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Système technique agraire
médiéval (11°-13°->18°
siècles)
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Système technique du machinisme industriel
(18°-20° siècles)
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Système technique cognitif (21°-22°
siècles) :
la dématérialisation de la technique
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Les matériaux
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Le bois, la pierre, le fer. Le fer était un
matériau surtout militaire (les épées
et les armures). Après le départ des croisades
(1096), il diffuse dans l'agriculture (pelles pioches,
râteaux, herses, faux). Le soc de charrue en fer
permet les grands défrichements.
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L'acier (pour toute la mécanique), puis le
béton (symbole des grandes villes), le cuivre (pour
l'électricité et la plomberie), le caoutchouc
(pour les pneumatiques), puis l'aluminium (pour
l'aéronautique). La puissance se mesure en millions
de tonnes d'acier, de charbon ou de pétrole.
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Eclosion de diversité des matériaux.
Plusieurs milliers de variétés de
polymères, élastomères, colles..,
prennent toutes les formes imaginables : des fils pour les
armatures (kevlar, carbone), des fibres pour le textile
(polyester), des membranes pour les structures gonflables
(mylar), des mousses pour les rembourrages de matelas,
sièges.., l'isolation des
cloisons..(polyuréthane). On peut presque composer
des polymères sur mesure, capables de répondre
à un cahier des charges
prédéterminé. Alliages,
céramiques, composites, verres multiplient encore les
possibilités d'adaptation de la matière.
D'où, pour le fabricant, un hyperchoix des
matériaux, et la nécessité d'utiliser
des bases de données et les méthodes de
l'"analyse de la valeur" pour s'y retrouver.
Allégement général des
matériaux, dans tous les domaines.
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L'Energie
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Traction animale (collier d'attelage). Le moulin
à eau, connu depuis les Romains comme outil de
meunerie, est utilisé pour couper le bois, actionner
des soufflets de forge, fouler le drap... C'est une
pré-industrialisation, expérimentée et
diffusée par les monastères
cisterciens.
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La machine à vapeur (pour les trains et la
force motrice des usines), puis le moteur à explosion
(pour l'automobile) et les réacteurs (pour
l'aviation). La source d'énergie est chimique : la
combustion. Le système industriel se
développera jusqu'à épuiser les
gisements de combustibles (charbon, pétrole,
gaz).
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Mise en réseau par
l'électricité et maîtrise de
l'énergie. Le gaspillage d'énergie de la
société industrielle (jusqu'à 7 tonnes
d'équivalent pétrole par habitant et par an,
soit 117 fois le poids d'un humain moyen de 60 Kg) se
ralentit, du fait que les ressources ne sont pas
inépuisables. Les techniques électriques
(micro-ondes, plasmas, courants hachés...) permettent
de délivrer l'énergie en quantité juste
suffisante, là précisément où
l'on en a besoin, dans des conditions moins polluantes
(exemple : automobile électrique ou hybride).
L'électrification, c'est aussi la
disponibilité instantanée, donc le changement,
à échéance d'une
génération, du système technique
domestique : éclairage, réfrigérateur,
machines à laver, robots ménagers..
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La Nature et l'Espèce humaine
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Sélection des semences et des animaux,
inspirées par les premiers manuels d'agronomie
circulant entre les monastères. L'agriculture
décolle du seuil où la récolte est
juste suffisante pour réensemencer, une fois nourris
la population et les animaux. Déboisements dûs
aux défrichements. Le système agraire se
développe jusqu'à saturer le territoire
(1315)
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La vaccination (Pasteur), puis les antibiotiques
(Fleming) font reculer les maladies microbiennes.
L'industrialisation de l'agriculture, de l'élevage,
de la pêche multiplie la productivité et
dépeuple les campagnes. Les risques de la pollution
rendent nécessaires la constitution d'espaces
protégés (parcs naturels) et le
développement de technologies propres.
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La biotechnologie peut intervenir directement sur
les molécules chimiques constituant les êtres
vivants, non seulement les observer et visualiser leurs
formes et leurs composition sur ordinateur, mais aussi les
couper, les greffer, les hybrider. La perspective de
fabriquer des êtres vivants sur commande, doués
de capacités pré-définies, place
l'espèce humaine devant des responsabilités
vitales plus complexes que ce qu'elle a jamais eu à
traiter. Ayant appauvri le patrimoine naturel par
l'industrialisation et la déforestation tropicale,
elle va sans doute devoir, pour compenser, l'enrichir
d'espèces artificielles, capables de constituer entre
elles des écosystèmes stables et complets
(biosphères).
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Les rythmes, structuration du temps
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Le clocher du village sonne les sept heures
canoniales. La vie des champs devient rythmée par les
heures comme l'était déjà la vie des
monastères. Apparition des horloges
mécaniques
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Pour le chronométrage de l'organisation
"scientifique" du travail, l'échelle de temps se
compte en dixièmes de secondes : séparation
des tâches, surveillance, production de
masse.
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L'échelle de temps du microprocesseur se
compte en milliardièmes de secondes, celle de
l'ordinateur optique se comptera en millionième de
milliardième de secondes. La perception humaine reste
au dixième de seconde. L'ordinateur va donc
déjà dix à cent millions de fois plus
vite que le cerveau, auquel il peut imposer ses rythmes. Il
immerge le sujet dans des univers virtuels conçus,
soit pour l'enseignement de savoir faire techniques
(pilotage, chirurgie..) soit pour la fascination (jeux
vidéos..)
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L'espace et les échanges
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Reconstitution des marchés locaux et
régionaux (11°-12° siècles). Le
gouvernail d'étambot à gond (1242) facilite le
développement des navigations marchandes, notamment
dans la baltique : constitution du système
hanséatique (13°) autour de Lübeck, Danzig,
Königsberg...
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Chemins de fer, automobile, aviation : l'espace
rétrécit. On peut relier deux villes du globe
en moins d'une journée. Marché mondial des
grands produits (pétrole, acier, non ferreux,
café, cacao, laine...), des biens d'équipement
(machine outil) et des biens de consommation (automobile,
appareil photo...)
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Après une phase d'implosion urbaine,
reconquête de l'espace habitable, rendue possible par
la généralisation de la
télé-présence (visiophonie..) en temps
réel ou différé, et l'art de constituer
des biosphères autonomes locales. Villes-défis
de l'habitabilité : dans les zones
inhospitalières, sur les mers, dans l'espace
intersidéral... Les échanges concernent, non
plus les produits pondéreux de première
nécessité, mais les créations
techniques ou artistiques, les informations contenues dans
les banques de données, la programmation des
réalisations futures. Les distances ne sont plus
physiques, mais culturelles : la difficulté à
être compris dans une autre langue ou une autre
culture.
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Communication et éducation
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L'information technique circule en latin,
grâce au travail des copistes, dans le réseau
transnational des monastères. L'école de
Charlemagne. Naissance de l'Université critique
(scolastique).
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L'imprimerie : elle a d'abord des
conséquences religieuses (protestantisme), puis
littéraires (âge classique) puis techniques
à partir du 18° siècle
(l'encyclopédie) : diffusion de la culture technique.
Enseignement de masse après 1850.
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La téléphonie : le maillage des
télécommunications construit une sorte de
"cerveau planétaire". Chacun peut être joint
instantanément en tout lieu, par le son ou l'image.
Le nouveau système technique se développe
jusqu'à saturer le mental des humains. Les individus
doivent se protéger de la communication.
L'enseignement de masse est un savoir naviguer dans le
savoir. Il est stimulé par le contact personnel avec
l'enseignant, mais opère dans le champ du patrimoine
culturel stocké dans les mémoires
artificielles (disques laser et autres)
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Territoire social et organisation
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La terre est la base de ressources,
nécessaire à la survie familiale, villageoise,
féodale... Elle est donc l'enjeu des batailles. Objet
de propriété, on la transmet à sa
descendance. La féodalité, caste militaire,
est la protectrice du territoire agricole, autarcique,
garante de sécurité. Pour les échanges,
sont crées des cités marchandes, à
organisation isonomique, d'abord dans la Hanse, puis en
méditerranée (Gènes, Venise)
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L'outil de production (les usines, les machines..),
c'est à dire le Capital, est la base de ressources.
La survie est assurée par le fonctionnement de la
production, de ses approvisionnements et de ses
débouchés. Ce territoire là est
instable. Il faut s'activer pour le conserver.
L'état-nation préserve la
sécurité économique et sociale ;
l'entreprise prend les risques. Début de
séparation des pouvoirs.
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La base de ressource qui permet la survie est un
savoir-faire personnel. Il peut aussi bien concerner une
technique de pointe sophistiquée ou au contraire
rejoindre les connaissances ancestrales, telles que l'art de
survivre dans les glaces ou dans le désert. On met
plusieurs années à l'acquérir, il
risque constamment d'être déclassé et,
à la différence du patrimoine ancien, il ne
peut être transmis sans travail. La richesse est
intérieure. La propriété intellectuelle
est un des statuts juridiques possibles de ce nouveau
patrimoine. Les organisations de protection deviennent
planétaires, avec séparation des trois
pouvoirs (judiciaire, législatif et exécutif).
La notion d'entreprise est étendue aux organisations
à but autre que lucratif, mais quand même
obligées d'équilibrer leurs ressources et
leurs dépenses. Elles sont porteuses d'explorations
et de créations.
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