du CGM et de l'IGF
                       - le rapport sur le biocarburant du CGM et du CGREF
                       - les réseaux de chaleur  : un rapport du CGM

 

Le scénario de division par trois des émissions françaises

  - Une présentation synthétique
      Diviser nos émissions par trois : pourquoi ? Quels effets sur notre économiques, sociaux, stratégiques ? 
      Diviser par trois : comment le scénario a été élaboré ; quel est son contenu ?
        Une présentation résumée

  - Une présentation plus complète :  


- L'ARTICLE paru dans la Revue de l'énergie de février 2004.
et une mise à jour

- Deux articles dans la revue Esprit (numéro de février 2007)

- "Trop de pétrole !" -le Seuil, janvier 2007

Dans Le Monde : une présentation générale le  26 octobre 2004
                                les effets pervers du marché de CO2, le 21 juin 2005

Dans Sud-Ouest : pour une bonne utiliation dela biomasse 

Dans les Echos : pour un impôt carbone juste 

Dans Responsabilité et Envrionnement : "intégrer tous les paramètres" ou les méfaits de micropolitiques éclatées et peu cohérentes,  avril 2005

"Privatisation partielle d'EDF et  lutte contre l'effet de serre"   : la privatisation partielle d'EDF rendra-t-elle la lutte contrel 'effet de serre plus coûteuse ?

Les propositions qui pourront paraître assez nouvelles ou surprendre
               
Le quizz questions réponses

Comment convaincre de s'engager, même seuls
   les avantages et les inconvénients
 

Sur des sujets sensibles ou controversés: une vingtaine de notes brèves  qui renvoient presque toutes à des réflexions plus développées.

Les décisions recommandées par ce scénario 

La situation dans quinze ans

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Sujets sensibles ou controversés

Sur chaque sujet, une note brève et, le plus souvent, un renvoi vers un texte plus développé



Le monde dispose de deux ou trois fois trop de fossile

Les sources d'énergie
Les possibilités de la biomasse 
Le biocarburant
L'éolien
L'hydrogène
La place du nucléaire
21 % d'électricité  ou 21% d'énergie sur "renouvelable" ? 
La consommation électrique ; le parc optimal de production

Les relations internationales
La France doit donner l'exemple : qu'est-ce à dire ?
L'après Kyoto
Réflexions sur le prix mondial du pétrole 

Au sujet de l'économie de l'énergie
Les trois piliers de ce scénario
A quel niveau porter le prix de l'énergie ?
Quel effet sur le revenu des ménages et sur l'emploi  ?
Prix du carbone ou prix de l'énergie finale
L'autonomie énergétique
Le marché de l'électricité : privatisation partielle d'EDF et coût de la lutte contre l'effet de serre  

Sur les décisions politiques
La fiscalité de l'énergie : une hausse nécessaire
Prix et réglementation
Le marché des permis d'émettre du gaz carbonique, les effets pervers de l'expérience en cours
Le rôle des associations
 

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On trouvera sur ce site 
des constatations qui pourront paraître assez nouvelles ou surprendre
    tout ce qui suit est argumenté et commenté sur ce site.

- Le monde a deux ou trois fois trop de carbone fossile. 

- La France peut agir seule, cela ne lui coûtera pas trop cher et elle pourrait y avoir un grand avantage. 

- La France peut diviser par trois ses émissions tout en augmentant les distances parcourues sur route de 30 %. 

- Pour diviser par trois les émissions, si certaines conditions sont réunies, il suffit que le prix du carburant atteigne 1,45 €/litre - en €2006.

- Par rapport à l'évolution tendancielle, les dépenses supplémentaires des ménages liées à l'énergie (pour l'utiliser ou pour l'économiser) seront de l'ordre de 30 milliards d'euros quand le PIB sera supérieur à 2500 milliards d'euros, si le pétrole est à 50 $/bl (et l'euro à 1,25 $). Si le programme génère ou facilite une augmentation de l'activité, l'augmentation des dépenses des ménages pourra être partiellement compensée par une augmentation de leurs revenus. Si le prix du pétrole reste très élevé (au-dessus de 120 $/bl avec un euro à 1,25 $), les dépenses supplémentaires, par rapport à l'utilisation de l'énergie fossile, peuvent être proches de zéro si les conditions favorables sont réunies.

- La production de biocarburant peut dépasser 20 Mtep par an, soit 40 % de la consommation actuelle de carburant  avec des techniques nouvelles (utilisant la plante entière et des sources d'énergie externes), en supposant que le changement climatique ne réduira pas la producion biologique.

- Pour se chauffer, on aura intérêt à mettre une résistance électrique dans son chauffage central, le gaz ou le fioul étant utilisé en appoint en période de pointe deconsommation d'électricité.

- Ceux qui veulent sortir du nucléaire ont une position cohérente et respectable ; ceux qui acceptent le nucléaire mais à condition de ne pas en augmenter la capacité ont une position  incohérente. 

- Programmer des éoliennes au-delà de 2012, ce n'est  pas programmer moins d'émissions de gaz carbonique que sans éoliennes. 

- Le système des marchés de permis d'émettre tel qu'il fonctionne au niveau européen est un nid d'effets pervers. 

- Avec ce programme de division par trois des émissions en trente ou quarante ans, d'ici quinze ans les émissions n'auront pas diminué. 
 

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En un coup d'oeil


Une forte réduction des émissions de gaz carbonique  ne se fera qu'avec une augmentation du prix à la consommation finale du prix de l'énergie fossile, carburant, gaz et fioul - un rythme de 1 à 1,2 c€/l devrait suffire, en monnaie constante, bien sûr. Un "impôt climat" serait calculé pour que la hausse du préis à la consommation fianle soit connue à l'avance et progressive.

Pour l'essentiel et en simplifiant, le scénario prévoit dans les trente ans qui viennent deux évolutions progressives et trois bascules technico-économiques.

D'autres évolutions interviendront évidemment à plus long terme. 

Les évolutions progressives au fur et à mesure de l'augmentation du prix de l'énergie et de la construction de logements neufs :

- Les économies d'énergie de chauffage (meilleure isolation, et économie de chauffage dans les locaux qui ne sont pas occupés par exemple) 

- La pénétration croissante de la biomasse dans le chauffage

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Les trois bascules technico-économiques - les techniques sont connues ; les coûts correspondent à un pétrole à environ 100 $/bl (si l'euro vaut 1,25 $) ; si le pétrole est à 50 $/bl, il faudra un impôt de 400 € par tonne de carbone.

Ces "bascules" pourront être amorties et étalées dans le temps si ces formes d'énergie sont provoirement aidées ou font provisoirement l'objet d'obligations réglementaires avant que le prix à la consommation finale de l'énergie finale n'atteigne un niveau suffisant.

- Le passage massif au biocarburant (avec utilisation complète de la biomasse) dans la limite des possibiltiés de production de biomasse 

- Le remplacement du carburant par de l'électricité pour la circulation en ville, avec des véhicules électriques ou bi-énergie alimentés en électricité et en carburant liquide 

- Le chauffage de base à l'électricité en mettant tout simplement une résistance électrique dans l'eau du chauffage central, le chauffage en période de pointe se faisant au gaz, au fioul  ou au biofioul.

On verra aussi se développer l'usage de la géothermie, notamment la géothermie de surface avec des pompes à chaleur.

 

Diviser nos émissions par trois : pourquoi ?
Pour la France, quels effets économiques, sociaux, stratégiques ?
Une présentation synthétique


 Pour stabiliser les températures
             le monde devra laisser sous terre -ou y remettre- plus de la moitié du carbone fossile accessible : nous ne manquons pas d'énergie fossile : nous en avons trop
            il faudra diviser par deux les émissions mondiales ce qui, compte tenu de l'augmentation des émissions des pays en développement, suppose une division par trois ou quatre au moins des pays développés

la France a la possibilité, avec des techniques connues,  de diviser ses propres émissions par trois  en trente ou quarante ans, même si elle devait être le seul pays à le faire 

- un tableau croisé de ressources et des emplois permet de calculer le prix de l'énergie : 700 €/m3 de gazole hors impôts. Par rapport aux prix de mi 2006, une augmentation de 35 cme € par litre de carburant ou de fioul ; en 30 ou 40 ans, cela fait 1 cme €/l/an, 10 cme €/m3

-  pour le pays, les dépenses supplémentaires seraient, dans trente ans, de l'ordre de 1 % à 1,5 % du PIB soit, chaque année, 0,03 % du PIB. Les habitudes de consommation ne seraient pas profondément modifiées 

- pour un ménage qui consomme 1000 litres de carburant par an et l'équivalent de 1 mètre cube de fioul en chauffage, par rapport aux prix de début 2006 c'est chaque année une dépense supplémentaire de 20  euros en monnaie constante ; cela pourrait être compensé par une augmentation des revenus grâce à une augmentation de l'activité 

- il y aura des chocs de prix sur le marché mondial mais, sur 30 ou 40 ans, l'augmentation prévisible du prix mondial de l'énergie ne suffira pas - sauf si les pays détenteurs de ressources refusent de vendre

- il faudra donc combiner réglementation, subventions et impôt. Le produit de l'impôt sur l'énergie fossile servira à financer les subventions et une partie pourrait être reversée aux communes qui feront des pistes cyclables, des réseaux de chaleur ou des schémas d'urbanisme économes en énergie. 

- si la France était seule à agir dans cette direction, cette réduction des émissions françaises n'aurait évidemment aucun effet sur la température ; mais la France pourrait en tirer des avantages de nature différente :
          - une forte activité liée au sol donc non délocalisable,
          - l'équipement du territoire, financé en grande partie par une diminution de ses dépenses d'importation d'énergie, 
          - une autonomie énergétique presque complète, 
          - une très forte diminution de la pollution urbaine
          - une compétence dont nos entreprises profiteront à l'exportation (urbanisme, biomasse, biocarburant, nucléaire, véhicules bi-énergie etc.) 
          - une bonne place dans le concert international.

Pour une discussion sur ces "effets externes" d'un programme de lutte contre l'effet de serre, voir ici

- il y a donc ici la matière pour un grand programme national,  touchant toutes les catégories de la population. 

- l'action de la France seule est un préalable qui suscitera une coopération avec quelques autres pays ; c'est ainsi que l'on a fait Airbus, Ariane, Schengen, le corps d'armée européen etc.
 

Agir seule ? On peut lire encore ceci
 Les premières décisions
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Diviser nos émissions par trois, comment ?
La méthode adoptée pour établir ce scénario  en 2003 ; le contenu du scénario


Sur la méthode :

prendre appui sur les aspects techniques sûrs, pour faciliter le débat

- se donner un but puis voir comment l'atteindre

- prendre appui sur les possibilités et les limites physiques

- vérifier et démontrer la cohérence des hypothèses, notamment à l'aide d'un tableau croisé des ressources et des emplois - à ce jour (c'est encore vrai à la fin de 2007) peu de publications se sont pliées à cette contrainte, pourtant nécessaire au débat

- associer aux quantités physiques des coûts

- rester sur le plan technique : éviter de laisser penser que l'on prend parti au nom de la morale ou de sentiments

- proposer ainsi une base pour le débat : à partir de ce scénario il est extrêment facile d'en produire d'autres, avec plus ou moins de consommation, plus ou moins de biocarburant, plus ou moins d'électricité "sans carbone" etc.
 

Les possibilités et les limites techniques

- les ressources en biomasse sont largement supérieures à ce qu'on lit en général : voir  ici

-  l'innovation s'introduira moins vite dans les bâtiments, qui durent en moyenne plus de 150 ans, que dans les voitures, qui durent 15 ans

- pour les voitures, on sait faire des batteries tenant 50 km

- on est sûr de pouvoir beaucoup augmenter la production par hectare de biocarburant

- les coûts de l'hydrogène et du photovoltaïque sont encore prohibitifs ; les progrès éventuels ne sont pas connus.

Pour un exposé complet, lire l'article de la Revue de l'énergie

Les propositions et les résultats du scénario

- ce scénario adopte l'idée de la voiture bi-énergie, reprise désormais assez souvent

- autre proposition, plus nouvelle celle-ci : l'idée d'un chauffage bi-énergie, électricité en base, gaz ou (bio)fioul en pointe : cette idée est sans doute féconde ; elle ne pouvait apparaître qu'après avoir dit quel pourrait être le prix pour l'énergie à la consommation finale

- on développe une argumentation pour montrer pourquoi  le biocarburant de nouvelle génération est nécessaire à l'atteinte de l'objectif - alors que, pour une faible réduction des émissions par rapport à la tendance, le biocarburant est inutile et coûteux

- ce n'est pas le biocarburant tel qu'il est produit aujourd'hui : on suppose l'utilisation de techniques de production de biocarburant très efficaces, au besoin avec apport de chaleur externe "sans carbone" pour utiliser comme matière le maximum de carbone organique

- on développe une argumentation qui conduit à proposer une évaluation du prix de l'énergie à la consommation finale cohérente avec l'objectif

- on évoque une forme originale de cogénération, en utilisant les eaux de refroidissement des centrales nucléaires comme sources froides de pompes à chaleur géantes alimentant un chauffage urbain

- on a montré pourquoi la position à l'égard du risque nucléaire ne peut pas être mitigée : ou bien on le refuse absolument, ou bien on en tire parti au maximum 

- le scénario présenté conduit à un doublement de la capacité de production d'électricité "sans carbone", nucléaire ou avec séquestration du gaz carbonique ; "Trop de pétrole !" montre une division des émissions par deux avec une augmentation de la capacité nucléaire de 50 %

- le scénario montre les actions essentielles et en chiffre les enjeux : ces actions sont assez indépendantes les unes des autres mais supposent toutes une hausse du prix de l'énergie à la consommation finale

- le prix de l'énergie finale devrait en effet être porté à un niveau qui suffise à nous convaincre de mieux isoler nos logements et de reporter la consommation d'énergie vers le biocarburant, la biomasse, le solaire et l'électricité. C'est beaucoup moins cher qu'on le pense souvent. Cele ne se fera pas en un jour. Entretemps le produit de l'impôt servira à financer des incitations financières.

- il est possible, au moins en ordre de grandeur, de calculer l'effet sur la création d'emplois et sur le revenu des ménages, déduction faite des dépenses liées à l'énergie. Les créations d'emplois ansi calculées ne sont pas des créations nettes car elles se substitueront à d'autres emplois.

- ce scénario et, surtout, le tableau croisé des ressources et des emplois permettent de calculer facilement d'autres scénarios possibles ; par exemple moins d'électricité et plus de gaz de chauffage ou/et moins de consommation.
 

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Toute observation est bienvenue

 
 
 

Pour le débat

       D'autres  études : Négawatt, facteur 4 (de la MIES), Sauvons le climat, "Trop de pétrole !"  

Deux études visent une "division par quatre" en cinquante ans. En réalité, il s'agit en gros d'une division par quatre par rapport à une tendance alors que notre "division par trois" se calcule par rapport aux émissions actuelles et par habitant. En fait la cible est à peu près la même pour les trois études (38 MTC pour la "division par trois" et pour Négawatt, 32 pour la MIES). Une différence plus importante est que notre scénario est à échéance moins lointaine : 30 (ou de façon plus probable 40) ans contre 50 pour les deux autres, ce qui limite les possibilités de séquestration du gaz carbonique et nous interdit d'envisager la séquestration et le photovoltaïque notamment..
 

L'association Négawatt

Cette association milite pour que la France fasse suffisamment d'économies d'énergie pour pouvoir diviser par trois ses émissions et en même temps s'affranchir du nucléaire ; parmi ses membres, on trouve des  ingénieurs qui connaissent bien les sujets dont ils traitent. Elle adopte vis à vis du nucléaire une position radicale, tout à fait légitime ; j'ai eu plaisir à échanger sur ces bases avec ses responsables. 

Dans son scénario , qui est donc sans nucléaire, les émissions sont divisées par trois en cinquante ans. Ces réflexions sont extrêmement utiles mais le lecteur appréciera si les prévisions de consommation sont réalistes. En tous cas, au stade actuel, on constate que Négawatt n'a pas encore chiffré le coût de ses hypothèses, ce qui empêche le débat de progresser. Lire des commentaires sur ce scénario. Un tableau synoptique ressources-emplois permet de comparer aisément les hypothèses de Négawatt et celles du scénario de division par trois que nous présentons ici.

Une étude "facteur 4" préparée pour la MIES et récemment publiée - début 2004.

Cette étude a fait l'objet d'une présentation dans le numéro de  Responsabilité et Environnement daté de janvier 2004 . Elle fait état d'un grand nombre de scénarios faisant appel à plus ou moins de nucléaire ou de séquestration de gaz carbonique ou d'énergies renouvelables etc. L'objectif est de ramener les émissions de gaz carbonique de 106 à 32 MTC (38 MTC dans notre scénario) d'ici 2050 (2030 dans notre proposition). Elle a fait l'objet d'un exposé au cours d'un séminaire le juin 2004 (on peut voir quelques planches)

On trouve des convergences avec notre proposition mais, au stade actuel, on regrette de ne pas voir de tableaux croisés des ressources et des emplois de façon à bien visualiser la cohérence d'ensemble. Ces tableaux croisés sont nécessaires pour comparer d'un coup d'oeil le scénario avec la situation présente ou d'autres scénarios et pour avoir une idée du prix de l'énergie cohérent avec ces scénarios. Par exemple le recours au photovoltaïque n'est envisageable que si les prix de l'énergie augmentent beaucoup. On peut lire une note de commentaires


Un scénario de l'association  Sauvons le Climat

Ce scénario présente beaucoup de traits communs avec le scénario de "division par trois" présenté sur ce site : stabilisation de la consommation d'énergie d'ici trente ans, recours à la biomasse et à l'énergie solaire et, dans la mesure où c'est nécessaire pour diminuer les émissions conformément à l'objectif, production d'électricité nucléaire ou à partir de charbon avec séquestration.
Deux différences notables :
- le scénario n'envisage pas l'utilisation de l'électricité comme source de chaleur directement dans l'eau du chauffage central (qui sera la méthode la moins onéreuse pour se chauffer si l'électricité est produite au meilleur coût et vendue à son prix de revient)
- ce scénario n'aborde pas la question des coûts de production et d'utilisation ; mais, à part ce qui est dit à l'alinéa précédent, les solutions qu'il retient sont celles qui coûtent le moins cher.


Les scénarios présentés dans "Trop de pétrole !" - le Seuil 

En rédigeant "Trop de pétrole !", je me suis rendu compte que l'objectif de division par trois en trente ans est très ambitieux. C'est pourquoi j'ai préféré parler d'une division par deux ou trois en trente ou quarante ans. Car l'important n'est pas de se donner un objectif rigide mais de bien indiquer la direction dans laquelle il faut s'orienter.
Par ailleurs, il faut tenir compte de l'incertitude sur la disponibilité de biomasse et sur la façon dont la consommation réagira à l'augmentation du prix de l'énergie fossile à la consommation finale. Il y a également une incertitude sur la capacité nucléaire que la France acceptera.
"Trop de pétrole !" présente donc
- deux jeux d'hypothèses sur la consommation : ou bien cette consommation est à peu près constante, ou bien elle diminue de 10 %
- deux jeux d'hypothèses sur la disponibilité de biomasse : 50 Mtep thermiques (l'hypothèse retenue ici est 57 Mtep) ou 35 Mtep thermiques.
       et dresse trois tableaux de ressources et d'emplois : l'un, comme  ici, conduit à une augmentation de la capacité nucléaire de 80 % et à une division des émissions par trois( par habitant) ; les deux autres supposent que la capacité nucléaire augmente de 50 % et conduisent à une diminution des émissions de 50 % environ.


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     Trois - au moins- de nos conclusions ne font pas consensus :

     - l'augmentation de la capacité nucléaire.

Mais ceux qui voudraient "sortir du nucléaire" (une position cohérente) et ceux qui acceptent le nucléaire sans vouloir l'augmenter (position non cohérente) ne nous disent pas quel devrait être le prix de l'énergie.

      - Et l'électricité éolienne, absente du scénario ? On peut lire pourquoi ici . Sauf démonstration contraire, si l'électricité nucléaire est acceptée, programmer au delà de 8 ans des éoliennes, c'est programmer davantage d'émissions de gaz à effet de serre que sans éoliennes.

      - Est-il vraiment de l'intérêt de la France d'agir si elle est seule ? Ou encore : après un procès à charge et à décharge, les effets de cette politique, hors l'effet de serre, sont-ils favorables ou défavorables ?

Ce scénario ne dit pas ce qu'il faut faire : il montre dans quel sens aller, les coûts et les avantages.
Il ne dit pas non plus ce qui va se faire ; il montre une possibilité : la réalité sera donc meilleure 



Pour le débat, les 
   "notes brèves sur des points controversés"
 


Seulement 1% du PIB dans 30 ans,  0,03 % par an ?? 
A voir !

 

     Les conclusions qui font en général consensus
 

- la stabilisation de la consommation au niveau actuel
- le recours à la biomasse, bois, déchets organiques
- le rôle indispensable du biocarburant de seconde génération
- les véhicules bi-énergie (électricité et carburant liquide)
- le développement des réseaux de chaleur
- une modification de l'urbanisme
- le développement du transport par fer et par canaux
- la séquestration du gaz carbonique - en sachant qu'il faudra se donner le temps de vérifier l'étanchéité des sites de stockage
- dans les trente ans à venir, l'hydrogène, extrêmement coûteux, n'a pas sa place
- un impôt sur l'énergie - notre scénario permet de donner une évaluation, non de l'impôt, mais du prix de l'énergie finale.

La France, agir seule ?? Allons, soyons sérieux !
Seulement 1 cme € par litre et par an, par rapport à un prix de 1,1 €/l ?? A voir !
La France y a intérêt
et le monde attend qu'elle agisse, même seule

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L'essentiel des débats, à mon avis
                                    Voir aussi une liste des questions en débat en 2007

Pour fortement diminuer nos émissions, toutes les mesures suggérées par le scénario, sauf celle qui porte sur la production nucléaire, font l'objet d'un large accord de ceux qui réfléchissent à la façon de beaucoup diminuer nos émissions - notamment : économies d'énergie, biomasse, utilisation de la chaleur solaire avec des pompes à chaleur, urbanisme économe, réseaux de chaleur, voiture bi-énergie,  impôt sur l'énergie fossile.

Un point en débat : la place du nucléaire. Il est facile de s'accorder néanmoins pour calculer que,  à consommation égale et sans séquestration de gaz carbonique, moins de nucléaire, c'est plus d'émissions de gaz carbonique.

La différence entre les émissions de notre scénario et celles de l'évolution tendancielle de la DGEMP (la différence est d'environ 100 Mt de carbone), c'est à dire l'efficacité de notre scénario,  repose pour 40 % sur des économies d'énergie, pour  un quart sur la biomasse et pour  un quart sur le nucléaire. Ce sont les trois piliers de notre scénario - et 10 % pour le reste.

La question critique est donc aujourd'hui : pense-t-on que les électeurs sont ou seront d'accord pour accepter un impôt calculé pour augmenter progressivement le prix du gaz, du fioul et du carburant, sachant que le produit de cette hausse sera restitué aux ménages  soit sous forme de subventions soit par un allègement d'autres impôts ? Il ne faudrait pas se cacher pourtant  que cet impôt diminuera le pouvoir d'achat des ménages disponible pour autre chose que l'énergie. Voir ici
 

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     Questions ouvertes

De telles perspectives de changement suscitent évidemment de nombreuses questions.
Une bonne partie des réponses viendra d'elle-même si l'Etat engage une politique progressive  qui pourra être ajustée en fonction du progrès des connaissances et de l'évolution de la situation.
 
                                      Voir aussi une liste des questions en débat en 2007

- l'effet macroéconomique d'une telle variation du prix de l'énergie : il faudrait adapter les modèles d'équilibre économique général.
- comme l'augmentation du prix de l'énergie finale indiquée dans le scénario ne peut pas être brutale, dans une longue période transotoire, il faudra une réglementation. Laquelle ? Quels seront les coûts sous-jacents ? Nous faisons des propositions.
- les capacités industrielles de la France seraient-elles suffisantes pour mener de front tous les changements ? A quel rythme ces changements pourront-ils se faire ?
- la place des cultures énergétiques telle qu'indiquée dans le scénario n'est-elle pas excessive ; faut-il tenir compte des besoins de l'humanité en produits alimentaires ? Comment ?
- la fourniture d'énergie sera révolutionnée : il ne s'agira plus de fournir du gaz ou de l'électricité, ou du fioul ou du bois, mais de l'énergie, notamment de l'énergie de chauffage selon les modalités les plus efficaces selon la période, selon les possibilités de chaque utilisateur
- la place de la séquestration du gaz carbonique, son coût et les possibilités techniques.
- le coût de production industrielle de biocarburant (par gazéification et synthèse et par voie biologique) n'est pas connu, faute d'expérience. Des études sont en cours

- comme le résultat économique des entreprises productrices d'énergie, notamment d'électricité, dépendront énormément de décisions publiques, et comme les investissements sont de très long terme, comment susciter les investissements nécessaires ? Nous faisons des propositions.
- la production de biocarburant (ou de biofioul) se fera dans de grosses unités industrielles ; la biomasse sera sans doute concentrée près du lieu de production (sous forme de "jus") - des études sont en cours.
- comment faire accepter non seulement l'augmentation de la capaicté nucléaire, mais l'augmentation du prix de l'énergie ? Comment convaincre ?
- comment mener une réflexion au niveau européen, avec d'autres pays et la Commission européenne ?
- ...

Toutes ces questions et bien d'autres sont abordée dans "Trop de pétrole !"  (le Seuil, janvier 2007)

Toute observation est bienvenue
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Les premières décisions 
 



S'il est vrai que cela n'intéresse pas 
comment convaincre ?
 Quelques liens

    Des sites administratifs

- Un site très riche en données sur l'énergie, au ministère de l'industrie

- Le site de la Mission interministérielle d'étude du climat, la MIES

- Le site du GIEC, groupe intergouvernemental d'étude du climat (ou, en anglais, ICCP) : on y trouve les documents en français.

- Le site de la Direction générale de l'énergie du ministère de l'économie ; voir en particulier le scénario tendanciel en 2030  que nous avons recopié sur ce site.

  
    Quelques sites d'associations ou personnels

- Le site de "Sauvons le climat"  : des documents, un scénario, un manifeste pour diminuer les émissions, des conseils pratiques : calculez vos émissions et voyez quelles sont les possibiltiés de les diminuer
-
Un site très bien documenté  : manicore 
- Le site de l'association Negawatt  : un scénario de sortie du nucléaire.
 

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Dossiers

Textes présentant  le scénario

- Les trois articles suivants se ressemblent

un article paru dans le numéro de La revue de l'Energie daté de février 2004, paru début avril 2004
        Il est publié ici avec l'aimable autorisation de la revue.

un article paru dans la revue Réalités industrielles datée d'août 2003, et paru en octobre 2003
       cet article présente une première version du scénario de division par trois des émissions avec un tableau croisé des ressources et des utilisations. Il introduit notamment l'idée de véhicules sur route bi-énergie, électricité et biocarburant, et confirme la place de la biomasse ; il propose une méthode pour prévoir le prix de l'énergie. Il a fait l'objet de remarques pertinentes (de l'association Négawatt notamment) concernant la chaleur, trop exclusivement assurée par l'électricité, remarques dont les versions suivantes du scénario ont tenu compte. Le tableau modifié des ressources et de emplois est présenté dans la note synthétique. Il est publié ici avec l'aimable autorisation des Annales des mines.

un article paru dans le numéro de la revue Esprit  daté d'août-septembre 2003
      cet article a été rédigé en mai 2003. Il montre que la lutte contre l'effet de serre n'a rien à voir avec la perspective d'épuisement du carbone fossile (**) ;  il met  l'accent sur les aspects stratégiques (l'effort de la France est inutile et nécessaire) ; il montre pourquoi la position à l'égard du nucléaire peut légitimement être un refus total mais certainement pas une position mitigée du genre "moins de nucléaire" ;  il distingue les différentes formes d'énergie selon leur contribution réelle à la lutte contre l'effet de serre et montre les possibilités de production de biomasse. Il est publié ici avec l'aimable autorisation de la revue Esprit.

voyez aussi la revue Esprit de février 2007 : un article écrit par Henri Prévot à la suite d'un cycle de réunions d'un groupe de réflexion et un entretien avec Jean-Pierre Dupuy, philosophe, qui se consacre à la philosophie morale et en particulier aux relations entre l'économie et l'éthique, à la relation que les sociétés humaines entretiennent avec la perspective de catastrophe. Sur ces questions d'effet de serre, peser la catastrophe climatique au regard des risques du nucléaire est, au fond, une question de philosophie morale. Ce site n'a pas pour objectif de donner la bonne réponse ; il veut apporter des éléments techniques et économiques et une analyse rationnelle  pour aider à la décision car donner à un problème de société une réponse fondée sur des éléments techniques non valides... ne vaut pas.
 

- Sur le chauffage  : une étude du Conseil général des Ponts et chaussées

- Sur les réseaux de chaleur : un rapport remis au ministre de l'industrie

- Sur le prix de l'électricité : un rapport remis au ministre de l'industrie.

- Sur les biocarburants : un rapport remis au ministre de l'industrie

- Sur les transports : un rapport du conseil général des ponts

 


comment donc convaincre ??

Toute observation est bienvenue

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La France, l'Europe, le monde  


Résumé de la feuille : "la France, l'Europe, le monde"

- Pour une politique européenne et mondiale, au-delà des raisonnements macroéconomiques, raisonner sur des scénarios pratiques qui présentent des situations concrètes
           On mobilisra les populations non pas sur des taux de croissance de PIB mais sur une vision concrète des changements attendus. Les modèles macro économiques ne suffisent pas. Faisons donc des scénarios concrets et pratiques et disons à chacun combien cela lui coutera et les avantages qu'il en retirera.

- Dans l'Union européenne, les effets pervers du marché de permis d’émission de gaz carbonique
        C'est une prime à la délocalisation ; on ne sait pas qui prend les décisions ; le cours qui sortira du marché sera très inférieur à ce qu'il faut pour réduire les émissions ; il sera donc trompeur et démobilisateur.

- Le monde a deux ou trois fois trop de carbone fossile accessible
        Il nous faut changer radicalement notre raisonnement ; le marché sait gérer les pénuries non la surabondance ; la situation est donc grave car il y a surabondance.

- Que veut dire "le coût du carbone", une notion sans consistance substantielle ?
        Le coût du carbone dépend des quotas attribués, du prix du pétrole, des délocalisations vers des pays non soumis à quotas, de l'efficacité du contrôle des émissions etc. On s'étonne de la faveur dont bénéficie cette notion inconsistante.

- Questions sur les mécanismes de Kyoto : "Kyoto 2" ou "après-Kyoto" ?
        Kyoto reste à la surface des choses. La voie des quotas nationaux est-elle praticable dès lors que l'on voudra entrer sérieusement dans le problème ; qui fera respecter des quotas réellement contraignants ? Si, même en prenant de suite les décisions qui auront un fort impact sur les émissions d'ici trente ans,  nos propres émissions ne peuvent pas diminuer d'ici quinze ans, cela aurait-il un sens de s'engager sur les volumes d'émission ? Ne faudrait-il pas plutôt s'engager sur des politiques et mesures à décider de suite ?

 - Des coopérations renforcées au sein de l'Union européenne pour lutter contre le changement climatique. Mieux : des coopérations structurées, telles que celles que le projet de traité constitutionnel avait prévues pour les investissements liés à la sécurité du pays.

- Pour des coopérations stratégiques de grande portée, entre l’Union européenne et l’Inde, la Chine ou le Brésil
      A partir des données réunies pour le cas français et d'extrapolations (peu-être hardie) il est possible d'évaluer, en gros, les ordres de grandeur en cause : quelles dépenses engager pour que les émissions de gaz carbonique de l'Inde ou de la Chine ou du Brésil soient en ligne avec l'objectif de division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre ? Il s'agit de quelques centaines de millards d'euros par an. Ce pourrait être le support de splendides coopérations stratégiques à long terme.

- Au motif de donner l'exemple, faut-il renoncer à certains moyens dont la mise en oeuvre ne peut être que limitée à quelques pays ? 
        Aussi étonnante que soit cette question, il faut y répondre puisque on entend fréquemment cette remarque. Pourtant, toute tonne de gaz carbonique qui n'est pas émise bénéficie à tout le monde ! Que chacun utilise donc au mieux ses compétences et ses possibilités !

Voyez donc tous ces points présentés et commentés ici.
 

 
 
 


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Avertissement

1- Les réflexions menées sur cette page portent sur le long terme : 30 ou 40 ans. Le scénario qu'elles proposent, les investissements et les changements dans le mode de consommation d'énergie qu'il implique ne dépendent donc pas de la conjoncture.
Seul le montant d'une "taxe climat" dépendrait de la conjoncture.

2- Ce site ne prétend pas dire ce qu'il faut faire. Il s'efforce de réunir les conditions propices à un débat de bonne qualité. Il indique ce qui nous paraît certain et ce qui est incertain. Il présente des options très contrastées pour que le lecteur puisse faire lui-même son propre scénario.

3- Il peut y avoir des erreurs sur ce site ; merci au lecteur de me les signaler.

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Remerciements

Chacun se doute que les informations réunies sur ce site viennent des meilleures sources et que les analyses, qui restent de la responsabilité de l'auteur de ce site, sont issues de longues et fréquentes discussions.

Je voudrais remercier en particulier les personnes qui ont bien voulu participer à un groupe de travail qui a permis d'élaborer le scénario présenté ici, dans le deuxième semestre 2003 et toutes celles qui, depuis, m'ont fait part de leurs remarques, voire de leurs critiques - je pense notamment aux observations d'associations comme Négawatt et aux appels à la prudence d'économistes, dont on trouvera la trace sur le site.

Pour faire progresser les idées, il faut aussi pouvoir les diffuser. La Revue Esprit fut la première à accueillir des réflexions encore peu souvent formulées (le monde a trop de carbone fossile etc.) ; M.L. Lévy, rédacteur en chef des Annales des mines, m'a fortement encouragé à rédiger une première version de ce scénario de division par trois (numéro d'août 2003 de Réalités industrielles) ; une version affinée de ce scénario a été diffusée dans le numéro de février 2004 de la Revue de l'Energie et Thierry Gaudin m'a offert l'hospitalité de son site prospective 2100, que je vous invite à consulter.

Qu'ils soient tous remerciés.
 

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Ce groupe de travail était formé de personnes venant des ministères de l'économie, de l'industrie, de l'agriculture, de l'équipement, de l'environnement, du Commissariat général du Plan et d'établissements publics d'études ou de recherche.
 


 
 

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"Ce n'est pas le premier souci !" 
- Alors comment convaincre ?
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Cinq bonnes surprises
1cme d'€ par an ?? Il faudrait encore le démontrer !

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La France, l'Europe, le monde : trop de fossile, après Kyoto, a/s quotas etc.
réflexions sur la fiscalité de l'énergie
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